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ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love.

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MessageSujet: ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love. Mer 26 Déc - 15:35




“PETER & OLIVIA„
It's a small crime and I've got no excuse.

Il y avait des jours avec et des jours sans... et puis il y avait ses foutus jours où on se réveillait heureux, comblé et où on ne trouvait rien de mieux à faire que de se pourrir soit même la vie en prenant la décision de révéler ses plus noirs secrets. A croire que j'étais déterminé à détruire mon propre bonheur. Ou justement, parce que je n'avais que trop conscience que ce bonheur ne serait pas parfait tant qu'il y aurait l'ombre de ce secret sur nos têtes. Je savais ce que je voulais. Je savais que je voulais Olivia et que j'allais tout faire pour la garder, maintenant qu'elle nous accordait le droit d'être ensemble. Il allait juste falloir que je lui révèle ça sans la perdre définitivement au passage.

« Fils. », je levais les yeux vers Walter. L'homme travaillait depuis des heures sur un ambitieux et incompréhensible projet d'expérience qui lui était venue en tête durant la nuit. J'avais seulement réussi à obtenir de sa part qu'il n'utilise aucun étudiant comme cobaye et je tentais depuis - avec l'aide précieuse d'Astrid - de maintenir un minimum de sécurité pour les personnes - et les animaux - présents dans le laboratoire. Ne pas avoir d'enquête en cours était finalement bien plus désastreux que de se retrouver face à un cas étrange d'homicide. Au moins, avec un cadavre sur les bras, Walter était gérable. Sans parler de la frustration que nous éprouvions tous à ne pas voir les choses avancées concernant la guerre inter-mondes. Walter avait cette tête. Celle qu'il avait toujours lorsqu'il était extrêmement lucide sur son environnement. J'avais constaté à force de discussion qu'il y avait deux sortes de Walter, tout aussi brillant l'un que l'autre. Il y avait celui de tous les jours, le Walter gamin, amoindrie par la petite opération qu'il avait subi et ravagé par des années d'enfermement. Ce Walter-là, aussi ingérable soit-il était un vrai gamin, inconscient de tout au possible, dangereux pour les autres et pour lui-même, mais tellement innocent... Ce Walter était celui que j'avais récupéré et sur lequel je devais veiller au quotidien. Et puis il y avait l'autre, celui qui me faisait face, trop intelligent, trop sûr de lui, trop lucide sur tout. C'était presque comme s'il pouvait lire vos pensées, deviner vos actes avant que vous ne les fassiez et aussi sûrement que je détestais être lu aussi facilement, j'avais tendance à détester les interventions de ce Walter qui n'avait aucunement besoin de son fils pour veiller sur lui... à moins qu'il soit - justement - celui qu'il fallait le plus surveiller... « Tu sembles ailleurs », dit-il, plus une affirmation sans appel qu'une véritable déduction peu certaine. « Tu veux... en parler ? » Il sembla tout d'un coup mal à l'aise et je réalisais que le chemin serait encore long pour que les discussions personnelles et sérieuses soient totalement naturelles entre nous. « Je ne sais pas trop. », avouais-je en douceur. Walter s'installa sur une chaise en face de moi et croisa les bras sur le plan de travail. « J'ai l'impression que tu devrais. »

Je soupirais, maugréant intérieurement contre la brillance de mon père à ce moment-là. « Je croyais qu'avouer à Olivia la présence de l'autre tentatrice effacerait ce regard triste et plein de remords. D'autant qu'elle a accepté et que tout semble aller entre vous. » Je lui souris, brièvement, baissant les yeux, toujours plus coupable. « C'est qu'il... Sa présence n'est pas la seule... chose. Il y a... plus... Et j'aimerais tellement que tout cela soit faux... » Bon sang, si c'était aussi dur de l'avouer à Walter, comment parviendrais-je à le dire à la femme dont je craignais la réaction, plus que je ne craignais la mort elle-même ? D'autant que j'imaginais sans mal la réaction qu'il pourrait avoir et que ça ne serait rien comparé à celle d'Olivia... même si elle serait très certainement moins expressive dans sa gestion de la nouvelle. Prenant ma tête entre mes mains, les coudes posés sur le plan de travail, je grognais de frustration, cherchant le meilleur moyen de le dire, puis optait pour la méthode du pansement. Prendre une grande inspiration, tirer vite et fort en priant pour que cela ralentisse la douleur et ne plus bouger en attendant que la vague passe. Je me redressais donc, plongeant mon regard que je voulais tout sauf désespéré - un échec, je pense - en prenant une grande inspiration. « Bolivia est enceinte et le bébé est de moi. », dis-je très vite, comme si les mots me brûlaient les lèvres et que les faire sortir au plus vite était le seul moyen d'éteindre le feu. Le monde entier sembla se figer pendant une seconde. Walter resta interdit, bouche ouverte, regard vide, Gene avait arrêté de gratter le sol et les oiseaux semblèrent avoir cessé de chanter, tout comme les étudiants s'étaient tut. Une seconde... ou une demi-seconde peut-être... une éternité en tout cas pour moi, pendant laquelle aucun son, aucun mouvement ne perça mes tympans ou ma vue.

Puis le silence fut brisé, aussi sûrement qu'un objet en verre explosa en rencontrant le sol. Je me tendis comme un arc alors qu'un frisson remonta le long de mon échine et que j'osais poser les yeux sur Walter. Il m'avait quitté des yeux pour regarder derrière moi, surpris tout autant que moi par la présence. Je vis à son air désolé qu'il ne s'agissait pas d'Astrid et j'eus peu de mal à deviner, avant de me retourner pour la regarder, désespéré.



Dernière édition par Peter Bishop le Jeu 3 Jan - 22:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love. Jeu 3 Jan - 10:44

Peter
« No one can find the rewind button, girl.
So cradle your head in your hands
And breathe... just breathe »

"Bolivia est enceinte et le bébé est de moi." L'air me manque, le sol se dérobe sous mes pieds. C'en est trop, trop pour une journée, pour une matinée même. Ma prise sur le chambranle se fait plus ferme, mes phalanges blanchissent sous la force de mon geste, et l'espace d'un instant c'est tout ce qui me retient de ne pas tourner les talons et fuir. Disparaître. Emmener avec moi le trésor que je venais de découvrir et fuir au loin... Si loin. L'énergie dans l'air crépite, le cortexiphan synthétisé par le Secrétaire que je m'étais injectée pour revenir trouvant enfin un exutoire, la crainte et la présence de Peter favorisant l'expression de capacités que je ne pourrais jamais contrôler. L'air craque de plus belle, l'atmosphère se fait plus lourde et j'entrevois à peine Walter avancer de quelques pas comme s'il lui revenait de canaliser la bombe à retardement que j'étais soudainement devenue. Un pas. Deux pas. Au troisième, alors qu'il avait déjà fait le tour de la table je remarquais son mouvement et reculais à mon tour, acculée contre le bois de la porte d'entrée, une ampoule éclatant au dessus d'eux. J'étais déboussolée par ce que je venais d'entendre, le scintillement dont Peter était l'objet m'en informait clairement et je n'avais pas le temps ni l'envie de leur expliquer pourquoi cette réaction démesurée. Non. L'éclat de l'ampoule m'offrit la distraction dont j'avais besoin et lorsqu'il posèrent de nouveau le regard là où je me tenais quelques instants plus tôt, il ne trouvèrent qu'un battant de porte se refermant sur ma silhouette.

J'avais besoin d'air. Le papier que j'avais tenu jusqu'alors à la main trônait maintenant chiffonné irrévérencieusement au centre d'une corbeille partiellement pleine, et s'ils m'avaient vu l'y jeter, sans doute comprendraient-ils un peu mieux. Sans doute seraient-ils aussi désarçonnés que moi, même s'ils ne sont qu'en partie impliqué dans mon dilemme... Peut-être s'en moqueraient-ils, se concentrant sur celle qui avait une longueur d'avance sur toute mon existence depuis si longtemps... Je m'amusais presque de n'avoir pu me douter plus tôt que cela risquait d'arriver. Que c'était la raison pour laquelle elle devait se trouver à l'hôpital lorsque je l'ai débusquée.. De nombreuses pièces jusque là incompréhensibles se faisaient plus claires, maintenant. Les éléments du puzzle s'emboîtant l'un dans l'autre pour révéler l'image globale de ce qu'était devenue ma vie. Olivia ? Je n'entendais pas Astrid alors que je la croisais dans le couoloir, le regard de l'agent posé sur la lumière ambiante vacillant comme si victime d'un mauvais contact. Je me contentais d'avancer, imperméable à tout ce qui pouvait m'atteindre de l'extérieur, les mots de Peter résonnant à mon esprit et provoquant la chute de larmes silencieuses que je ne pouvais me soucier à effacer.

Fils... Walter tenait à la main le document que l'agent avait abandonné derrière elle alors que Peter semblait en proie à un dilemme: la suivre et lui parler ou bien lui laisser son espace et lui expliquer lorsqu'il aurait les idées claires. Le vieil homme détenait cependant une pièce du puzzle qu'il était primordial que son fils ait, même si ce dernier ne semblait pas prêt à écouter son père lui dire pourquoi l'agent du FBI s'était présenté avec ce qui s'avéra être un rapport médical. Astrid revint au labo pour manquer d'être renversée par un Peter bien hâtif, se retournant sous l'élan du jeune homme pour le regarder disparaître dans la direction qu'avait pris Dunham quelques instants plus tôt. Et jusque là, ça aurait pu être normal, jusqu'à ce que Walter ne se rue pas sur le stock de friandises qu'elle avait été chercher... A ça elle devinait que quelque chose de grave s'était passé. L'agent Dunham de l'Autre Côté est enceinte de Peter. L'agent junior posa sa main sur sa bouche, avant de fouiller sa poche et tenter de composer le numéro de son Olivia. Elle savait que si elle désirait se cacher de Peter, rien ne lui serait plus simple et préférait donc prendre les devants en s'assurant que la jeune femme allait bien. Il y a autre chose, Acide... Il lui tendit le document chiffonné et elle le lut à la hâte. Partagée entre la joie et l'horreur, sans penser que Dunham et Peter ne faisaient jamais rien dans la simplicité, elle eut une pensée pour les temps difficiles qui viendraient. Se concentrant à nouveau sur son téléphone, elle tenta à nouveau de joindre la jeune blonde.

Mon téléphone vibra à nouveau dans ma poche mais je m'en moquais. Négligeant de voir qui tentait de me joindre, je mettais fin à l'appel avant de finalement couper l'appareil. Je préférais rester là. Au calme. Seule... J'avais besoin de réfléchir et de me calmer et m'installer sur le banc qui nous était presque dédié tant nous l'utilisions avait semblé être une pas si mal idée sur le moment. Sauf que l'instinct m'en informa autrement. Je n'avais jamais eu besoin de voir pour le savoir proche, talent qui ne lui était toujours pas venu si j'en jugeais par son manque à me remarquer. Je détestais perdre le contrôle et si je ne fuyais pas sa présence maintenant, j'allais exploser. Mais il ne m'en laissa pas le temps... Touchant mon épaule dans un miroir de la scène qui nous avait brisé il y a quelques semaines, je me rétractais, timide de son toucher, peu désireuse d'avoir à l'affronter tout de suite... "Pas maintenant, Peter" Je n'étais pas sans savoir que ça ne serait pas si simple, que jamais il n'abandonnerait si facilement... Mais je pouvais espérer, non? L'espoir devait probablement être la seule chose qui me restait...

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Dernière édition par Olivia Dunham le Mar 12 Fév - 0:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love. Jeu 3 Jan - 22:27




“PETER & OLIVIA„
It's a small crime and I've got no excuse.

C'était une sorte de long cauchemar sans fin. Pas un bon film d'horreur qui vous laisse un sourire sadique à la fin, mais un bon gros navet compilant à lui seul tous les pires clichés possible du monde cauchemardesque... La définition même d'une comédie romantique emplie de drame encore et encore. A la différence près que je n'étais plus très sûr que mon histoire se solderait par un happy end, avec course effréné à travers la ville pour aller embrasser l'âme soeur... Même pas une fin pathétiquement guimauve pour donner un sens à tout ça.

La découvrir là, sur le seuil du laboratoire, me coupa le souffle et m'arracha la coeur de la poitrine, ne laissant qu'une plaie à vif qui me donnait l'impression d'être devenu terriblement mélodramatique au possible. Mon enfer personnel en une seule phrase, un seul regard, une seule réaction. Et alors qu'elle fuyait loin, le plus loin possible de moi sans doute, je restais pantois,.. ou pantin aux fils coupés. Et cela me rappelait une autre situation similaire, où une poupée désarticulée suivait le rythme déglingué d'un fou désincarné. Un pantin sans vie, un homme désespéré par la perte de celle qu'il avait si profondément aimé et une séparation déchirante entre elle - blessée par mon erreur - et moi - incapable de savoir comment répondre à sa douleur -. La voir fuir était pire que tout, parce que je savais que cette fois, elle ne reviendrait pas... probablement pas.

Quelques secondes à peine après la disparition d'Olivia, Walter s'approcha de la porte, ramassant un bout de papier, un truc médical apparemment, alors que moi j'étais toujours là, figé, ce qui inquiéta sans doute mon père qui m'interpella doucement, la voix tremblante... A moins que ça ne soit la feuille qui l'ait poussé à chercher mon attention, ma réaction. Quoi qu'il en soit, je ne lui laissais pas le temps de piper mot supplémentaire. « Plus tard, papa... », dis-je sans réfléchir, signe évident supplémentaire de mon état d'esprit. J'appelais trop peu souvent mon père ainsi pour que chaque « papa » ne soit pas notable. Au moins autant que lorsque Walter parvenait à appeler Astrid ainsi et non par un de ses surnoms incongru de d'ordinaire. Me précipitant par la porte, je manquais de renverser Astrid, la retenant contre moi alors que je pivotais pour la placer côté labo, tandis que je me retrouvais côté couloir. Elle poussa un petit hoquet de surprise en perdant l'équilibre, rétablie uniquement par mes bras protecteurs, puis je la lâchais, la laissant pantoise et probablement ahurie, alors que je filais déjà au point de disparaître au détour d'un couloir.

En toute honnêteté, je ne savais même pas où j'allais, je savais juste que je devais aller par là. Je ne fus pas vraiment étonné de la trouver sur le banc, notre banc. Notre banc... Si la situation n'avait pas été aussi désastreuse, j'aurais pu en rire. Mais elle l'était et je n'avais pas du tout le coeur à rire. Je pris donc le temps de me recomposer un minimum, lui tournant le dos en faisant mine de la chercher, puis quand j'en fus à nouveaux capable, je pivotais à nouveau et posais les yeux sur elle. Elle évitait soigneusement de tourner la tête vers moi, mais je savais qu'elle m'avait senti. Elle m'avait toujours senti approcher. Poser ma main sur son épaule ne servit aucunement à lui signaler ma présence, elle me savait déjà là. Elle s'y déroba, comme la dernière fois. « Pas maintenant, Peter. » Je soupirais doucement, pas vraiment étonné et passais devant elle pour pouvoir aller m'asseoir à ses côtés.

Pendant un temps - une éternité - je ne prononçais mot. Trop incapable, trop désireux de lui laisser le temps de se rassembler, trop craintif à l'idée de me confronter à un mur impénétrable... je finis par me pencher, posant mes coudes sur mes genoux, agrippant ma crinière en soupirant. Je m'en voulais. Tellement. Si seulement elle pouvait s'en rendre compte. « Tu crois vraiment que j'ai voulu ça, Olivia ? Tu crois que ça... me plaît ou m'amuse ? Que je ne suis pas totalement paumé ? » Je me redressais, me tournant brutalement vers elle. Elle ne voulait pas d'excuses, pas d'explications, très bien. Mais moi aussi j'avais le droit de vider mon sac. Je n'avais pas voulu qu'elle s'éloigne. Qu'elle apprenne à vivre avec le fait que j'avais besoin qu'elle m'entende. « J'ai fait une erreur, la pire de toutes. Combien de temps encore je vais devoir en payer le prix ? » Comme si avoir manqué de te perdre n'était pas une punition suffisante. Je rageais, mais me contenait. « Ne me demande pas de me taire. Ne me demande plus de me taire, Olivia. » Je me levais, incapable de rester assis et soupirais, ajoutant plus doucement : « J'avais promis. Ne plus te blesser, passer le restant de mes jours à réparer mes torts, à te mériter. Il faut croire que le vieux Peter faisant connerie sur connerie n'est pas tout à fait partis. » C'était comme se prendre un mur en étant lancé à pleine vitesse, se fracasser les dents dessus, le traverser en s'écorchant la peau et découvrir qu'il y en a un autre derrière, qu'on atteindra dans la seconde avec la même force et la même stupide délectation. C'était cruel et masochiste. Et étonnamment, cela donna des ailes à l'ancien Peter, qui reprit le dessus, se tournant vers Olivia, la regardant avec un air désolé. Puis sans un mot de plus, je me retournais et prenais la fuite... à nouveau. Marchant loin d'elle, loin du mal que je lisais dans ses yeux, au milieu de tout le reste. J'aurais peut-être dû attendre avant de la confronter, finalement.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love. Mar 12 Fév - 0:20

Peter
« No one can find the rewind button, girl.
So cradle your head in your hands
And breathe... just breathe »

J'avais juste besoin de respirer un peu. M'éloigner d'Harvard. Prendre l'air, espérer retrouver des idées claires et l'esprit aussi aiguisé que d'ordinaire…. Mais ça ne fonctionnait pas. La dernière confrontation de Peter jouait devant mes yeux comme un film technicolor dont je ne saurais me débarrasser des paroles entêtantes, comme une groupie connaissant les moindres lyrics de son groupe favori. Ne jamais oublier… mais savais-je seulement pardonner ? Oublie, pardonne… J'imagine que je le pouvais, au final, parce qu'il y avait tellement plus à toute cette histoire que juste Peter ou elle. Il y avait tellement plus et je ne pouvais pas blâmer le moindre fait sur les épaules d'un homme qui avait été manipulé, si tentante soit l'idée. Alors je restais là, assise sur mon lit, ayant pris mon après-midi sans donner la moindre explication à Broyles avant de finalement préparer un sac. Pourquoi ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais sur le moment cela m'occupait l'esprit et c'était tout ce dont j'avais besoin. Elle, enceinte. De lui. En dépit des circonstances, je ne pouvais que rire nerveusement avant de laisser le son s'étrangler dans ma gorge devant l'ironie des choses… mais il ne savait pas. Je n'avais pas eu la force de le lui dire, ou pas eu la présence d'esprit pour… C'est probablement mieux ainsi, dans le fond. Garder le silence, de toute manière il faudrait encore quelques temps avant que les choses ne soient décelables et d'ici là, j'aurais bien trouvé de quoi lui parler de ce petit détail que j'ai omis de préciser avant de fuir loin du labo.

Du temps.

Curieusement, jetant un oeil sur la valise que je m'étais préparée, j'avais l'impression de ne jamais en avoir assez. La tête me tournait et l'espace d'un instant j'agrippais le bord du lit sur lequel j'étais installée dans l'espoir qu'il cesse soudainement de tanguer. C'est à ce moment là que le téléphone sonna, me laissant espérant qu'il s'agisse de Peter et qu'on pourrait finalement parler. J'avais envie de comprendre, j'étais assez rationnelle pour passer par delà la blessure et simplement être avec lui… J'avais pardonné une fois la bévue, pourquoi ne pourrais-je pas passer outre les conséquences imprévues ? Mais ce n'était pas Peter. Non. Au lieu de quoi, le caller ID me laissait à me demander si Broyles réalisait ce qu'une après-midi de repos signifiait et en dépit de tout, je considérais l'option de ne pas lui répondre… Mais j'étais moi. Dans le fond, appuyer sur la touche verte du cadran restait encore la seule option valable que je méritais de m'offrir… au moins, le boulot me distrairait, tant que je restais loin des Bishops.



Envoyer un autre agent ne pouvait pas marcher indéfiniment. Walter avait probablement dû rendre le junior complètement fou sur le chemin entre la scène de crime et le labo, et Astrid aura eu les mains pleines à gérer à la fois l'inquiétude du noob et l'extravagance de l'aîné. Peter n'était pas sur la scène, non pas que ça aurait dû m'étonner. Si quoi que ce soit, je m'en retrouvais soulagée, même si j'aurais pu faire sans les regards désolés de mon assistante; je n'avais pas besoin qu'on me prenne en pitié, juste qu'ils fassent leur boulot. Et dans le fond, je m'en voulais d'avoir été si virulente avec Walter lorsque ce dernier ne cessait de tenter me parler de quelque chose, comme si sa vie en dépendait. Savait-il ? Avais-je laissé un détail à l'écart ? Je ne savais plus, mais je n'avais sûrement pas envie d'aborder quoi que ce soit avec lui, d'où la raison pour laquelle outre notre rencontre sur la scène, je n'avais pas vu l'équipe jusqu'à présent. Le lendemain. J'en connaissais plusieurs qui trouveraient à redire sur le fait que j'avais passé le restant de l'après-midi et une bonne partie de la nuit à travailler, courant des pistes et accumulant les culs de sac. Astrid dû probablement le remarquer lorsque j'entrais à nouveau dans notre facilité, pâtisserie à la main, comme une offrande de paix envers l'homme que j'avais bien sèchement congédié la veille. Il semblait miteux, timide, comme s'il marchait sur des oeufs autour de moi et souriait sobrement lorsque je lui offrais la gourmandise. Savait-il quelque chose que j'ignorais ? Sa manière de m'observer comme si j'étais une bombe prête à exploser s'imputait-elle réellement sur la façon que j'avais eu de réagir à ce qu'avait dit son fils la veille ? Cela pourrait se comprendre de la part du père, mais de la part d'Astrid ? Le jeune agent ne me lâchait pas d'une semelle, comme si elle cherchait à faciliter la moindre tâche… Savait-elle seulement que je n'étais ni une empotée, ni une enfant ? Mon instinct me soufflait que quelque chose ne tournait pas rond, mais j'étais têtue assez pour faire comme si de rien n'était, de crainte d'avoir raison sur le pourquoi de l'attitude de l'équipe.

ASTRID - Olivia ?

Je n'avais pas entendu le téléphone sonner, l'esprit cotonneux perdu dans les méandres d'une vérité que je me refusais à accepter. J'étais perdue, étouffée dans mes songes sans vraiment avoir la moindre option de sortie. Quelque chose se passait, mais je n'avais pas la concentration nécessaire pour m'interroger. Walter m'approcha doucement, comme s'il devinait que quelque chose n'allait pas et ce n'est jamais lorsque Astrid allait s'expliquer que je finis par m'écrouler. Le stress. La fatigue. Ma condition. Peut-être une carence en je ne sais quelle vitamine, le tout finit par avoir raison de moi et si Astrid avait de quoi commenter, elle jugerait sûrement que le moment ne pouvait pas plus mal tomber. Ou peut-être était-ce pour le mieux… Parce que si j'avais seulement pu entendre dans quel merdier Peter se trouvait, je pense que je n'aurais pas réfléchi et aurait foncé dans le tas pour faire la peau à quiconque s'imaginait malin assez pour retenir l'homme captif.

© Chieuze





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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love.

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ft Olivia ✘ I'm so sorry, my love.

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