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ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish]

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MessageSujet: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Lun 5 Nov - 1:38




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Son parfum... C'était surtout son parfum qui m'avait attiré. Et son regard carnassier... Ses lèvres, pulpeuse et rehaussé d'un violine intense... Ses courbes affolantes... Sa voix qui appelait à être tut par des baisers fiévreux... Sa bouche ne demandant qu'à être saisie... Ses formes à être chéries... J'étais un soldat, célibataire et en pleine force de l'âge... Mais j'étais surtout en permission. Une permission de vingt-quatre heures pour Halloween, le jour des morts. Les seuls êtres familiaux qui me restaient en ce bas monde. Orphelin depuis mes vingts ans, engagé dans le corps de Terre depuis l'âge de 18, je n'avais rien. Pas d'amis, pas de familles. Mes permissions se réduisaient généralement à deux trois verres dans un bar quelconque proche de mon ancien chez moi et une longue journée à regarder les gens vivre leur vie... J'avais droit de goûter au plaisir de la chair une fois de temps en temps, non ? Ses lèvres... son parfum... le son de ses soupirs de plaisir... Mouvements coordonnées de deux corps qui se muent l'un dans l'autre... fragrance savante du sexe, mélange du doux parfum d'une femme et de celle virile d'un homme... Danse lascive et perverse... Mélodie intime de l'orgasme...

J'ouvris les yeux d'un coup, à peine perturbé par la lumière du soleil déjà levé qui filtrait entre mes rideaux mal tirés. D'ordinaire, j'étais une vraie marmotte et me réveiller à une heure pareille était un vrai calvaire, mais rêver d'Olivia à califourchon sur moi, prête à me dévorer jusqu'à l'âme avait eu tôt fait de m'éveiller dans tous les sens du terme. Encore une chance que j'ai été seul dans ma chambre alors que je m'éveillais avec un gémissement tout droit sorti du fond de mon drôle de rêve. Que m'était-il arrivé la nuit dernière pour que j'en vienne à rêver ainsi d'elle ?

Fouillant dans ma mémoire, je me souvins que nous étions effectivement la nuit d'Halloween. Pour l'occasion, j'avais revêtu un costume de soldat de la Grande Guerre et j'avais filé dehors, loin de Walter. Il était plutôt du genre insupportable cette nuit précise de l'année - un vrai gamin au déguisement ridicule et prêt à aller quémander un bonbon ou un sort -. Astrid avait eu - une fois n'est pas coutume - la bonté d'âme de m'éviter cela et avait pris sur elle de le conduire auprès des voisins pour la tournée des bonbons. Merci Astrid. Après ça, tout était un peu flou. Avais-je vraiment croisé Olivia dans cette... robe ? Cette fabuleuse et sexy accoutrement à vous damner un saint ? Si oui, pas étonnant que j'en ai rêvé toute la nuit... à moins que...

Alors que j'allais tourner la tête, me demandant finalement si j'étais bien seul dans mon lit, la porte de ma chambre s'ouvrit brutalement. « Peter, je... Oh... Oh pardon ! Je repasserais... » Et la porte se referma aussitôt, alors que je tentais de me lever pour le suivre. « Walter, attend... » C'est alors seulement que je me rendis compte que je ne pouvais pas me lever et ceci pour une raison bien précise : j'étais attaché... menotté même à mon propre lit. C'est quoi ce bordel ??? Okay, pas le langage le plus polie de la terre, mais quand votre père vous trouve à poil et menotté à votre propre lit, la politesse passe largement au second, voir au troisième plan. Je tournais lentement, très lentement la tête de l'autre côté du lit, inquiet à l'idée de ce que j'allais y découvrir. Je sentais bien une présence à mon côté, chaude et tranquille, paisible dans son sommeil et j'avais peur... vraiment peur.

« Olivia. », murmurais-je en posant les yeux sur la blonde qui avait accompagné mon rêve. « Olivia, Olivia... » Grognement désabusé cette fois, emplie d'interrogation. Mon rêve n'en était-il pas un ? Visiblement puisque, une fois de plus, je me retrouvais tout aussi nu qu'elle dans un lit. J'en rougis vraiment cette fois. Pas que la première fois n'eut pas été... torride et mémorable au point d'en rougir, mais là... Je devais avouer que nous avions fait fort... Enfin nous. Le soldat que je pensais être à ce moment-là et la... la quoi au juste, qu'elle incarnait. Avait-elle été aussi impuissante dans la situation que j'en avais moi-même le souvenir ? Ca n'avait pas été moi cette nuit, pas vraiment, comme-ci quelqu'un d'autre avait guidé mes gestes et mes pensées. J'avais été là, sans y être, simple spectateur. Et je devais avouer que c'était une chose effrayante rien que d'y penser. Me tortillant comme je pouvais pour la secouer, je ne cessais de l'appeler, lui demandant d'ouvrir les yeux et - accessoirement - de me détacher de ce foutu barreau de lit auquel elle m'avait emprisonné une bonne partie de la nuit. Okay, dans l'action, se faire mettre en position de faiblesse avait son petit côté érotique. Mais au matin, ça devenait vraiment gênant.



Dernière édition par Peter Bishop le Ven 28 Déc - 20:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mar 6 Nov - 19:22

Peter
« I don't wanna feel like this anymore »

Démone à l'âme humaine, femme par dessus le marché. Ce n'est pas une demie-heure après avoir décidé une traque que je me retrouve à marcher dans les rues de la ville, parcours inconscient alors que je me persuadais qu'une chasse serait le meilleur moyen pour moi de me changer les idées. Un besoin. Une nécessité. Le jeune homme que je croisais au détour des restes d'une soirée ne sembla pas désireux de me contredire là dessus. Danse des hanches, mélodies de la séduction, il ne me fallut pas bien longtemps avant d'avoir cet homme me suivre bien gentiment comme si je représentait la source à laquelle il crevait d'envie de s’abreuver. Mes pas me menèrent vers le lieu que je devinais être la masure de cette pauvre âme, buffet garni de la créature de luxure que je représentais. Son sourire. Il était beau, tout particulièrement lorsque ce dernier vira finalement au rictus de douleur alors que le craquement sonore de l'avant bras que je tordais résonnait à mes oreilles. Passion. Domination. A partir du moment où il était question d'assouvir quelque besoin biologique, je ne m'arrêtais pas sur les apparences. Je prenais le premier intéressé venu et lui en donnait pour son argent. Tension lourde, sous entendus, sourires charmeurs et regards enflammés. La plupart des hommes ne résistaient jamais plus longtemps que 10 secondes, ce qui me rendait tout particulièrement douée. Une seconde nature qui, dans les temps qui couraient, ne laissaient jamais trop longtemps avant de laisser la proie tomber dans mon filet. Il fut un temps où la chasse était plus difficile, les gens plus prudes, mais là il suffisait de sous entendre vouloir prendre son pied et généralement les volontaires tombaient comme des mouches. Il était si proche. Si viril. Puissant dans ses gestes et vocal dans son expression, amant parfait pour une victime qui viendrait à nourrir mes sens comme jamais. Je n'avais jamais à souffrir des proies que je sélectionnais, mais celui-ci allait être particulièrement agréable. Délicieux. Goûtant au sel de sa chair avant même achever mon œuvre, marquant son être au fer brûlant de ma possession....

Il ne lui avait fallu que prononcer mon nom une fois pour que je ne m'éveille, maintenue immobile le temps que je ne contrôle la panique qui m'engourdissait les sens, tâchant de me dire que si sa voix était si faible, si murmurée, c'était parce qu'il sortait du sommeil lui-même et non parce que j'avais tout fait pour le tuer à la tâche cette nuit... Littéralement. La tête me tourne alors que je songe encore aux desseins meurtriers que je réservais à Peter cette nuit, profitant de la passion enflammée pour mettre feu à son être et consumer la vie qui l'habitait. L'amener aux portes de l'extase, quitte à risquer la défaillance cardiaque. Il n'y avait rien eu de romantique. Rien de doucereux, rien de charmant. Ce n'était jamais qu'un jeu du chat et de la souris et je n'étais certainement pas ce dernier. J'étais la prédatrice. J'étais l'agresseur. Et lui ne semblait que trop enjoué à l'idée de me suivre dans des plans que je n'aurais probablement jamais osé suggérer. Que m'était-il donc arrivé ?! Olivia, Olivia... Un mantra. Un appel qui m'engourdissait les sens en provoquant une tension physique que je ne pouvais renier. Il dû probablement le sentir, repérer l'instant lorsque je ne fis plus semblant, lorsque mon esprit n'était plus la proie de l'entre deux mondes et me gardait on ne peut plus alerte et interrogative de l'environnement ambiant: moi, affalée sur le ventre tout contre l'extrémité du matelas de Peter, nue comme un ver, le bas de ses draps coulant dans un amalgame incertain dans le bas de mon dos, couvrant juste ce qu'il fallait au regard de Walter pour m'empêcher de mourir de honte. Mais... Les questions restaient...

Peter ... ? Je restais partagée entre l'effarement et le soulagement, ravie de savoir avoir passé la nuit avec lui plutôt qu'un autre, mais sans pour autant être moins ébahie par le fait que cette nuit ait eu lieu, tout court. Qu'est-ce que ... ? Je me relevais faiblement, ma chevelure blonde drapant devant mon visage alors que je tournais les yeux vers Peter sans pour autant me relever assez pour qu'il puisse m'observe buste dénudé. Je préférais régler cette histoire d'abord, essayer de comprendre pour quoi nous.... pourquoi Peter était enchaîné au lit ! Seigneur... Mon regard fit une avancée progressive du visage de mon amant vers ses bras avant d'enfin finir sur ses poignets, découvrant une chair brûlée et à vif d'avoir été ceinte de métal pendant si longtemps. Peter... Ahurissement, incompréhension, appréhension, inquiétude, gêne, tout cela n'aurait pu culminer autrement qu'avec Walter entrant en trombe dans la pièce, vêtu d'un tablier (apparemment, vêtu uniquement d'un tablier), brandissant une poêle sur laquelle grésillait quelque chose alors qu'il secouait un ustensile qui l'aidait apparemment à cuisiner. Tu aurais dû me dire que tu invitais l'agent Dunham, fils... Heureusement, je n'ai pa... J'interrompais les divagations de l'homme par un "Walter!" brusque et destiné à le sortir de la transe que la vue de nous voir partager un lit semblait avoir provoqué. Qu'est-ce que vous avez fait, Walter ? Si quelque chose de bizarre était supposé se passer par ici, le vieux Bishop n'était rarement étranger à l'affaire. Pour autant que j'en savais, bataillant contre l'envie de me couvrir dans les draps de Peter, me protégeant du regard de son père avant de me souvenir qu'il s'agissait là du meilleur moyen de dévoiler au père ce que le fils pouvait bien involontairement présenter. Seigneur, mais qu'avions-nous donc fait ?! Ce n'est franchement pas drôle, Walter.. Qu'est-ce que vous nous avez fait ?! Ma voix avait l'air d'un grognement feint alors que je trouvais un compromis acceptable qui nous protégeait Peter et moi de l'inspection visuelle du scientifique... même si mon état ne laissait que peu de choses à l'imagination, la nuit ayant certainement laissé sa marque sur l'un et l'autre corps... Mais quand même. Me retrouver quasi nue devant lui était bien la dernière chose que je souhaitais, dans le fond.

Moi ? Mais je n'... J'ignore parfaitement ce que vous v... Il commença à déblatérer sur le fait qu'il avait rien fait, hormis un rêve merveilleux où Halloween devenait réalité, Astrid et lui ayant manqué de se faire dévorer par une paire de zombie affamé alors que sa perspective changeait. Un scénario relativement familier si on gardait à l'esprit les déguisements du duo, et ce que je pouvais rassembler comme fait vis à vis de ma propre expérience de la soirée. A l'écouter, on le croirait sorti tout droit du meilleur trip de LSD de sa vie... Un raclement de gorge se fit entendre et je portais mon attention du père vers le fils, mon regard passant d'accusateur à coupable avant de se mettre à scanner la pièce. Que diable avais-je bien pu faire de ces clés ??

© Chieuze

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mer 7 Nov - 2:01




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Okay, reprenons un peu depuis le début. Je me souvenais être parti de la maison alors qu'Astrid arrivait pour materner Walter. Je me souvenais du bar, de la pin-up au joli prénom, d'avoir tout laissé tomber, la fête, la chasse aux zombies, pour la vile tentatrice qui m'avait fait grimper au rideau. Comment avions-nous rejoint la maison déjà, alors que je ne me croyais pas y habiter ? Ah oui les clés. Je m'étais trompé de paire de clés en sortant et j'avais pris celles de Walter. Celles où notre adresse était lisiblement écrite dessus afin qu'il la donne au chauffeur de taxi ou à quiconque aurait la bonne idée de le ramener s'il se perdait. Pour une fois, mon erreur n'avait pas été inutile. Qui sait où nous aurions atterrit sinon. J'avais donc trouvé la clé dans ma poche et avait rejoint l'adresse en me fichant bien de savoir comment ses clés avaient fini dans ma poche et qui pouvait bien y vivre. Des images de la nuit affluèrent, chaudes... torrides même et un peu douloureuses parfois. Mon avant bras souffrait encore et je ne crains pendant une seconde que le craquement qui raisonnait encore à mes oreilles soient le signe d'une fracture. Je bougeais légèrement le bras, grimaçant. Apparemment, rien de cassé, peut-être simplement foulé et le craquement provenait peut-être uniquement d'un mouvement trop brusque de mon articulation. Enfin on verrait bien... une fois libéré de ses menottes.

Je la sentis se tendre contre moi avant qu'elle ne daigne ouvrir les yeux. C'était inutile pourtant, je compris à sa tension qu'elle était complètement alerte et qu'elle prenait juste un peu de temps pour rassembler ses idées. Il n'était pas vraiment certain - au vu de ma propre impuissance au cours de la nuit - qu'elle ait vraiment eu le désir de se retrouver dans mon lit ce matin. Bien sûr les choses s'arrangeaient et nous nous embrassions plus souvent qu'il ne l'était sans doute permis, mais cela ne voulait pas dire qu'elle était prête à se retrouver à nouveau mêlé à une histoire de sexe... et certainement pas une histoire comme celle de cette nuit. Incapable d'y résister, je pris une seconde pour apprécier le cadre. Olivia nue, contre moi, son flanc touchant le mien, le dos et la nuque totalement exposé à ma vue, les draps rejetés sur son bassin dans un mélange invraisemblable et pourtant si subtilement positionné afin d'offrir la plus aguichante des visions... A croire que la nature même s'évertuait toujours à la rendre plus désirable encore que ce qu'elle n'était déjà au quotidien, dans son plus strict uniforme de parfait agent du FBI. Cette fille aurait ma peau un jour, je le savais pertinemment. Elle avait bien failli l'avoir cette nuit. Je mourrais pour ou par Olivia Dunham. Et même si c'était la plus grande certitude que je n'avais jamais eu sur le sujet, ça restait la plus agréable des fins que je n'avais jamais envisagées. Ça aurait quand même fait tâche que de toutes les morts possibles causées par un agent du FBI, ça soit l'orgasme de trop qui m'ait achevé... Et ils auraient retrouvé mon corps menotté en plus.

Elle ouvrit finalement les yeux, semblant un instant soulagé de constater ma présence. Avait-elle eu peur d'avoir passé cette nuit torride avec quelqu'un d'autre ? Si oui cela voulait dire que tout comme moi, ça n'était pas précisément notre relation qui nous avait conduis l'un vers l'autre, l'un dans l'autre, mais la nature même de ce que nous étions devenus pendant cette nuit. J'étais déguisé en soldat et j'étais devenue soldat. J'avais vu des fées devenir fée, un Superman discutant sécurité et pouvoir magique avec un Batman... En quoi était-elle déguisé au juste, pour avoir apparemment le sexe comme priorité d'action ? Une part de moi préférait ne pas y penser, mais l'homme que j'étais s'imaginait toute sorte de choses et réclamait une réponse. Plus tard, m'intimais-je en me disant qu'il fallait vraiment qu'on bouge avant que Walter ne se décide à revenir. Heureusement, nous n'étions pas mardi. Il aurait été cocasse dans la situation actuelle de le voir revenir nue comme un ver derrière un tablier pour nous reprocher d'avoir été trop... inventif et audible pour le bien de son sommeil. La vision me donna la nausée. Il fallait vraiment qu'on se bouge avant son retour. Et qu'on me vire ses foutues menottes.

Olivia avait l'air d'avoir besoin de remettre ses propres idées en place. Je la vis réticente à soutenir mon regard, puis anxieuse à découvrir mes bras attachés, les marques que les liens avaient laissé... Ça, ça ne faisait pas mal... Enfin si, ça n'était clairement pas agréable, mais ça n'était pas le pire dans la situation. J'aurais vraiment aimé lui dire qu'il fallait vraiment qu'on se lève avant que Walter ne revienne - car il allait revenir à n'en pas douter - mais à peine avais-je ouvert la bouche pour parler que la porte de ma chambre s'ouvrit en grand, dévoilant un Walter - à mon grand désespoir bel et bien vêtu d'un unique tablier - prêt à en découdre avec le fait que je ne lui avais pas annoncé la présence d'Olivia. « Encore aurait-il fallu que je sache qu'elle serait là ! », soupirais-je en laissant ma tête retomber sur l'oreiller, abandonnant l'idée de faire quelque-chose avec ses foutues menottes et m'abandonnant à l'idée que cette journée serait définitivement plus merdique que les autres, malgré le fait qu'Olivia soit étendu dans son plus simple appareil à mes côtés. Celle-ci ne prêta même pas attention à ma réplique - ou fit simplement mine de ne pas l'entendre - et accusa Walter d'être le responsable de tout ça. J'aurais pu y songer aussi, si ma priorité n'avait pas jusqu'alors tenue à toutes autres choses. Walter - être le plus inconscient de la Terre de la notion même de pudeur - se défendit comme il put des accusations sans preuves de l'agent Dunham. Après un soupir au désespoir face à ce duo pas vraiment décidé à faire changer la situation histoire de la rendre un peu moins gênante pour nous tous - enfin pour moi et Olivia - je me raclais la gorge, leur rappelant doucement que j'étais là aussi. Je ne savais définitivement pas ce qui était le pire. L'idée qu'ils aient pu s'imaginer seuls dans ma chambre dans cette tenue ou la vision de nous trois dans la situation présente. Depuis quand ma vie est devenue un film d'horreur constant ?, me demandais-je alors qu'Olivia posait à nouveau les yeux sur moi. « Ne croyez pas que je ne juge pas cette charmante conversation forte intéressante et utile. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas en parler ailleurs que dans ma chambre alors qu'on est tous complètement nu ? » Walter me regarda un instant comme ci j'avais dit la chose la plus absurde du monde, puis il dessina un rond parfait avec sa spatule en penchant trop dangereusement sa poêle pour que mon coeur ne s'emballe pas à l'idée de la graisse sur MON parquet. Heureusement, il rétablit l'équilibre du tout en déblatérant. « Fils. Ne dénigre pas la nudité. Quand tu es sortie de l'utérus maternel, tu n'avais pas plus de vêtements que tu n'en portes aujourd'hui et je t'ai vu nu de nombreuses fois en te faisant prendre le bain... » « Et Dieu merci pour ma santé mentale, j'avais moins de deux ans à l'époque et je n'en garde aucun souvenir. Essaye de préserver ça s'il-te-plait. » « Je ne vois vraiment pas pourquoi tu en fais tout un plat. Mais si tu insistes. Je vais finir de préparer le petit déjeuner. Oh... Agent Dunham, je vais vous faire des pancakes aux myrtilles. Spécialité des Bishop, vous verrez c'est un régal. », assura-t-il en se rapprochant beaucoup trop du lit pour que je me sente à l'aise pendant qu'il lui faisait cette confidence. Je sentis le drap glisser sur mes cuisses alors qu'instinctivement, elle l'attrapait pour se couvrir un peu plus. « Non... non... non... », murmurais-je paniqué en essayant de conserver un maximum de partie dissimuler avec le peu de moyen que j'avais. Forte heureusement, Walter eut la bonne initiative de nous tourner le dos avant que l'ultime honte n'arrive et il referma vite la porte de la chambre, nous laissant seuls à nouveau. Une nouvelle fois, je me laissais complètement échoué dans mon matelas alors que je soupirais de soulagement. « J'ai plus aucun amour propre après ça alors, s'il-te-plait, ne t'attend pas à trouver du plaisir à me voir mettre un quelconque ego de côté pour te supplier de me retirer ses foutues menottes. »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 11 Nov - 20:02

Peter
« I don't wanna feel like this anymore »

L'honneur était sauf. J'avais eu un mouvement de recul, surpris, lorsque Walter s'est avancé vers nous pour je ne sais trop quelle raison. Cela eut effet de paniquer Peter pendant un moment, même si j'étais plus concentrée sur le fait que l'aîné ne voit plus de moi que ce qu'il n'ait déjà aperçu alors que son fils.... bien, il l'avait élevé, non ? C'était un demi mal, ou en tout cas, un embarras inférieur au mien. Mais quand même... Il restait juste un pan de tissu couvrant l'intimité de Peter, pour le reste l'homme était impuissant écartelé sur le lit, alors que je me tenais à part, tenant fermement le drap contre moi comme pour m'assurer que mon côté n'allait pas tomber et offrir à Walter une vue dont il n'avait nullement besoin. Le vieil homme sortit bien vite de la pièce, maugréant en réponse à ce que Peter avait tenté de lui faire comprendre. Le fait de me retrouver une fois encore dans les bras de Peter aurait dû me paniquer. M'envoyer courir, interrompue uniquement par l'arrivée inopinée de Walter. Mais il n'en fut rien... La seule frustration, l'unique inquiétude que j'éprouvais suite à la nuit qui venait de se passer était de savoir comment et pourquoi elle s'était déroulée pour commencer. Ce qui m'avait poussée à penser ces... choses, à ne voir la moindre personne de la soirée comme un potentiel partenaire plutôt qu'en temps que convives invités au même titre que moi.

Le fait que mon dévolu ne se soit jeté sur Peter n'était pas opportun, pour autant: nombres de zombies avaient erré les rues durant la nuit et le seul autre soldat sur lequel je me souvenais avoir flirté s'avérait au final être... un fantôme de la guerre 39-45! Pas très pratique pour ce que j'avais en tête alors. J'ai plus aucun amour propre après ça alors, s'il-te-plait, ne t'attend pas à trouver du plaisir à me voir mettre un quelconque ego de côté pour te supplier de me retirer ses foutues menottes. C'étaient ces paroles, plus qu'autre chose, qui m'avaient extirpées de mes pensées. Walter était sorti, Peter était toujours allongé et je me tenais là perdue dans mes songes et dans le souvenir de ce que j'avais fait. Vécu. Pensé. Cette nuit ne risquait pas de s'effacer de sitôt de ma mémoire, l'un des inconvénients majeurs du fait d'avoir une mémoire eidétique. Peter arborait l'expression de celui qui ne comprenait pas et je ne pouvais pas moi-même lui expliquer le pourquoi du comment mais s'il le demandait j'allais être en mesure de lui faire un récit détaillé de ce qu'il s'était passé cette nuit. De la ligne que nous avions franchie. De la manière que j'avais eu à le traiter comme un coup d'un soir juste bon à me faire grimper aux rideau, à me faire gémir et crier la gloire physique un homme dont j'avais oublié alors le nom. Penser tout cela me fit rougir, gênée, embarrassée, désolée, et c'est avec un air penaud que je scannais la pièce du regard dans l'espoir de trouver ce qui allait bien pouvoir le libérer.

Commence à espérer que cela soit les miennes parce que s'il s'agissait d'un set venant avec ton costume militaire... ... pas sûre que les clés aient été fournies avec. Je préférais taire l'éventualité de ne pas parvenir à le sortir de là et fondait sur un t-shirt plié et déposé non loin avant de m'en vêtir, profitant ainsi de me lever et aller fouiller l'amalgame furieux de nos vêtements, éparpillés aléatoirement au sol de la chambre. D'instinct j'eus envie de demander ce qui avait bien pu se passer ici, mais je taisais ma question: je connaissais parfaitement la réponse. Ha ! Un éclat métallique attira mon attention et en m'accroupissant, je remarquais qu'il s'agissait de la clé que je recherchais, la récupérant avant de me tourner vers Peter et rougir violemment. Comment cela se faisait-il que je pouvais passer deux nuit d'amour avec lui et pourtant toujours être gênée comme une adolescente en découvrant juste à quel point le pan de drap que je lui avais laissé couvrait peu de l’homme dans les bras duquel j’avais passé la nuit? Je me penchais, attrapait le tissu et tirait un peu pour le couvrir de manière plus décente mais non sans laisser traîner mon regard, machinalement, ne réalisant que trop tard qu’il risquait de capter ma curiosité déplacée. Ce n'est que lorsque Peter sembla observer mon observation que je m'asseyais sur le rebord du lit, contre lui, pour m'occuper à libérer la main qui était la plus proche.

Et de une !

A l'autre !

Ce n'est qu'après avoir un instant envisagé passer par dessus Peter pour atteindre son autre main que je ne me rétractais: penchée n'aurait pas permis un appui suffisant et m'installer sur sa taille, alors que nous étions tous les deux toujours dénués de sous vêtements, était tout bonnement hors de question. Sur l'écho d'un soupir de soulagement à la sauce Bishop, témoignant de sa gratitude à pouvoir enfin mouvoir à nouveau son poignet droit, je me levais et faisait le tour du lit pour aller libérer l'autre main. L’emprise du métal lâcha, un craquement froid se fit entendre alors que l’édentation de l’entrave se libérait et d’une main experte je venais à libérer l’homme que j’avais capt… enchaîné toute la nuit. Juste l’espace d’un instant, je trouvais à le plaindre : quoiqu’il se soit emparé de nous cette nuit s’effaça juste au climax de notre ébat, si bien que j’étais évanouie bien avant de considérer libérer mon amant. Perdre conscience. Je pense que ça aurait pu ne durer que quelques minutes, mais considérant l’état de fatigue physique qu’avaient imposés sur nous notre soirée… il devait être logique de se dire que nos corps avaient besoin de plus de repos que ça. Et Peter en avait payé le prix. Le prix de mes instincts les plus bas, du murmure de la passion qu’il éprouvait à mon égard alors que je le séduisais, le coût de la danse sensuelle dont je –cette fois- nous avais rendu victimes. Ne me demande pas pourquoi tu étais attaché, je n’en sais rien. Et si Walter n’y est réellement pour rien, je ne saurais même pas commencer à te dire ce qu’il s’est passé cette nuit. Pourtant c’était simple : nous étions rentrés complètement ivre de l’autre, moi par dessein, lui par séduction. Je préférais ne pas entrer dans les détails et annonçait un mensonge plutôt qu’avoir à faire face à Bishop me réclamant que je lui explique tout. Comment le pouvais-je d’abord ? Je fuyais son regard, sachant qu’il lirait en moi comme il l’avait toujours su et verrait la vérité derrière mes dissimulations. Je préférais poser les yeux sur le dernier poignet libéré, massant la marque violacée d’un doigt en réfléchissant : je l’avais blessé, envers et malgré moi.

Peter, je suis désolée… Je ne comprenais pas pourquoi l’impulsion de rassembler mes affaires et fuir loin ne s’emparait pas de moi, mais… j’étais étrangement à l’aise, si on considérait l’incongru de la situation. Peter profitait de sa liberté de mouvement pour prendre le dessus, comme s’il tentait à rattraper son incapacité à bouger d’il n’y a pas si longtemps. Il était proche. Si proche. Le voir me tenir ainsi me laissait me demander s’il ne craignait pas de me voir fuir, ou bien si c’était juste une attitude machinale et qu’il tentait réellement de rendre les choses plus simples en tentant de les rendre plus « normales ». Me tenir parce qu’il en avait envie, et non parce qu’il désirait ardemment ne pas me voir passer le pas de cette porte et ne plus jamais revenir par ici. Je me levais, tentais de faire un pas mais Peter semblait avoir d’autres plans en tête ; je basculais en arrière, vers lui, et ce n’est qu’une fois allongée sur le dos au beau milieu du matelas que je réalisais quelque chose : j’aurais mieux fait de lui filer ses vêtements, puis le libérer. Ici, séparés tout juste par le t-shirt trop large que je lui avais chipé et le drap qui se retrouvait désormais pliés entre lui et moi, je gardais les yeux rivés sur lui en me demandant s’il comptait prendre revanche au fait d’avoir été retenu pendant si longtemps …

Peter ? Qu’est-ce que tu fais ? Mon souffle était court, ma respiration laborieuse, tout en moi tentait de me distraire du fait que je ne voulais pas fuir Bishop. Avait-il vraiment fallu d’une nuit d’inhibition, de subir les desideratas d’une autre pour réaliser ce que je voulais et ce que je ne désirais pas ? Si ton père revient dire que le petit déjeuner est prêt et nous trouve comme ça… je te tue. Même si dans le fond, être capturée de l’étreinte d’un amant ne pouvait jamais s’avérer pire qu’être découverte nue dans les bras de l’homme en question par le père de ce dernier décidé à cuisiner à moitié dénudé…. Y aurait-il seulement un jour quelque chose de normal, dans ma vie, à partir du moment où Bishop est impliqué ? J’en doutais… Alors j’attendais, de voir ce qu’il voulait me montrer, d’entendre ce qu’il voulait me dire. Tout était suspendu, momentanément et l’espace d’un instant, ne compta que lui et moi. Rien d’autre. Et ce n’était pas mon genre de penser ainsi, mais alors que je laissais glisser un doigt sur sa pommette, dessiner sa joue et reposer sur sa lèvre alors que je réfléchissais, je venais à une unique conclusion : certains changements n’étaient pas nécessairement fait pour me déplaire. Si terrifiants soient-ils au final.

© Chieuze


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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 11 Nov - 22:12




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Les gens normaux n'étaient jamais surpris de la sorte par leur parent à un âge comme le mien. Il faut dire aussi que peu de gens de mon âge vivaient encore avec leurs parents, cela devait faciliter le fait qu'ils ne soient pas pris sur le fait ainsi. Les gens normaux, étaient surpris dans leur adolescence, quand les relations intimes et sexuelles avaient encore quelque-chose de défendue, d'interdit, de secret. Je n'avais pas eu une adolescence normal. J'avais eu peu de petites amies quand je vivais avec ma mère, puis j'étais parti, à l'âge de dix-sept ans, sur le continent Européen, me libérant de tout risque de me retrouver avec une copine en petite tenue - voir sans tenue - et un parent, dans la même maison. C'était peut-être un juste retour des choses que le risque se soient accrue désormais. Je comprenais une nouvelle fois pourquoi je préférais largement me réveiller auprès d'elle dans son appartement, plutôt que dans ma chambre. Nous avions eu de la chance cependant, déjà, de nous retrouver dans une chambre connue. Ça aurait été espérer l'impossible que de nous retrouver chez elle, non ?

Ma phrase, bien qu'ironique à souhait, révélait pourtant la véracité d'au combien mon ego souffrait de cette vérité. Voir Walter nu n'avait plus vraiment rien de choquant. J'avais appris à vivre avec, à l'intégrer dans une routine quelque peu rassurante, à transformer cette vision d'horreur en vision anodine, signe que tout était à sa place dans cette maison. Il était hors de question, cependant, de me demander d'avoir la même impudeur, la même facilitée à me dévoiler dans ce que j'avais de plus intime aux yeux de cet homme avec qui j'avais eu tant de mal à communiquer pendant des années. Mon corps, à défaut de mon esprit, restait un domaine qui était mien et que je pouvais choisir ou non de dévoiler. D'aussi loin que remontaient mes souvenirs, ce Walter, mon père, n'avait jamais eu affaire à mon corps nu. J'étais déjà bien trop grand, quand il m'avait pris dans l'autre monde, pour avoir besoin d'aide pour le bain ou pour m'habiller. Et si cela avait été le cas, ça avait été à mon corps d'enfant et pas à mon corps d'homme qui lui avait été exposé. Pas jusqu'à ce matin en tout cas. Maintenant, je n'avais plus rien de secret pour lui, plus rien de personnel. Et c'était, extrêmement dérangeant. J'aurais largement préféré continuer à disposer de mon droit à ne pas être ainsi vu de mon père. Fort heureusement, Olivia avait eu la délicatesse d'arrêter son geste de fuite avant que je ne sois totalement découvert. Je ne sus qui il fallait que je remercie pour cela. Elle ou une divinité supérieure quelconque.

J'ignorais quelles pensées traversèrent l'esprit de la blondinette, lui arrachant un rougissement gêné. D'autant qu'elle me ferma rapidement l'accès à ses pensées en évitant mon regard, scannant la pièce à la recherche - probablement... du moins l'espérais-je - des précieuses clés qui pourraient me libérer. Elle me fit sourire en me priant de commencer par espérer les avoir à disposition quelque part. Je me retins de lui dire que dans le pire des cas, mon manteau contenait mon kit à crocheter les serrures. Pas qu'elle m'en aurait voulu d'en posséder un - elle le savait parfaitement et ne m'avait jamais posé de problème avec ça -, mais je doutais qu'elle apprécie l'idée d'avoir à jouer les libératrices de prisonnier en fuite. Même si l'idée pouvait paraître aguichante comme ça, proposer un petit jeu de crochetage de serrure à l'heure actuelle serait probablement à classer dans la case acte suicidaire. Mieux valait rester sage et attendre tranquillement.

Rester tranquille ne fut pas une mince affaire, cependant, lorsqu'elle entreprit de partir à la recherche des clés, enfilant un de mes T-shirt pour se couvrir et me laisser la possibilité de l'être moi-même par le drap qu'elle laissa en place. Si l'acte fut louable, il n'en fut pas moins une véritable torture lorsqu'elle passait le tissu sur sa peau, cachant à ma vue directe le haut de son corps et ne me laissant que la peau de ses fines jambes. Encore une fois, l'acte pouvait sembler louable et pudique. Sauf qu'ainsi, cachée dans un vêtement que je viendrais à mettre moi-même plus tard, cachant savamment les parties les plus intimes de son anatomie dans ce vêtement trop grand pour y mouler ses formes parfaites, mon esprit eut tôt fait de divaguer vers quelques envies peu avouables. Avait-elle seulement la moindre idée de ce que cette tenue pouvait provoquer en moi ? De ce que la vision de ses cuisses blanches pouvaient avoir d'envoûtante ? De ce que pouvait provoquer dans mon imaginaire l'idée que la douce carnation de ses seins se frottait au tissu de MON vêtement à chaque respiration ? Olivia Dunham dans mon T-shirt ? Définitivement trop sexy pour mon bien., songeais-je en mordant violemment l'intérieur de ma lèvre inférieure pour me calmer. Mauvaise idée. Mes dents pénétrèrent la chair aussi facilement que du beurre et le goût du sang envahi rapidement ma bouche.

Geste stupide, mais au moins discret et sans risque d'être découvert tant que je n'ouvrais pas la bouche, je pressais ma langue contre la plaie en silence, alors qu'elle criait victoire en trouvant l'objet convoité. Je lui souris alors qu'elle se retournait vers moi, m'observant de tout mon long, victime impuissante que j'étais à son examen minutieux de la quasi-totalité de mon corps dénudé. La voir rougir ne fit que raviver mes idées mal placées et voir sa main s'approcher de mes parties intimes, même pour les couvrir d'avantages, n'eut pas forcément pour effet de me calmer. Allais-je devoir à nouveau me mordre ? Définitivement, si elle continuait à me fixer ainsi de son œil expert.

Elle entreprit rapidement de me libérer et en un rien de temps, mes deux poignets furent enfin libre, alors que je les bougeais pour leur redonner un peu de vie après toute une nuit d'inactivité. Mes articulations étaient raides et légèrement amochées par le métal froid et tranchant. Heureusement que je n'avais pas beaucoup plus tiré sur mes liens au cours de notre étreinte, sinon, les marques auraient été plus prononcés et beaucoup moins supportables, même si je me promis d'y faire attention au moins pendant deux ou trois jours. Elle me demanda de ne pas poser de questions et je ne le fis pas. Si mes souvenirs étaient flous, sans doute beaucoup moins clairs que les siens, je me rappelais d'assez de choses pour comprendre comment j'avais pu finir ainsi attachés. J'ignorais les circonstances exactes, mais je m'en fichais un peu. L'important était que j'avais été lié au lit et qu'elle avait pu faire de moi ce qu'elle voulait, sans que je ne puisse m'échapper. Je ne l'étais plus et c'était probablement bien mieux ainsi.

Elle massa doucement les traces de liens sur mon poignet droit, s'excusant, je me redressais, m'asseyant au bord du lit, toujours couvert de si peu de drap, attrapant la belle à mon côté par la taille pour la rapprocher de mon corps, la sentir près de moi et goûter au plaisir de sentir son odeur et sa chaleur m'envelopper. Je caressais sa joue doucement, observant son visage. « Ne le sois pas. Je ne me souviens peut-être pas de comment j'ai fini ainsi, ni même de ce qu'il a bien pu se passer dans nos têtes hier soir, mais je sais que j'étais loin d'être contre au moment où c'est arrivé. » C'était idiot, parce que ça n'était même pas moi à ce moment-là, du moins pas le moi qui était pleinement conscient à l'instant, mais je m'en fichais. Sur l'instant, qui que ce soit qui ait agi en moi, il voulait cette nuit, chaque parcelle de cette nuit. Et moi, je voulais remercier le ciel que su été elle. Je savais que je n'aurais pas eu cette réaction au matin si ça avait été une autre qu'elle. Je me rendis compte avant que nos nez ne se touchent que mon visage s'était automatiquement rapproché du sien et je souris, amusé et plutôt satisfait, avant de la faire basculer, m'entraînant contre son corps alors que je la coinçais entre le matelas et moi. Sa chevelure cascadait sur mes doigts, ses seins touchaient mon torse alors que sa respiration s'était faite saccadé sous la surprise, son ventre reposait contre le mien, nos hanches séparés uniquement par ce maudit T-shirt et ce bout de drap blanc. « Peter ? Qu'est-ce que tu fais ? » Je souris, avant qu'elle n'enchaîne. « Si ton père revient dire que le petit-déjeuner est prêt et nous trouve comme ça... je te tue. » « Si mon père passe cette porte à nouveau, c'est moi qui le tue », murmurais-je en plantant mon regard dans le sien, essayant de ne pas perdre complètement la tête aux sensations que provoquait sa peau contre la mienne, les visions de son corps dans mon vêtement et l'idée que j'étais totalement nu sur elle, les fesses à l'air et la position délicate pour la bienséance des activités se déroulant dans cette pièce. Je fondis littéralement sur sa bouche y quémandant l'accès le plus doucement possible, réprimant mes envies pressantes. Je ne brisais le baiser qu'une fois à bout de souffle, tremblant et assoiffé d'elle. « Je ne te l'avais jamais vraiment dit avant », soufflais-je en coulant à nouveau dans son regard. « Je t'aime Dunham. »

Mon regard était clair. J'espérais que mes mots le seraient tout autant. C'était mon aveu. Le plus sincère, le plus libérateur. Je voulais qu'elle le sache, qu'elle le comprenne et qu'elle ne l'oublie pas. Je ne lui demandais absolument rien en retour. Je vis dans ses yeux qu'elle le lu aussi facilement que la véracité de mes mots. Parce qu'elle lisait en moi aussi bien que je lisais en elle. Je n'attendais rien. Ni qu'elle m'avoue son amour en retour, ni même qu'elle m'aime en retour - même si j'en étais déjà certain -, ni même qu'elle réagisse. Elle pouvait aussi bien changer de sujet et me parler du temps en Sibérie que je n'aurais pas pris les choses mal. J'avais juste senti que c'était le bon moment. Pas parce que nous avions passé la nuit ensemble. Pas parce que nous étions totalement ou presque nu et plus collé que jamais, mais parce que cette nuit, aussi étrange soit-elle, avait fini d'assommer les derniers doutes qu'elle avait laissé par son emprunte. A cette heure, dans cette chambre, j'étais à nouveau pour elle le Peter Bishop pour qui elle avait traversé les mondes. Et elle, le mensonge éhonté qu'elle m'imposait et le souvenir de sa trahison semblaient plus loin que jamais. Il n'y avait que nous. Peter Bishop et Olivia Dunham. Partenaires à la Fringe Division et enfin amants. Même si elle avait peur, même si elle aurait probablement toujours un peu peur parce que c'était nouveau et parce que la nouveauté intime l'avait toujours un peu effrayé, elle pouvait accepter que je lui avoue ses mots...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Ven 16 Nov - 23:33

Peter
« I don't wanna feel like this anymore »

L'atmosphère dans la pièce était lourde. Et ce n'était pas parce qu'un homme pesait contre moi, me calant contre un matelas qui avait l'air plus dégingandés par une nuit de folie plutôt que soigneusement fait comme cela aurait dû être. Peter me capturait. Il me retenait prisonnière de son attention, désireuse de voir couler ce regard dans le mien. Aurais-je pu reprendre l'ascendance sur la situation, nous renverser et faire de lui ma proie plutôt que l'inverse ? Fort certainement. Mais je n'en avais tout simplement pas envie. Curieusement, je me sentais bien ici, même si je me persuadais progressivement être en mesure de détailler la moindre imperfection du corps de Peter tant ce dernier était proche et j'y étais sensible. La moindre courbe, c'était comme si les rares parcelles de chair qui se touchaient envoyaient un courant éléctrique me rendant ultra sensible à sa proximité. Deviner le moindre de ses frissons. La moindre tension musculaire. Et pourtant, nous ne restions jamais que là, couché, installé dans les bras de l'autre séparé par quelques bris de tissus sans nécessairement penser aller plus loin. Parce que vraiment, l'avoir là et le sentir caresser mes cheveux, glisser sa main sur ma joue, être tout simplement tendre avec moi et juste me laisser profiter de sa présence avait quelque chose de magique, dans un sens. Je ne voulais pas quitter l'étreinte de ses bras, ni la capture voluptueuse de ses lèvres. Il garantissait que je n'avais rien à être désolée, qu'il avait été volontaire pour tout ce qu'il parvenait à se souvenir, même si je me souviendrais toujours de plus de détails que lui. Allait-il vouloir savoir ? Profiter un jour de mon inattention pour donner vie au fantasme de revivre cette nuit ? Etait-ce seulement si fantastique ? Je ne l'avais jamais traité que comme un bout de chair, un vulgaire humain tout juste bon à me satisfaire et lui trouvait à amoindrir la situation ? Mon visage coula dans sa caresse, sa main coupant ma mâchoire alors que j'humais sa tendresse, baissant les yeux pour ne pas qu'il puisse voir la culpabilité qui y régnait en ce moment. Il n'empêche... Cela avait été lui, ça aurait pu être un autre... et s'il y en avait eu un autre ? Pourquoi donc était-ce seulement arrivé ? Est-ce que cela allait recommencer ?

Je ne te l'avais jamais vraiment dit avant... Je t'aime Dunham. Mon corps dû probablement réagir plus rapidement que mon esprit; j'étais encore là à goûter le sucre de ses lèvres lorsque la réalisation de ses dires me frappa de plein fouet, l'intensité de son regard glissant juste à quel point il pensait réellement ce qu'il disait. Et je l'observais. Mordillant ma lèvre, réfléchissant. John avait été le dernier à me faire un aveu pareil et si on considérait comment les choses s'étaient terminées .... Là je cherchais un détail dans l'attention de Bishop, quelque chose qui me laisserait penser à un soupçon de doute, au spectre d'une sincérité qui n'était pas complète. Mais je ne trouvais rien. Et mon coeur gonflait à la fois de ravissement et battait la chamade sous l'émotion soudaine qu'il provoquait en moi. Ici, pratiquement nu contre moi, dans le calme de la demeure situé sur le campus, c'est ici que Peter Bishop s'était décidé à livrer son plus grand secret et je me châtiais plus tard du fait que je venais toujours malgré tout à en douter. Je cherchais la trace d'elle qu'il désirait revoir en moi et je ne trouvais rien. Il ne voyait que moi. Il ne voulait qu'Olivia Dunham, agent du FBI problématique à souhait, têtue, impossible, pleine de contradiction. Et... Peter. C'est cette Olivia qu'il aimait ?! L'esprit, le corps, les deux ont parfois d'étranges façons de réagir à des stimulus divers. Là, à écouter Peter, j'étais à la fois terrifiée par la vérité des dires et étrangement exaltée de l'entendre. Je ne réagissais ni bien, ni mal à ce qu'il avait dit, et me contentais de réfléchir à la signifiance de ces paroles tout en caressant la tête de l'homme qui venait de s'avouer à moi. Peter, je....

J'aurais pu terminer ma phrase, lui faire comprendre que nous étions sur la même longueur d'ondes. Peut-être pas trouver les mots qu'il s'attendait sans doute à entendre, mais... qui sait, j'allais peut-être être chanceuse assez pour lui avouer les mots qu'il avait besoin de comprendre. Si seulement tout pouvait fonctionner si facilement dans la maisonnée Bishop. Peeeetit-déjeuneeeer ! L'aîné Bishop entra dans la pièce en défonçant à moitié la porte; quelle option avait-il, de toute façon, à porter à bras un plateau élégamment décoré et disposé tel que n'importe qui aimerait le découvrir. Mais je n'en pensais pas autant. Certes, la pensée était touchante, mais est-ce que l'homme n'apprendrait-il donc jamais à ne pas entrer sans invitation ? Peter était toujours à découvert et c'est avec hâte que j'attrapais un pan de drap au hasard et tentait le tout pour le tout pour le faire voler par dessus Peter et moi. Au moins, l'homme n'avait pas besoin d'avoir les fesses à l'air devant son père et... cela nous rapprochait, dans un sens. Un regard à Peter, et nous commencions une discussion silencieuse, perturbée par l'émotion des dires précédents, prêts à disputer le droit d'étriper Walter en premier. Puis, d'un commun accord, nous tournions la tête avant de fixer le scientifique qui avait au moins eu la délicatesse de se passer un vêtement de plus que tout à l'heure, faisant de lui le seul homme n'étant pas à moitié nu ici. Peter devait se demander comment se sortir de là, zigouiller son père sans pour autant être trop découvert, moi je me demandais si j'allais un jour avoir la possibilité d'aller verrouiller la porte et si Walter réalisais seulement le genre de situation qu'il interrompait... Ah, je vois que l'agent Dunham t'as détaché, fils, je pensais justement à .... Quoiii ? La dernière question était plaintive, interrogative, et l'homme fit un pas en arrière sous l'intensité de nos regards. Je ne doutais pas que Peter allait être le premier à exploser et faire comprendre à son père juste à quel point la situation ne se prêtait pas aux mondanités. Personnellement, j'étais plus calme bien qu'agacée: dans le fond, j'étais la moins exposée de nous deux. C'était toujours utile d'avoir un Peter Bishop sur soi pour me couvrir du regard scrutin de Walter.


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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Sam 17 Nov - 1:30




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

C'était quitte ou double. Avec Olivia Dunham, les déclarations enflammées pouvaient vous tuer aussi rapidement que vous combler. Je l'avais appris depuis longtemps. Pourtant j'avais senti que c'était le moment. Pour moi, ça l'était. Je n'étais pas âme à me dévoiler ainsi et pourtant, j'avais su que l'instant était le bon, que je pouvais tout dire en une fraction de seconde, parce que j'étais prêt. Et j'avais senti qu'elle, elle était prête à l'entendre. L'éclair de doute que je vis dans son regard ne suffit pas à me convaincre du contraire. Olivia Dunham aurait toujours peur, ça aussi je l'avais appris depuis longtemps. Elle était si convaincue, depuis si longtemps, qu'elle ne méritait pas d'être aimé, qu'elle n'était pas capable d'aimer. Comment lui en vouloir de craindre de voir qu'elle se trompait. Elle détestait se tromper. Elle détestait perdre. Et se tromper sur ça était presque pire que la peur infligée par le faire de se laisser aller à aimer et être aimé. Pourtant, rien de tout cela n'ébranla la saveur contenue dans la pièce. Elle était inquiète, certes, mais la tension était ailleurs. Elle était entre nos corps nus, entre nos peaux brûlantes l'une pour l'autre, entre nos yeux qui se disaient tant de choses et nos lèvres qui ne parvenaient à quitter la saveur de l'autre plus de quelques secondes.

Je réalisais notre imbrication l'un dans l'autre quand son coeur s'accéléra, palpitant plus fortement et rapidement contre mon torse. Je pouvais le sentir, puissant, fébrile, autant que son souffle qui se coupa avant de reprendre en accélérant et son corps qui se tendit sous moi. Je vis ses pupilles se dilater et sourit. Les yeux sont les fenêtres de l'âme, le témoin des pensées que l'on cherche à dissimuler. Il est aisé de les lire pour qui connaît leur langage. « Peter, je... », commença-t-elle, peut-être un brin hésitante, mais déterminée à ne pas laisser mourir sa phrase. J'aurais pu retenir mon souffle. J'aurais pu me figer dans l'attente de sa réponse, réponse que je n'avais même pas quémandé, même pas attendu. J'aurais même pu l'empêcher de se tracasser plus si elle n'était pas parvenue à formuler sa pensée, la lisant aisément dans son regard et lui répondant simplement que je savais, qu'elle n'avait pas à me le dire à tout prix si elle ne s'en sentait pas prête. J'aurais pu. Tous les cas de figures avaient été envisageables. Mais Walter pénétra une fois de plus dans la pièce sans crier gare, défonçant presque la chambranle au passage. Il a de la force pour un soixantenaire !, songeais-je avant de réaliser qu'une fois de plus, il arrivait à un très, mais alors très mauvais moment. « Walter », grognais-je à deux doigts de la perte de contrôle, alors qu'il déblatérait sur le fait qu'Olivia m'avait détaché.

Furibond, je pris tout de même le temps de remercier Olivia du regard, alors qu'elle attrapait bon gré, mal gré autant de drap que possible pour nous recouvrir - et surtout me recouvrir - pour nous épargner une nouvelle exposition aux yeux de mon paternel. Je fus légèrement soulager de constater qu'il avait - quant à lui - pris soin de se mettre un caleçon. C'était celui avec les ballons rouges, bleus et verts attachés par trois, l'un de ses préférés. Du regard, Olivia m'intima de lui laisser la primeur de la sanction au paternel trop impudique, mais je voulais ma part du gâteau et je la voulais plus grosse. Je voulais l'étriper, comme je le l'avais promis un peu plus tôt à l'agent du FBI, en roulant sur elle. Finalement, nous nous tournâmes vers lui, alors qu'il comprenait que nous n'avions absolument pas envie d'écouter son histoire. Ça n'était absolument pas le moment. Mais alors vraiment pas. « Walter, à partir d'aujourd'hui, nouvelles règles. Tu n'entres pas dans ma chambre sans avoir frappé et que je t'ai invité à rentrer. Et quand Olivia est avec moi dans la chambre, tu ne viens pas ! C'est clair ?! », demandais-je avec rage. « Je ne peux même pas me lever pour te mettre dehors là ! »

A la seconde où les mots pénétrèrent l'esprit de mon père, je me mordis les doigts d'avoir été aussi rageur et violent. Ça n'était pas réellement violent - bien sûr - mais pour Walter et sa psychée fragile, une réaction comme celle-ci l'était vraiment. Il baissa les yeux, acceptant les nouvelles règles, les répétant pour me montrer qu'il les avait comprises et assimilé - au moins pour les cinq prochaines minutes - avant de tourner les talons en s'excusant. A peine eut-il passé le pas de la porte que je roulais à côté d'Olivia, tombant le dos sur le matelas, soupirant. « Et merde ! », grognais-je contre moi-même en me levant, enfilant le boxer de la veille, encore par terre suite à nos ébats nocturnes d'avec Olivia. C'était le premier qui s'était porté à mon regard et je n'avais pas à cœur de réfléchir plus d'une demi-seconde au vêtement que j'allais enfiler. Attrapant le visage d'Olivia, je posais un baiser appuyé sur ses lèvres. « Excuse-moi une seconde. WALTER !!! », dis-je en m'éclipsant, rattrapant mon paternel dans les escaliers.

« Walter, écoutes. Pardonne-moi. Je n'aurais pas dû m'emporter comme ça contre toi, c'est injuste. J'aurais dû simplement fermer la porte à clé, c'est ce qu'on fait dans ses cas là. Pardonne-moi, s'il-te-plait. » Walter me fit un grand sourire, hochant la tête. « Pardonne-moi également, fils. J'ai tendance à oublier que l'on a pris cette maison parce que tu voulais avoir ton espace privé où tu pouvais faire ce que tu voulais - surtout avoir des relations sexuelles avec l'agent Dunham », ajouta-t-il avec un air de conspirateur. « Sans que ton vieux père ne vienne t'importuner. » Je le regardais avec un infime sourire en coin. Il avait cette facilitée à passer outre mes coups de sang et à les oublier avec une rapidité que j'estimais parfois injuste. Il aurait dû avoir plus de difficultés, m'en vouloir d'être injuste avec lui. Mais Walter était Walter. « Épargne-moi l'idée que tu puisses avoir cette image en tête et on sera quitte, d'accord ? » Il hocha la tête, redressant le plateau qu'il avait eut tendance à faire pencher dangereusement vers la droite. « L'agent Dunham et toi allez venir petit-déjeuner ou tu veux prendre le plateau ? » L'envie de prendre le plateau était tentante, mais je m'en serais voulu de lui faire ça après ce coup de sang. Je secouais donc la tête par la négative. « Accorde nous du temps et on viendra prendre le petit-déjeuner en bas, d'accord ? » Walter sourit comme un gamin et hocha vigoureusement la tête, m'intimant que nous pouvions prendre notre temps et qu'il regarderait la télévision en nous attendant. Il n'aurait plus qu'à refaire un peu chauffer les pancakes quand nous serions près. J'attendis qu'il soit complètement descendu pour retourner dans la chambre, fermant la porte et la verrouillant au passage. « Incident oublié », dis-je en évitant son regard, me sentant toujours coupable. « Par contre je lui ai dis qu'on descendrait pour le petit-déjeuner. Il m'a dit qu'on pourrait prendre notre temps. Je crois qu'il va se mettre devant le DVD de Bob l'éponge... à moins que tu ne veuilles descendre de suite... »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 18 Nov - 15:30

Peter
« Will you, won't you, be the one I'll always know ? »

Et merde ! Il roula de côté, me laissant respirer et pleurer à la fois la perte du corps me calant au matelas. Réaction physique strictement automatique, je ne venais pas à trop tergiverser. Mais il se retrouvait là, allongé contre moi, à moitié pris dans les draps dans lesquels il s'était inconsciemment drapé, occupé à culpabiliser la manière qu'il aura eu de parler à l'aîné. Personnellement, je n'étais pas certaine d'avoir été capable de rester si calme en dépit des circonstances, même si en plus de l'agacement certain auquel donnait naissance la frustration qui était nôtre, les interruptions répétées de Bishop père pouvaient presque paraître.... amusante. Ou bien était-ce à notre malchance que je ricanais, laissant un soupir défait résonner dans la pièce alors que je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas trop détailler le fils se rhabillant en vitesse. Il m'embrassa, s'excusa, puis prit congé en disparaissant en quatrième vitesse dans les escaliers dans l'espoir de réparer ce qui était partiellement endommagé, ce matin, entre son père et lui. Et je ne perdais pas de temps à flâner sur le matelas, même si j'aurais très aisément pu. Les incursions répétées de l'aîné me faisaient au moins comprendre que j'étais plus vulnérable que jamais dans mon vêtement actuel et que m'habiller juste un peu plus ne serait pas du luxe. Peut-être pas entièrement, mais.... je pensais au moins que ne plus être les fesses à l'air -bien que dans le t-shirt trop grand de Peter- ne pouvait être qu'une bonne chose lorsque Walter restait concerné. Le contraire était de trop, trop tôt, trop vite.

Je me penchais vers ce qu'il restait de la tenue que j'avais pu porter hier, aguicheuse à souhait, les relents de la démone que j'étais débordant encore dans un visage qui n'avait pas été correctement démaquillé. Et si je pliais bon gré mal gré la tenue dans l'espoir de ne pas avoir à affronter Bishop dès son retour, me tenir face au petit miroir en pied qui trônait dans la pièce ne pouvait que laisser le doute s'installer dans mon esprit. Que m'était-il donc passé par la tête pour que je considère le corps de Peter Bishop comme étant un buffet garni auquel je pouvais venir me rassasier à volonté ? Étais-je devenue folle, le temps d'une nuit ? Certains pans de la robe étaient en lambeaux, et ce n'est qu'au contact du tissu avec mes mains que je me souvenais juste à quel point notre "entrée en matière" avait pu être complètement torride. N'avions-nous pas croisé cette fille, en venant ici, et n'avais-je presque pas proposé au soldat qu'il était s'il ne voulait pas épicer un peu la soirée ? Dieu merci, il s'était préféré le traditionnel mais juste l'idée d'avoir pu envisager ça... J'en frissonnais. Une porte se ferma. Un cliquetis se fit entendre et c'est comme si le seul son suffit à engager une part différente de moi-même. Incident oublié ? Certainement pas, j'aurais du mal à effacer l'image de mon esprit. Peter annonça qu'il nous avait réservé une place au petit-déjeuner... Okay, jusque là tout allait bien. Mais il trouva utile de préciser que l'homme ne nous attendais pas trop tôt non plus, sous entendu à peine voilé du fait que nous pouvions prendre notre temps. Voulais-je descendre de suite ? Oh non... Poser les yeux sur la tenue m'avait remis les idées en place, même si dans le fond la globalité restait terriblement confuse. Peter gardait profil bas, honteux, gêné peut-être et c'était à moi de redevenir l'agresseur. D'engager l'étreinte, de le rassurer par des gestes là où je ne parvenais à trouver les mots: il n'y avait absolument rien à se pardonner. Il restait là, dos à la porte, capturé entre le bois et la pression que j'imposais sur lui pour qu'il cesse de bouger. Il parlait, et je l'écoutais à moitié, passant mon visage si proche du sien que j'aurais pu dessiner des arabesques sur ses joues avec le bout de mon nez, comme une caresse mêlée du sens de l'odorat. J'humais son odeur, ressentais sa présence, je restais proche de lui alors qu'il terminait son explication et ce n'est jamais vraiment qu'après avoir moi-même verrifié que la porte était bien fermée que je ne me permettais de fondre contre ses lèvres, gobant ses doutes en même temps que les miens, entraînant l'homme dans une étreinte rassurante destinée à nous découvrir. A apprendre à nous connaître. A ne plus faire fi de tout ce que nous avions manqué la nuit précédente mais nous ré-apprivoiser mutuellement. En revanche, je devais avouer... Tu as des dvds de Bob l'Eponge ? Je voulais réapprendre à connaître Peter, m'amuser du moindre détail qu'il partagerait avec moi, profiter de l'avoir avec moi en tant qu'Olivia, pas comme une folle furieuse persuadée d'être aussi démoniaque que le costume arboré.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 18 Nov - 21:11




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Avec elle, j'avais toujours tendance à crainte les suites. Une seconde d'inattention, une phrase mal dites et tout pouvait partir dans le sens inverse de ce que je voulais. Ça n'était pas un reproche, pas une critique qui se voulait désobligeante. C'était Olivia Dunham. Si craintive, si peu consciente de combien l'aimer pouvait donner des ailes, qu'elle prenait au vol toutes les occasions possibles et inimaginables pour fuir. La garder près de soi n'en était que plus gratifiant. Parce qu'il fallait lutter sans cesse contre ce conditionnement pour lui prouver sa bonne foi, lui renouveler sans cesse son affection, lui dire chaque jour combien on l'aimait et combien on se battrait pour elle. En un sens, sur le long terme, bien que fatiguant, cela pouvait entraîner une chose de sûre, une chose de bien : il ne fallait jamais prendre Olivia Dunham pour acquis et toujours, toujours, se montrer digne de se faire aimer d'elle. Je pouvais m'y faire. Ça mettrait toujours un peu de piment dans l'histoire.

Je devais avouer que mes intentions durant ce ''temps qui nous était imparti'' n'étaient pas des plus louables... ou tout du moins pas des plus avouables, mais je gardais aussi en tête qu'il nous faudrait parler de ce qu'il s'était passé cette nuit. Heureusement, mon bras encore douloureux se rappelait assez souvent à moi - chaque fois que je faisais un mouvement en fait - pour que je n'oublie pas que nous devions VRAIMENT parler de cette nuit. Je n'avais pas guidé mes gestes, j'étais resté simple spectateur. Et au vu de ce qu'Olivia avait demandé à Walter sur ce qu'il avait bien pu faire, je n'étais pas le seul. S'il y avait bien une chose que j'avais appris à reconnaître ses trois dernières années, c'était la marque d'un événement Fringe. Notre ressort, notre boulot, notre inquiétude. Il faudrait recouper les informations, savoir si nous avions vécus les choses de la même façon, savoir si d'autres gens les avaient vécus... Oui. Oui, je me souvenais vaguement de morts-vivants pillant les rues, de Batman et Superman en grande conversation sur qui avait le plus de chance de vaincre Wolverine s'ils avaient à l'affronter et d'un fantôme qui ne touchait même pas le sol... Événement Fringe je vous disais.... Hey ! Ho, Inspecteur Barnabé, Olivia est juste à deux millimètres de toi. Un petit tour de tête sur la droite et tu peux atteindre ses lèvres.

Elle fut plus vive que moi à réagir, capturant mes lèvres et mes doutes, gardant les premières siennes et jetant les seconds au loin. Mes mains retrouvèrent naturellement leur place sur ses hanches alors que je la rapprochais de moi pour approfondir l'étreinte, y trouver le réconfort, le plaisir de la tenir simplement contre moi. Tous les trésors du monde n'étaient riens, comparés à la chaleur d'Olivia. « Tu as des dvds de Bob l'Eponge ? » Je souris, restant un moment caché dans son cou, me délectant de la senteur de sa peau. « Walter a des DVD de Bob L'éponge. Les Looney Toons aussi et quelques films du genre. Je cache les films plus... Enfin, mieux vaut éviter les vrais acteurs si les définitions scientifiques qu'ils utilisent ne sont pas absolument parfaites. » Ce qui était pratiquement le cas de tous les films, pour ainsi dire. Les dessins animés avaient au moins le mérite de jouer expressément sur la non-réalité des choses. Les films comiques pouvaient passer, dans le sens où, une fois de plus, les lois de la nature étaient une nouvelle fois sciemment détournées. Mais pour les films « sérieux » où des recherches précises avaient, soit disant, été menées,... Walter pouvait passer des heures à s'énerver sur le moindre détail s'il n'était pas absolument fiable et j'avais passé trop de nuits blanches à cause de ça. J'avais fait le choix depuis de cacher tous films à base d'être humain.

Je l'embrassais, tendrement, avant de m'écarter à nouveau d'elle pour lui sourire. Ses yeux, miroir de ses pensées, étaient bien trop tristes et coupables pour me faire plaisir. Je levais mon bras non endoloris pour caresser sa joue, l'empêchant de fuir mes yeux. « J'étais loin d'être contre, mais je n'ai pas guidé mes gestes. Et je sais que toi non plus. », avouais-je malgré ce que j'avais un peu atténué plus tôt, lorsque je lui avais dit que je savais ce que je faisais à ce moment-là et ne regrettais rien. Je ne regrettais pas, pas vraiment en fait, même si je n'avais eu aucun contrôle sur la situation. « De ce que je me souviens, j'étais ça, ce soldat en lequel je m'étais déguisé. Et j'ai pensé, agit comme ce soldat. Tu as agi comme cette... attirante personne que tu incarnais. Tes pensées étaient siennes. » Ça, c'était tout ce don j'étais certains. Tout ce qui pouvait expliquer mon comportement de la veille et au vu de mes souvenirs, il en allait de même pour elle, ainsi que pour tout le monde. De ses zombies qui avaient tout détruit à ses super-héros en herbes. « Mon soulagement, le fait que je ne regrette rien de cette nuit, est que tu as été ma sirène et moi ta proie. Je n'aurais pas supporté que quiconque d'autre te touches. » L'idée même me rendait fou, comme elle me rendait déjà fou depuis un bout de temps. L'idée que quiconque d'autres que moi puisse poser les mains sur elle... Je savais que c'était arrivé, encore trop récemment, quand elle pensait être elle. Même si j'ignorais jusqu'où exactement ils avaient été - le sujet n'étant pas parmi nos favoris - je n'étais pas sans savoir que l'autre avait un compagnon et qu'il avait été là, au moins quelques jours. Rien que de savoir qu'ils avaient pu s'embrasser me donnait envie de la garder en sécurité dans cette chambre pour le restant de ses jours. Comme si j'en étais capable, me dis-je en souriant de ma propre stupidité. « Et je dirais bien que je suis désolé si me toucher t'as ennuyé à ce point... », continuais-je en caressant son nez du bout du mien, un sourire taquin se dessinant peu à peu. « ... mais j'ai pas l'impression que tu le regrettes tant que ça. » Et pour confirmer mes dires, je capturais sa bouche, furieusement, l'attirant à moi autant que possible, avant de la laisser respirer, à nouveau. J'avais l'impression d'être totalement incapable de la toucher, de l'embrasser. Était-ce vraiment moi ou les relents de notre nuit torride ?

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Jeu 22 Nov - 7:45

Peter
« Will you, won't you, be the one I'll always know ? »

Il allait. Il venait. Il m'offrait ses lèvres avant de m'en interdire l'accès dans un jeu d'hésitation et de contrôle de soi qui me paraissait de moins en moins supportable. La tête me tournait encore de ces paroles qu'il avait pu avoir à mon égard, détails de ce qui lui passait par la tête malgré ce qu'il avait affirmé, sentiment incertain d'un passé qui avait échappé à tout contrôle. Au moins le temps d'une nuit... J'allais soupirer, me plaindre de ses intermittences imposées à lui-même, avant qu'il ne me prenne à nouveau passionnément et de façon à faire tourner la tête de n'importe qui. Puis rien. A nouveau. Comment voulait-il que je garde les idées claires alors qu'il me rendait progressivement si intenable que je venais à me demander comment je pouvais bien résister encore à l'appel de son être. Enrageant. Frustrant. Passionné. ... mais j'ai pas l'impression que tu le regrettes tant que ça. Vrai. La seule chose que je regrettais à cet instant c'était l'ivresse qu'il me faisait vivre avant de m'en priver, alternant entre un état de manque croissant et un étanchement de la soif que j'avais de ses lèvres. Il jouait avec le feu, attisant l'atmosphère progressivement en me laissant pantoise, me laissant à poser ma tête contre la sienne, m'accrocher à son cou en passant ma main à la base de son crâne pour y caresser sa chevelure, autant de tentatives pour me garder ancrée à une réalité que je désirais plus que tout plutôt que me laisser emporter par la folie qu'il infligeait progressivement à mes sens.

Et n'oubliez pas de v...! La voix de Walter mourut à l'instant où mes lèvres s'échangèrent à nouveau avec Peter, assourdissant l'avertissement du vieil homme dans une explosion des sens faites pour occulter tout ce qui n'était pas Peter ou moi-même. Ennuyée à l'idée de le toucher? Certainement pas. C'était comme si une digue s'était rouverte, déversant les flots d'émotions que je contenais jusque là bien sûrement gardé. Comme si l'expérience de la nuit m'avait libérée. Comme si le fait de devenir... cette chose m'avait permis une certaine délivrance, profitant de l'assurance que la créature possédait par nature. Comment Peter parvint jusqu'au lit, je n'en savais rien, je savais simplement que goûter ses lèvres ne me suffisait plus et me poussait machinalement à reculer, attirant l'homme avec moi jusqu'à ressentir le bord du matelas contre mon genou. La suite n'était jamais qu'une question de faire basculer Peter avant moi, chose qui n'est pas bien difficile lorsqu'on est agent de terrain. Et Bishop se trouvait ainsi allongé comme auparavant, offert à moi sans l'entrave de ses liens, le regard partagé entre la porte -il se demandait sûrement ce que Walter avait voulu dire- et moi-même, alors que je m'agenouillais sur le lit avant d'avancer à petits gestes jusqu'à venir et m'installer sur sa taille, penchée, capturant son visage avant de l'embrasser à nouveau et finir sur une note nonchalante en ramenant ma chevelure derrière mon oreille. Succube... Il n'y avait pas besoin d'explications, il savait d'où venait ce mot et pourquoi j'en parlais soudainement. Ce en quoi j'étais déguisée. Ce que j'étais supposée représenter. De tous les plans que Walter avait concocté, c'était celui qui m'avait paru être le moins dangereux. Peut-être que le concept même allait l'effrayer, lui faire comprendre juste à quel point le nombre de personnes qui auraient pu passer entre mes bras avait pu être élevé, mais j'espérais dans le fond que non. Parce que l'assurance de la créature devenait la mienne, l'appréhension de la chasse, le plaisir de la capture.

L'addition de Peter Bishop à ma vie ne se résumait plus à une série de craintes et de déceptions, mais bien à des certitudes, à du plaisir, à la joie de me retrouver près de lui. Me faire séductrice ne me semblait plus si lointain, et le regard que je déposais sur Peter dû au moins enflammer son imagination au point de le laisser se demander qui était aux commandes: moi ou celle que j'avais pensé être. Seul le baiser que je lui offrais allait pouvoir servir de réponse, et le convaincre de tout ce que je ne pouvais pas dire. C'était moi, je l'aimais, j'adorais le fait qu'il me l'avait dit même si je ne trouvais pas encore le moyen de le lui dire moi-même. Le monde ne suffisait pas, lorsqu'il était question de lui. Passer dans un univers alternatif pour le récupérer semblait bien peu si je pensais aux monts et marées que j'étais prête à affronter pour lui. Par lui. Grâce à lui. Il était indéniable que je trouvais une certaine quiétude dans le regard clair de celui qui était au départ apparu dans ma vie dans le rôle de l'emmerdeur de première. Avec ses "Sweetheart" à lui en coller une, jusqu'à ce jour, à l'hôpital. Peter avait toujours été la source de bien des ressentiments, et aujourd'hui, ce matin, alors que je trônais sur sa taille penchée sur lui et caressant ses cheveux en me maintenant haut assez pour ne pas être allongée contre lui, il n'en restait jamais qu'un seul. Est-ce que tu te souviens de ce que je t'ai dit ? Quand je suis venue te chercher de l'autre côté ? Ma voix était douce, tâchant d'empêcher l'amertume des évènements qui avaient suivi cet épisode presque idyllique d'entacher ce que je cherchais à lui faire comprendre. A l'entendre dire. Je n'avais jamais alors dit de telles paroles à qui que ce soit et je voulais qu'il le comprenne pour réaliser juste à quel point j'avais pu croire en ce que j'avais dit alors. Il nous fit rouler avant de répondre, inversant les rôles, se montrant plus dominant que moi alors que je lui accordais le geste de bonne guerre: j'avais passé la nuit à imposer mes désirs sur lui, il était logique que l'homme soit un peu marqué pour se laisser faire plus abord. Mais je ne lâchais pas son regard pour autant. Posant une main dans le creux de ses reins, l'autre caressant le bras qui le maintenait par dessus moi, je refusais à fuir. Je m'imposais à lui, soumise dans la seule manière que je ne serais jamais: j'en avais assez de toujours courir, j'espérais juste que le fait que je semblais captivée par son intérêt allait lui faire comprendre qu'il restait le seul homme qui me retiendrait jamais où que ce soit. Le seul avec qui je m'accorderais cette liberté. Le seul à pouvoir clamer cet avantage envers moi... Aux yeux des autres, j'étais forte et sans coeur mais je lui offrais d'avantage en me découvrant pour celle que j'étais, laissant l'homme découvrir ce que j'avais à partager tout en priant que pour aussi vulnérable que je me montrais ce jour, j'espérais qu'il viendrait pas à en jouer. Parce que si cet espoir, cette confiance, venait à chuter je n'étais pas sûre de savoir m'en relever.

Encadré par la jambe que je pliais contre sa silhouette, libérant un espace dans lequel la gravité poussa l'homme au son d'un soupir de contrainte. Je riais presque de la situation. Nous avions passé deux nuits ensemble, et nous étions toujours aussi timides l'un avec l'autre dans une découverte de tout un chacun qui nous semblait neuve une fois encore. Celle que j'avais été cette nuit aurait sûrement trouvé à arracher les vêtements qui nous séparait et serait probablement partie pour un round 4, mais j'appréciais l'instant qui nous retenait là tous les deux. Pour l'instant. Parce que pour aussi clair que fut la destination vers laquelle nous nous dirigions d'un commun accord, il y avait cette nouvelle intimité que je découvrais. Que j'apprenais à apprécier. Caressant son visage, embrassant le muscle endolori de là où j'avais forcé son geste plus tôt durant la nuit, plongeant mon regard dans le sien, laissant glisser mes doigts contre son côté juste en me satisfaisant d'être . Avec lui. J'aurais pu passer l'éternité ici, si cela signifiait juste être dans ses bras, avec un Walter occupé ailleurs... Mais certaines bulles n'étaient jamais faites pour durer, et la quiétude rappela bientôt l'appréhension de l'union. La fièvre de la passion. L'intensité de ce que nous pouvions nous dire juste par le fait de nous embrasser, de nous frôler. Ainsi, lorsque les choses ne semblèrent mener qu'à un unique exutoire, je hochais doucement la tête, souriant légèrement. Signe explicite qu'il allait être seul à comprendre. Seule marque de confiance que j'avais besoin de lui accorder, seule assurance du fait que je voulais autant que lui ce qui allait suivre...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Jeu 22 Nov - 22:14




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Y aller pas à pas, c'était pourtant le deal que je m'étais fixé pour ne pas la brusquer. Prendre notre temps pour nous découvrir, sur le plan physique comme mental. Mais comment prendre son temps avec elle. J'avais tant soif de sa présence, de son souffle, de sa voix. Je n'étais jamais rassasié d'elle et prendre mon temps était une souffrance cruelle. Nous ne prenions pas vraiment notre temps, pas depuis le premier baiser depuis son retour. J'en avais bien conscience. « Et n'oubliez pas de vous protéger ! », cria Walter d'en bas, la seconde partie de sa phrase étouffée par la bouche d'Olivia se faisant plus pressant sur la mienne. La tête me tourna alors qu'elle approfondissait l'étreinte en me conduisant où bon lui semblait.

Je me retrouvais sous elle, prisonnier du matelas et de son corps, sans même chercher à comprendre comment j'avais atterrit là. L'odeur de ses cheveux m'enivrais, la saveur de sa peau me gardait prisonnier, unique lien nécessaire à mon asservissement. Je risquais un regard vers la porte cependant, m'arrachant difficilement à son regard enfiévré, touché en plein cœur par les mots de l'aîné Bishop. Je n'aurais jamais pensé qu'un jour, je puisse regretter de ne pas avoir écouté les conseils de mon père concernant la gestion de ma vie sentimentale...

J'étais homme faible, je le savais. Penser à ça aurait dû me forcer à tout stopper, à lui dire d'arrêter de m'embrasser et à lui révéler mon plus terrible secret du moment. Mais je n'étais qu'un homme faible, soumis à ses pulsions, prisonnier de sa chair et de son parfum, de ses baisers. « Succube... », m'avoua-t-elle, éclairant un mystère de la nuit. « De tous les plans que Walter avait concocté, c'était celui qui m'avait paru être le moins dangereux. » Je souris malgré moi, amusé, même si le questionnement vint immédiatement avec cette révélation. Avait-elle eut d'autres proies cette nuit ? Les succubes étaient par nature des démones du sexe, des séductrices hors pair et des créatures qui n'étaient jamais rassasiées. Elle aurait pu se nourrir toute la nuit avant de me trouver et de me ramener ici, sans que je n'en ai la moindre conscience. Pourtant, non, je n'y songeais pas... je préférais ne pas y songer, ne pas y croire. Préférer garder en mémoire que nous avions passé une partie de la nuit ensemble et qu'il y avait peu de chances qu'elle se soit faites raccompagné par un autre avant moi... et puis, si elle avait en tête une proie précédente, son premier réflexe au réveil aurait été d'aller sur les lieux du « crime », s'assurer de la réalité tangible de son souvenir. Elle n'aurait pas eu à cœur d'être actrice d'un nouveau round.

Dans ce monde de luxure et de désir, je pris le temps de l'observer entre deux baisers, de calculer la raison de ses actes. M'embrassait-elle par envie, une volonté de me faire passer un message qu'elle était incapable de prononcer à voix haute - comme une réponse à ma déclaration d'amour de tout à l'heure - ou simplement sa manière de me détourner d'un autre tourment de son esprit ? Avec Olivia Dunham, cette dernière option n'était jamais à négliger. Surtout quand elle avait autant conscience de ô combien j'étais dépendant d'elle et prisonnier de ses désirs. Allongé sous elle, je l'observais dès qu'elle cessait de m'embrasser, mes mains parcourant ses jambes, seule partie d'elle en dehors de sa tête accessible, le reste encore dissimulé à m'en rendre fou sous ce T-shirt trop grand. Mes mains glissaient lentement sur ses cuisses, remontant peu à peu, toujours plus haut, toujours plus caressantes. Je touchais à peine les bords de sa culotte quand elle parla à nouveau, maîtrisant à l'extrême le ton et la puissance de sa voix. « Est-ce que tu te souviens de ce que je t'ai dit ? Quand je suis venue te chercher de l'autre côté ? » Ses mots me revinrent en mémoire avec la clarté que seule pourrait apporter le fait qu'elle vienne de les dire. Sauf qu'elle ne venait pas de les dire. Elle me les avait dit il y a des semaines, de trop longues semaines. Pourtant, ses paroles étaient encrées en moi, imprimé à l'encre indélébile dans mon cœur et ma conscience. Oui je m'en souvenais. Je m'en souvenais parfaitement. Comment les oublier, quand ses mots avaient été le moteur de toutes mes actions jusqu'à cet instant, le moteur de ma vie depuis la seconde où ils avaient passé la barrière de ses lèvres. « Tu m'as dit, qu'il fallait que je reparte, parce que ma place était... parce que ma place est avec toi », dis-je en la regardant droit dans les yeux. Je caressais ses cheveux, sa joue, l'arrête de sa mâchoire, souriant du plaisir de l'avoir à moi. « Je n'ai pas cessé de le penser depuis. Je crois que je le sentais même avant. J'étais juste trop... déboussolé par la situation pour être capable d'y faire face. Je sais maintenant, que c'est tout ce dont j'ai besoin pour faire face à n'importe quoi. » C'était plus facile pour elle ainsi, plus facile d'avouer ses sentiments, son amour. Je pouvais l'accepter, le comprendre et le prendre comme elle voulait que cela soit. Qu'elle n'arrive pas à prononcer les mots exacts n'avait aucune importance. Ses yeux parlaient pour elle, son visage et son corps aussi. Et j'aimais cette femme telle qu'elle était, avec ses doutes et ses peurs, ses forces et ses faiblesses.

Je fondis sur sa bouche à nouveau, l'embrassant goulûment, à m'en priver d'oxygène, caressant toujours sa cuisse de ma main qui n'était pas sur son visage, remontant lentement sous ce T-shirt de plus en plus insupportable. Nos gestes étaient encore maladroits et je m'en étonnais moi-même. On aurait pu croire que je savais ce que je faisais. On aurait pu croire qu'avoir possédé de doppelganger de celle qui me faisait tant vibrer m'avait offert un certain entraînement, pourtant, c'était tout le contraire. Je la découvrais comme je ne l'avais jamais découverte et cela n'allait pas sans quelques gestes maladroits. Parce que nous n'étions pas parfaitement accordé encore tout à fait. Olivia Dunham était une femme forte et directrice dans la vie de tous les jours, mais dans l'intimité, elle se montrait une tout autre personne. Tantôt maîtresse des actes, tantôt victime volontaire. Elle avait par moment se laisser aller, cette acceptation de la perte du total contrôle, qu'elle n'avait jamais outre mesure et qui pouvait être aussi déroutant que délicieux. Alors, j'apprenais à la découvrir entièrement, complètement et j'étais heureux. Heureux de pouvoir découvrir cette facette d'elle qu'elle n'avait dévoilé qu'à très peu d'hommes. Je frissonnais sous ses caresses expertes alors que du regard, elle m'accordais son assentiment à l'idée de ce qui allait suivre. Nos corps, inévitablement attirés l'un par l'autre, appelaient à cette étreinte dont nous avions tant envie. Et d'un regard, elle m'accordait, une nouvelle fois, le droit d'aller chercher le Graal en son sein.

Instinctivement, réponse primaire de l'animal au regard peu farouche de sa proie, mon bassin se lança à la recherche du sien, geste naturel de l'union, bloqué par nos sous-vêtements encore présents. J'aurais pu laisser l'instinct primaire agir, j'aurais pu lui arracher son sous-vêtement - et le mien en prime - et me lancer dans un rapport direct, sans plus de préliminaires ou de douceurs. C'était ce que nous avions partagé la nuit précédente, après tout. Mais ça n'était pas ce que je voulais. Ça n'était pas ce que mon corps lui-même appelait, même si la tension s'en faisait douloureuse. Non, je voulais plus. Je voulais posséder son corps tout entier, qu'il soit mien, qu'il soit marqué de ma présence, de mes caresses, autant que le mien était marqué du sien suite à notre nuit chez elle. Elle avait fait de moi sa chose, m'avait découvert comme personne, parcourut, signé. Ma peau n'avait plus respiré qu'elle pendant des heures, des jours après mon départ de son appartement. Je voulais qu'elle ait la même sensation. Qu'à chaque fois qu'elle toucherait sa peau, elle se souvienne que mes lèvres y avaient goûté. Qu'à chaque fois qu'elle se regarderais dans le miroir, elle sache que l'être tout entier dont elle captait le reflet était mon plus grand rêve, mon plus grand désir et mon plus grand plaisir. La faire mienne pour que jamais plus elle ne puisse douter de ô combien je l'aimais.

« Te rends-tu compte, de combien ce vêtement m'agace », lui demandais-je doucement, caressant le bord du col de mon T-shirt. « De combien il me laisse rêver sur ce qui se cache en dessous et de combien je rêve de pouvoir récupérer ce qu'il m'a pris... » Tout en parlant, j'avais glissé ma main le long de son flanc, passant sous le vêtement pour caresser son ventre du bout des doigts. Sans la quitter des yeux, le reste de mon corps suivit le mouvement, alors que je soulevais le T-shirt pour embrasser son ventre, remontant lentement. Arrivant sous sa poitrine, je passais le tissu par-dessus ma tête, profitant d'être caché en dessous pour aller taquiner la peau fine de ses formes les plus féminines, celles-là même qui m'avaient rendu fou quelques minutes plus tôt.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 25 Nov - 12:05

Peter
« Will you, won't you, be the one I'll always know ? »

Et merde ! J'étais nerveuse. Pourquoi diable étais-je nerveuse ?! Entendre Peter relater ce qu'il s'était déroulé entre nous dans ce maudit appartement du centre ville de New York me tendait plus que tout, comme si je craignais me tromper, comme si je n'osais pas espérer ne fut-ce qu'un seul instant qu'il se souvienne de l'instant autrement que dans le plus clair et et important de mes souvenirs. Mais il fit l'erreur de me faire savoir qu'il pensait le sentir avant que je ne le lui avoue... Okay. Mais alors pourquoi était-il parti ? Comment avait-il pu trouver si aisé de me laisser derrière, ne même pas réfléchir à deux fois lorsque son père avait offert de le ramener "chez lui" ? C'était une question qui me taraudait depuis que j'avais vu la vidéo de surveillance, cette même interrogation qui me harcelait alors que je descendait lentement le whisky au bar du coin, ce mystère qui me possédait à chaque fois que je l'entendais dire qu'il m'aimait. Il était revenu. Oui. Pour moi... Entendu. Mais s'il m'avait tant aimée, comment avait-il pu caresser la possibilité de ne plus jamais me revoir ? Passer d'un univers à l'autre était difficile en soi, il était parti pour ne plus revenir. Et si l'Observateur n'avait pas laissé le Parchemin, et si Walter n'avait soudainement pas paniqué.... Et si nous n'étions pas retournés le chercher ? Tant de choses auraient été différentes alors, et il aurait coulé des jours paisibles dans sa nouvelle vie. Seigneur, j'aimais cet homme. Et éprouver le sentiment laissait la porte ouverte à tous les possibles, de la terreur la plus pure à l'idée de le perdre à la douleur la plus aiguë à l'idée qu'il puisse être le seul être au monde à avoir le pouvoir de me démolir pour de bon. Les aléas de la confiance. Cela expliquait pourquoi je ne m'ouvrais que trop peu: rares étaient ceux qui me donnaient l'envie de me brûler les ailes pour eux. Mais Peter.... J'Aimais Peter et cela me laissait vulnérable à lui comme jamais je ne l'avais été.

Était-ce la raison de ma nervosité ? Je ne savais le dire. J'octroyais un pouvoir incroyable sur ma personne à cet homme qui avait déjà trouvé à me le faire payer. Alors pourquoi fondais-je toujours plus, plutôt que courir dans la direction opposée ? Mes sentiments à son égard... ils me réconfortaient et me terrifiaient à la fois par leur intensité et je cherchais dans la prunelle de ses yeux une ancre à laquelle me rattacher. Ne pas sombrer. Me prouver que je n'avais pas tort de le laisser entrer. Une étreinte suivit. Un baiser langoureux. Une passion dessinée sous la fébrilité des amants qui se découvrent encore... Ce n'est que lorsqu'il élança sa taille vers la mienne, instinctivement, que je me laissait aller à un soupir plaintif. Non contre lui, mais bien contre le fait que cela ne puisse continuer. Et pourtant, l'intérêt du foreplay était tout là: jouer de l'autre, construire quelque chose de puissant, savourer les sensations et bâtir quelque chose à deux qui ne sera que plus apprécié lorsque la tension retomberait. Nous n'étions plus ce que nous étions cette nuit, un animal et sa proie bercé au rythme du rût le plus sauvage. Je n'étais plus cette femme brisée, plus vraiment, par l'homme qui l'aura trahie. Je préférait découvrir Peter en tant qu'Olivia, tout simplement et cela appelait à toutes les prérogatives que nous puissions nous accorder.. Jeux. Sensualité. Taquinerie. Te rends-tu compte, de combien ce vêtement m'agace? De combien il me laisse rêver sur ce qui se cache en dessous et de combien je rêve de pouvoir récupérer ce qu'il m'a pris... S'il continuait ainsi, à me regarder de ce regard fiévreux à me dire de pareilles choses je n'allais certainement pas durer bien longtemps avant de ressentir la nécessité de reprendre les rênes de l'ébat. Ma lèvre, mordillée au possible dans un effort vain d'accueillir ses paroles sans l'élan sentimental qu'ils provoquaient, n'allait certainement pas y résister longtemps. Peter était né pour être avoir moi, savoir me lire comme personne, me comprendre comme jamais quiconque ne l'oserait. Sa main se fit vagabonde et ma réaction fut de me figer et me concentrer sur ce contact fugace, détaillant la callosité de ses mains d'ingénieur, m'imaginant un instant le fantôme de ses mains les nuits précédentes. Une impression d'être vénérée. Qu'il me frôlait comme s'il craignait soit de me voir disparaître, soit de me briser. Qu'il me caressait comme si je n'étais jamais que la chose la plus précieuse qui lui serait donné d'approcher; et tout ceci me bouleversa. J'aurais pu rester indécise, mordre ma lèvre, le regarder d'un air aussi fiévreux que lui et penser toutes sortes de choses auxquelles je ne donnerais pas de mot mais qu'il lirait sans peine, si seulement Peter n'avait pas décidé de mettre la main à la pâte. Lorsque ses lèvres se déposèrent sur mon abdomen, j'eus un petit mouvement de surprise avant de me détendre par contentement. Alors.... je dirais que nous sommes deux à... rêver la même chose. Parler faisait vibrer ma cage thoracique, respirer amenait et éloignait mon ventre des lèvres tentatrices de Bishop et l'un dans l'autre me distrayait juste assez sensoriellement pour que je ne puisse prononcer une vulgaire phrase sans avoir la nécessité de l'entrecouper. Maudit soit-il ! Mais en fait non.... Rêver reprendre ce qu'il a pris. Certes, certes. mais ma réponse pouvait être double: autant l'encourageant à continuer et aller toujours plus loin dans sa hardiesse, ou bien souligner à quel point je n'aurais jamais de répit à reprendre ce qu'elle avait volé, à lui faire comprendre tout ce que je voulais faire comprendre en déclarant qu'il n'appartenait qu'à moi.

Il saupoudrait mon corps de baisers, jusqu'à plonger tête la première sous le vêtement et garder une attitude promouvant la découverte sensorielle. Le fait qu'il s'enterre sous le t-shirt, en plus de la proximité que cela imposait, avait également pour effet d'avoir son souffle chaud capturé tout contre moi sans profiter de la distraction de l'air froid, et ce fait seul suffit à me faire frissonner d'anticipation. Il me rendait dingue, gesticulant doucement contre lui au gré de ses caresses. Si le vêtement le rendait si fou, pourquoi ne s'en débarrassait-il donc pas ?! A moins qu'il n'attendait que moi pour se faire ? Peut-être. Je n'en savais rien. Il était niché contre la moindre courbe de ma silhouette, ne laissant pas le moindre centimètre entre lui et moi de libre et pourtant j'éprouvais le besoin de l'approcher toujours plus de moi. Je n'avais pas assez. La tension croissait doucement et j'eus le réflexe de poser une main sur la bosse dans mon t-shirt sous laquelle reposait sa tête, encourageant ses faveurs, tandis que l'autre main lézardait le long de sa taille pour aller caresser et griffer son flanc selon le degré de réaction que m'inspiraient ses actes. Lorsque je fus fatiguée de ces derniers (comprenez: lorsque je ne pouvais plus en supporter), je cessais de marquer le dos de mon amant pour soulever les bras et légèrement me relever. Capturant effectivement les pans du t-shirt, j'aurais pu passer le vêtement par dessus moi si seulement ce n'était pour Peter qui s'amusait juste un peu trop là dessous. Gloussant comme une gosse, amusée par le caractère enfantin, si pourtant sérieux, qu'il imposait à cette rencontre, je laissais le vêtement là un instant de plus, confiante que lorsque Peter n'aura plus assez d'oxygène il viendrait à sortir de lui-même....

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Dim 25 Nov - 21:57




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Je n'étais pas doué pour les relations amoureuses. Je n'étais pas doué pour les relations humaines en générale. Du moins celle basée sur la sincérité. J'étais doué pour reconnaître les réactions humaines et pour y répondre avec exactitude, un tic dû à mon cher père et aux manques que j'avais éprouvé par sa longue absence pendant les phases les plus critiques de la constitution de ma psychée d'adulte. J'avais appris à plaire aux gens pour ne jamais être abandonné par d'autres, puis j'avais utilisé cette connaissance que j'avais pour les arnaquer et leur prendre ce que je voulais. C'était un jeu facile, amusant la plupart du temps et ça simplifiait bien des choses, parce que je n'avais pas à m'impliquer personnellement dans quelconque relation. Les rares fois où je l'avais fait, les choses avaient toujours plus ou moins mal tournées. Mon père était un fou incapable de survivre sans moi, ma mère s'était suicidé, mon premier amour avait fini par choisir un type qui la maltraitait... toutes mes relations mettaient en exergue mon incapacité la plus profonde à bien agir avec les gens que j'aimais. Alors, quand Olivia avait commencé à prendre autant d'importance dans ma vie, l'effacer de l'équation avait été plus simple que de l'y compter. Parce qu'elle aurait tout remis en cause. Ma colère contre Walter ne m'aurait plus semblé si légitime si elle m'avait demandé de le comprendre. Mes questionnements sur qui j'étais vraiment m'aurait semblé puérils, quand ses yeux reflétaient un moi que j'aimais et que je n'aurais jamais trouvé ailleurs que dans ses yeux... Rien n'aurait été plus important qu'elle. Et à l'époque, ça m'avait fait peur. Parce que je n'étais que Peter Bishop, un homme qui passait son temps à changer de vie et d'identité, un faux professeur diplômé du M.I.T., un gamin qu'on avait arraché à son monde pour d'obscures raisons... comment aurait-elle pu vouloir de moi dans ses conditions ? L'effacer de l'équation sous prétexte qu'il n'y avait aucune chance qu'elle mette son orgueil de côté pour me demander de rester avec elle était plus simple... sauf qu'elle m'avait pris de court en acceptant de baisser sa garde et de prendre le risque de me retrouver pour me demander de revenir avec elle.

Quand j'étais revenu dans ce monde, je m'étais juré de ne plus la mettre de côté de la sorte. De la laisser avoir la place dans ma vie qu'elle avait prise insidieusement, même si cela m'avait effrayé, même si cela m'effrayait encore, parfois. Accepter d'avoir une relation complexe, mais honnête, avec elle. J'avais fait l'erreur de ne pas la reconnaître, mais la sincérité de mes sentiments étaient avérées, réels, comme je me l'étais promis. Et mon envie de ne plus commettre d'erreur était vraie. Même si j'en avais fait de nombreuses et que je continuais à en faire. L'important était de vouloir et d'essayer, non ? Et j'essayais. J'essayais d'être pour elle l'homme qu'elle méritait. J'essayais - en vain ? - de la mériter vraiment. « Alors.... je dirais que nous sommes deux à... rêver la même chose. » Sentir sa peau vibrer sous mes lèvres à mesure qu'elle parlait et respirait suffit à éloigner mes divagations d'homme peu sûr de lui. Quand elle était loin de moi, ces questions m'asseyaient, m'affligeaient et devenaient parfois difficile à gérer. Mais quand elle était là, contre moi, elle éloignait les questions, les doutes. Chacune de ses respirations comblait le vide de l'inquiétude par l'assurance que je ferais tout, toujours, pour être digne d'elle et pour la sentir s'exalter au creux de mes bras.


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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mar 11 Déc - 8:50

Peter
« Will you, won't you, be the one I'll always know ? »

Peter Bishop était bien des choses mais ce qu'il lui arrivait d'être par dessus tout c'était un emmerdeur de première. Je l'avais pourtant bien dit à Broyles, dès le départ, non? Arrogant, sûr de lui, le genre de mec avec qui vous ne risquez jamais de vous ennuyer pour la simple raison qu'il se refuserait toujours de vous laisser gagner la partie... Un homme de mon gabarit, alliance parfaite de l'insupportable et l'incroyablement irrésistible. Et je me souvenais de toutes ces fois où il avait pu m'exaspérer, par son attitude, ses sobriquets ou juste son inconscience, et je bouillonnais une fois encore, doucement alors qu'il était une fois de plus à l'oeuvre, n'ignorant pas ce que je pouvais désirer mais en n'ayant que faire. Je pense même que ça l'amusait de me torturer ainsi, découvrant aux dépends de mes sens ce que le fait d'être attaché l'avait empêché de faire plus tôt dans la nuit... Au rythme de mes soupirs, grognements et gesticulation sous la plume de ses caresses, il descendait toujours plus bas, continuant son exploration, mettant à mal ma patience et ma capacité à rester léthargique assez pour ne pas riposter.

Je fus à demie nue ans que je ne comprenne vraiment quand il m'avait ôté le vêtement. Mais la fraîcheur soudaine de la pièce eut raison de moi et il eut tôt fait de profiter de la réaction physique, après quoi toute sensation de fraîcheur disparut. Je ne pouvait que passer une main dans sa chevelure, tirer doucement lorsqu'il me surprenait, massant en une invitation lorsque j'en désirais plus. J'aurais bien voulu pouvoir frétiller sous lui, tenter de me libérer du poids de l'être qui me calais mais cela aurait signifié interruption et dans l'état d'esprit dans lequel je me trouvais j'étais bien incapable d'affronte une telle option. Il me découvrait cmme une première fois et c'était a la fois enivrant et enrageant .

Un soupir.

Une exclamation étranglée de surprise.

Peter pouvait bi en me narguer, s'amuser de moi, consigner dans sa mémoire le moindre centimètre carré de chair qu'il pouvait atteindre en ignorant sciemment le seul endroit où j'avais besoin de le savoir, il y avait certains secrets à Olivia Dunham qu'il lui restait à découvrir, l'un d'eux expliquant peut-être le sursaut soudain dont je fus la victime. Chatouilleuse dans le pli du genou. Je n'étais qu'humaine et ce fut l'écart de trop, l'étincelle qui mit le feu à ma sanité, l'instinct reprenant le dessus sur celle qui s'abandonnait: Peter se retrouva sur le dos avant qu'il ne songe même à dire quoi que ce soit d'autre que les louanges à ma beauté dont les notes me faisaient rougir depuis que je les entendait. La tv, qu'on entendait plutôt fort depuis que Walter s'était installé devant, semblase taire un instant avant de reprendre de plus belle... et plus fort, comme si l'ainé avait perçu le grincement du lit et ne voulait risquer en entendre davantage. Cette réalisation me fit rougir de plus belle, la proximité des corps me fit mordre ma lèvre inférieure et l'homme en profita pour ramener les choses à son avantage. Le lit grinça, deux silhouettes roulèrent à nouveau, et s'il semblait terriblement fier de lui, je n'avais pas dis mon dernier mot. Mes mains glissèrent en caresses contre sa chair, frôlant ce que je pouvais, exhortant de lui des soupirs affamés de plus.

Tu n'es pas le seul à savoir jouer à ce petit jeu, Bishop... Allais-je utiliser son nom? Certainement mais j'appréciais l'autorité que m'accordais l'usage du nom de famille seul. Oui, rien ne serait jamais simple entre Peter et moi: à peine eu-je provoqué (gravité aidant) son installation au plus proche de moi nouant nos hanches de façon peu innocente si ce n'est pour les tissus qui nous séparaient toujours, il avait déjà riposté, nouant ainsi mon gémissement plaintif à son soupir étranglé.

Insupportable irrésistibilité...

© Chieuze
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mer 12 Déc - 10:21




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

Tu seras ma fin, Sweetheart... Combien de fois l'avais-je pensé lors de nos premiers jours de collaborations ? Et combien de fois l'avais-je pensé depuis ? Quand elle m'avait demandé de rester à Boston malgré tout ce qu'il s'y déroulait. Quand elle avait utilisé la peur inspirée par notre presque baiser pour sauver ce bâtiment à New York. Quand elle était venue me chercher dans l'autre monde, m'intimant que ma place était ici, auprès d'elle. Quand elle m'avait achevé en me disant qu'elle ne voulait surtout plus être avec moi après ce que j'avais fait... et ce n'était que la partie immergé de l'iceberg, les moments les plus frappants de notre histoire. Il y avait aussi tous ses petits détails qui me rendaient fou et la faisait devenir la source plus que probable de ma fin. Comme quand elle se baladait dans le laboratoire en petite tenue, prête à se plier aux pires expériences de Walter, ou quand elle avait pénétré l'esprit de Nick Lane, alors qu'il s'envoyait en l'air avec cette strip-teaseuse. Oh et j'oubliais ses regards d'émeraudes, pierres les plus précieuses qu'il m'eut été donné de voir... et toutes les fois où ses mains avaient volé sous mes yeux, me laissant imaginer ce qu'elle pourrait en faire une fois sur mon corps... ou cette manie qu'elle avait de se mordre la lèvre quand elle était nerveuse... Penser à ce genre de choses me provoquaient immédiatement des palpitations... ainsi que l'accentuation d'une autre réaction, terriblement masculine et bien plus douloureuse alors.

Sans que je ne comprenne vraiment comment - l'idée me vint un peu plus tard, une fois la surprise passée - je me retrouvais sur le dos, Olivia à califourchon sur ma personne plus que tendue. J'entendis la télévision plus forte en bas et je me surpris pendant une demi-seconde à éprouver une nouvelle fois des remords. N'était-il pas plutôt malsain de faire ça, alors que mon propre père était à l'étage du dessous ? L'idée fut fugace, cependant et mes doutes s'envolèrent bien vite. Mon père était Walter Bishop et il savait très bien en descendant ce que nous ferions une fois seuls. Il ne se gênerait aucunement pour nous poser des questions sur ce qu'il s'était passé et pour nous mettre mal à l'aise devant tout le monde, alors autant lui donner matière à ne pas savoir... Il était évident que je ne parlerais pas de cela à Walter. Plutôt mourir. Mais au moins, j'aurais les images en tête. Et je préférais cela à un véridique « Nous n'avons fait que parler. » Était-ce mal, après tout, de désirer faire l'amour à la femme qu'on aimait et d'être incapable de résister à cette envie ?

Je n'étais pas d'accord sur un point cependant, le fait qu'elle garde le contrôle de la situation. Je voulais jouer à mon tour, être maître du jeu, lui faire subir les douces tortures de l'amour et je voulais la voir s'abandonner à mes étreintes. Olivia Dunham lâchant prise en totale confiance. Ce devait être le spectacle le plus jouissif qui soit...

Aussi, lorsque je sentis qu'elle se détendait, je nous fis rouler à nouveau, retrouvant la position du dessus et l'envie de mener la danse. Elle avait plus d'un tour dans son sac, pourtant et je le savais, sans pour autant en perdre ma surprise lorsqu'elle se mit à me caresser, m'arrachant des soupirs et des désirs toujours plus violents. « Tu n'es pas le seul à savoir jouer à ce petit jeu, Bishop... » Mon corps frémit. Tant sous ses gestes experts que sous la symphonie de sa voix chargée de désir. L'entendre m'appeler par mon nom plutôt que par mon prénom à cet instant, avait quelque-chose de diablement sexy.



J'avais vécu des semaines avec cette autre que j'avais fini par connaître par coeur au lit. J'avais appris à faire l'amour à mon Olivia ensuite, avec douceur ou fureur. Pourtant, je la découvrais encore, entièrement, à chaque fois. C'était peut-être ça, au fond, prendre son temps. Résister à l'appel de sa peau m'était impossible, mais l'étreinte était facile à obtenir. Acquérir cette connaissance ultime de sa personne, en revanche, demandait du temps et de l'acharnement. Faire tomber ses barrières une à une, afin d'obtenir le contrôle. Obtenir sa confiance par la persévérance et découvrir chaque parcelle de la femme merveilleuse pour qu'elle ait envie de perdre le contrôle entre vos mains... Bon sang, j'avais perdu le fil de mes pensées, alors que ses prunelles incandescentes me brûlait directement au coeur.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mar 18 Déc - 13:39

Peter
« I don't wanna feel like this anymore »

Il y avait quelque chose de spécial dans la manière que tu avais de me parler. De te jouer de mes sens. Quelque chose de transcendant et de primordial dans le sursaut de ton souffle sur ma peau; quelque chose de frustrant dans ta façon de me sourire, ravi de me découvrir à ta merci. Vulnérable à la moindre de tes attentions. Tendue lorsque tu frôles une sensibilité, relaxée lorsque tu me libères momentanément de ton emprise. Le réalises-tu seulement ? Que jamais par le passé je ne me serais laissée aller comme je me le permet avec toi ? Que jamais aucun autre homme ne m'aura admirée sous lui, éternellement prisonnier de la domination que j'imposais à mes relations ? Je n'avais jamais été confiante assez pour me laisser aller à croire mon partenaire digne de ce cadeau de moi, il y aura toujours eu une part de mon être sur mes gardes, prêt à fuir, peu convaincu par l'idée d'avoir un jour une relation qui tienne la route. Je ne me sentais pas prête. Pas faite pour ça.

Jusqu'à ce que je te rencontre, toi.

Il aura fallu me propulser dans le souvenir du cauchemar de mon passé pour que je ne commence à réaliser ce que le présent pouvait bien m'offrir. Depuis ce désir urgent de te voir dès mon réveil à l'hôpital après l'accident, paniquée au point que même Rachel ne puisse me calmer, jusqu'à ce chemin cahoteux que nous aurons parcouru à deux et qui nous aura mené jusqu'ici. Aucun autre ne pourrait jamais égaler ce que tu représentes pour moi. Walter n'est peut-être pas parfait, mais si ce n'était pour lui, le sortir de Saint Claire's et être forcée de te débusquer en Iraq pour que tu m'y aides, je ne t'aurais probablement jamais retrouvé. Aussi imprévisible soit ton père, il est à la source de tout ce que nous vivons aujourd'hui et dans l'inspiration étranglée que je prends alors que tu laisses tes doigts pianoter sur mon abdomen, je ne lui aurais jamais été aussi reconnaissante. Comprends-tu seulement la symphonie de soupirs qui s'évadent de moi? Réalises-tu que cette femme ne vibre que pour toi, guidée au rythme de ton attention, victime volontaire de ces sentiments ? Je n'aurais jamais pu comprendre ce qu'aimer puisse dire jusqu'à ce que je le lise dans tes yeux. Jusqu'à ce que tes lèvres n'en dessinent le sens sur ma peau. Jusqu'à ce que tes mains ne viennent à m'arracher les notes de ce sentiment au gré de tes découvertes. Tu m'ordonnes de me laisser faire. De te regarder. Et je viens à plonger mon regard dans le tien juste à l'instant où tu t'empares de moi, me poussant à me cambrer, tant sous la surprise que par plaisir. Réalises-tu seulement à quel point tes mains sont froides, Peter ?

Non. Bien sûr que non.

Parce que mon regard mutin t'entraîne et le mordillement me forçant au silence te laisse probablement comprendre le sentiment qui m'entraîne alors que tu parcoures ce qui fait de moi une femme. Est-ce que la redécouverte te plaît ? Certaines pressions agissant sur moi comme des leviers, me poussant à m'offrir un peu plus dans l'espoir d'en recevoir toujours autant, t'invitant au voyage, voguant au gré de l'ondulation de mon bassin, pris de sensation alors que tu nous accordes cet instant unique. Victime. Eûsses-tu été n'importe qui d'autre, j'aurais probablement repris l'avantage depuis bien longtemps, basculant nos êtres, t'allongeant sur le matelas jusqu'à te dominer et ne faire plus qu'un. Mais tu as demandé. Tu as demandé et je te fais suffisamment confiance pour te l'accorder. Je t'aime assez pour te laisser me capturer. M'amener au plus proche de l'abîme et t'adorer assez pour savoir que tu seras là pour me rattraper lorsque j'y sombrerais. Certains gestes m'inspiraient l'admiration, d'autres me surprenaient assez pour me donner l'impulsion de vouloir reprendre la main mais je me calmais toujours au doux son de ton ricanement. Tu t'amusais, tu faisais le plan de mon être de la meilleure manière possible et lorsque finalement tu me fais basculer, c'est à l'écho du savoir que je t'aurais ainsi permis de glaner.

Le silence est désuet, il l'est devenu depuis que tu auras posé la main sur moi, le calme coutumier de la pièce effacé aux tonalités de mon appréciation. Je ne doute pas que me voir ainsi, défaite si complétement sous le seul effet de ton toucher, doit flatter ton égo. Me faire perdre pied de cette façon, assurer ta possession en me marquant de la manière la plus intime qui soit, rendant mon corps exclusif au seul plaisir que tu pourrais lui accorder. Nous ne formions pas encore un, mais je n'étais pas pressée: prendre son temps faisait partie de la magie de l'instant et si gémissements et cris résonnaient jusqu'alors dans la pièce -faisant probablement ricaner Walter, en bas, il n'y avait rien qui ne valait l'aise et le confort qui me permettait de redescendre du nuage sur lequel tu m'avais expédiée au doux son de rires et de baisers volés. Combien de temps sommes-nous donc restés ainsi, moi à retrouver un rythme cardiaque normal, mon être entier vibrant encore de l'aftermath de ce que tu lui auras fait vivre, une fine pellicule de sueur peignant ma silhouette alors que je gisais à tes côtés. A s'admirer. A s'adorer. A paver le chemin qui nous guiderait vers l'instant où nous allions enfin être ensemble, corps et esprit, nouant notre pacte dans une étreinte que nul autre ne parviendrait jamais à égaler...

© Chieuze

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mar 18 Déc - 21:43




“PETER & OLIVIA„
I want to love you but I better not touch.

J'avais parfaitement conscience du cadeau qu'elle me faisait. Olivia Dunham n'était pas femme à se laisser faire, à perdre le contrôle et à laisser quelqu'un guider complètement quelque-chose d'aussi important et intime que l'était l'acte d'amour. Qu'elle me laisse maître de son plaisir montrait combien elle était prête à m'accorder sa confiance la plus absolue et j'étais honoré comme jamais. Obtenir cela d'elle, c'était le plus merveilleux des cadeaux. Plus beau encore que l'extase que je lui procurais par mes recherches frénétiques de la bonne chose à faire. Je me pris à me demander à combien d'hommes elle avait laissé le loisir d'autant de liberté et en vint rapidement à la décision que je ne voulais pas savoir. Je voulais juste être le dernier. Le dernier amant dans très longue et très heureuse vie.

Si j'avais eu à faire le bilan de ma vie à cet instant - bien que je n'en avais pas du tout envie, ayant bien autre chose à faire - j'aurais probablement regardé le début de ma vie avec reconnaissance, malgré toutes les peines et les déceptions, car sans ce passé particulier, je n'aurais sans doute jamais été ce garçon furieux contre un père trop absent, qu'une blondinette terriblement belle et déterminée était venue chercher à grand coup de menace sans fondements. J'aurais regardé les problèmes de Walter avec douceur, comprenant combien l'être qu'il était avait été important pour mon équilibre et ma rédemption. Sans ce besoin permanent qu'il avait de ma présence, je n'aurais jamais compris que sous le scientifique fou, se cachait un homme capable de tout par amour pour son fils, un fils que j'étais devenu par la force des choses et qui aurait pu finir complètement enseveli, si l'amour du père avait pris une forme tangible. Et j'aurais regardé notre premier évènement Fringe avec tendresse, redécouvrant ma colère d'avoir été ainsi traîné à Boston alors que je ne le voulais pas, d'avoir été contraint de m'occuper de ce père dont je ne voulais plus, d'avoir été obligé par elle qui picotait mes instincts les plus primaires. J'aurais probablement ri devant cet homme instable, inconscient de combien cet évènement et cette rencontre allait bouleverser sa vie. Et j'aurais probablement regardé avec tendresse cette fille paumée, découvrant un monde qui la dépassait et qui avait la volonté de se battre jusqu'au bout pour sauver l'homme qu'elle aimait, sans réaliser que pour se faire, elle allait rencontrer l'homme de sa vie... Oui, l'homme de sa vie. Même si je ne pouvais encore y prétendre pleinement, j'avais l'intention de l'être et de le rester. D'être à jamais l'unique amour de sa vie, autant qu'elle serait la mienne. Je la voulais, ma possession toute entière. Corps et âme.

J'étais un fervent croyant, dévoué à sa cause, à son plaisir, elle l'idole de mon existence et son corps était mon temple, le lieu où s'exerçait toute ma dévotion, où mes péchés parvenaient à disparaître sous mes caresses, gestes millénaires quémandant le pardon. Il ne fallait pas penser que je pouvais tout excuser de la sorte, que toutes mes erreurs pouvaient être pardonnées parce que je lui faisais l'amour, non. Mais me donner ainsi à elle et la faire mienne avec toute la tendresse, l'humilité et la dévotion dont j'étais capable, était sans doute plus à même de m'absoudre que la plus longue et précise des confessions. Elle seule pouvait m'accorder le pardon et elle le faisait en me laissant l'aimer de la sorte.

L'amener au bout de l'extase me combla et la sentir partir, autant dans ses yeux que dans toute la contraction de son corps, rendit ma propre attente aussi douloureuse que facilement supportable. Je voulais être en elle, me fondre en elle, devenir une part d'elle et j'en avais plus envie encore que précédemment, mais la voir si belle, si prisonnière de son bien être, était un spectacle que j'aurais aimé admirer pendant des siècles. Je pris un moment à la regarder retrouver ses esprits, attendant qu'elle revienne complètement dans cette chambre. « Oh Olive... », murmurais-je la voix tremblante d'émotions.
Un « Hmmm... » incontrôlable s'échappa d'entre mes lèvres et j'eus besoin de secouer plusieurs fois la tête pour reprendre un tant soit peu le contrôle de mon esprit. J'ôtais enfin les dernières barrières vestimentaires qui pouvait nous séparer et me plaçait entre ses cuisses, attendant son assentiment pour me fondre véritablement en elle pour de bon, nous emportant dans une danse sensuelle et trop longuement attendue. Guide et moteur depuis le début, je ne lui laissais pas - une nouvelle fois - le loisir de prendre les rênes. J'étais le directeur de l'ébat jusqu'alors, je voulais le rester jusqu'au bout, jusqu'au dernier supplice, jusqu'à la dernière accélération et enfin, jusqu'à l'apogée de notre étreinte, ses baisers pour simple dominance que je lui accordais. Après l'ultime coup de rein, je l'embrassais à pleine bouche et la regardais avec tendresse. Un tas de mots doux me vinrent à l'esprit et je souris en me retirant d'au-dessus d'elle, m'allongeant à son côté, ne la quittant pas des yeux. Je devenais niais, j'en avais conscience. Trop de morts d'amour fusait dans mon esprit pour que je ne le réalise pas. Du bout des doigts je caressais sa main, souriant, comblé et la respiration encore trop saccadé pour parler tout à fait sereinement.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish] Mer 26 Déc - 13:08

Peter
« Tell me: where is the shepherd for this lost lamb ? »

Communion des sens, symphonie des corps. Le balancier de ses hanches m'emportant toujours plus après que l'union initiale ne m'ai arraché un soupir de contentement. Peter ne faisait pas les choses à moitié, et si j'avais d'instinct l'envie de nous renverser pour contrôler un tant soit peu l'échange sensuel, il était bien trop buté pour me laisser faire. Accélérant ses mouvements comme me punir de ma hardiesse. Parce qu'il savait me faire taire, d'un simple coup de rein il parvenait à me faire oublier ce que j'allais protester; d'un unique roulement des hanches il ne lui était pas difficile de m'amener toujours plus haut, me faire perdre pied comme jamais, étouffant mes plaintes dans une chanson de gémissements et de soupir à peine voilés. Walter était toujours en bas, les murs n'étaient pas les plus épais mais quelque part je m'en moquais, rencontrant Peter coup pour coup jusqu'à ce que finalement il ne fasse mourir notre étreinte au son de son prénom, pas crié, mais gémit suffisamment fort pour m'accompagner lorsque je basculais. Mes ongles marquaient son dos, mes lèvres saupoudraient son corps et dans l'immobilité post-coïtale qui s'empara de nous, je déposais sur lui des yeux légèrement embués. Seigneur, ce que je pouvais l'aimer. Comme jamais je n'avais pu adorer quelqu'un et si lui se désengageait pour s'allonger à mes côtés, je suivais péniblement, laissant l'homme être doux alors que je m'émerveillais de ce que je pouvais voir. Ou plutôt de ce que je ne voyais plus: le scintillement de Peter. L'émotion fut la plus grande, et de toutes celles qui auraient pu couler, seule une larme roula sur ma joue, reconnaissante.

Peter ?

Le souffle court, baignant dans cette atmosphère qui nous noyait ensemble, laissant le sentiment parler de lui-même là où le corps ne pouvait pas encore se permettre d'immense discours. S'il plongeait les yeux dans les miens, il saurait. Il comprendrait. Il verrait celle qui avait l'habitude de fortifier ses défense émotionnelles finalement laisser un peu de mou à qui tenterait de les surmonter, abattant l'indépendance pour reposer sur quelqu'un et finalement espérer plus que tout ne pas le regretter. Il y verrait l'enfant que je n'étais plus, la femme que je pourrais devenir, tout ça par lui, et les mots me manquaient malgré le fait qu'il efface d'une caresse l'unique perle d'eau qui venait à m'échapper. Peut-être comprendrait-il. Peut-être que genius boy ici parviendrait à tisser les implications de ce que je lui disais d'un regard.

Peut-être. Juste peut-être...

La douche qui suivit fut digne des micro-douche qu'un militaire pouvait prendre: quelques minutes, rapide, pas de temps à perdre et des gestes sûrs et précis. Seule. Peter semblait d'accord, décidant sans doute que si nous désirions descendre retrouver Peter, risquer de nous y remettre comme des adolescents en manque n'était probablement pas la meilleure des solutions. Mais il y avait quelque chose de normal dans notre gestion de ce qu'il venait de se passer. Nous ne courrions pas à travers toute la pièce pour rassembler nos affaires de crainte d'être découverts, nous ne cherchions pas à fuir loin l'un de l'autre. Non. Au contraire, tout ceci semblait si domestique que la scène m'arracha un sourire que je ne pus dissimuler. Quelque chose commençait vraiment entre lui et moi et maintenant que je m'étais ôté les oeillères de la crainte, je m'autorisais vraiment à le voir...

» «

O-li-viaaaaa !

Seul Walter avait la capacité de paraître si excité si tôt au matin, vêtu d'un tablier sur un t-shirt blanc et un pantalon de pyjama, spatule dans une main, poêle de l'autre. Au moins, il était vêtu.... Avait-il recommencé à cuisiner lorsque notre silence soudain lui avait murmuré à l'oreille que notre arrivée était imminente? Je n'en savais rien, et je préférais ne pas me poser la question de ce qu'il avait pu ou non entendre. Même la façon dont j'étais vêtue restait similaire à celle de Peter (normal, puisqu'il s'agissait de ses vêtements à lui!): top gris, pantalon de jogging clair en opposition à son jogging gris foncé et son débardeur blanc. Opposé parfait. Si je ne le connaissais pas mieux que ça, j'aurais traduit le regard de Walter comme étant celui de quelqu'un faisant plus de suppositions qu'il ne fallait... Le scientifique nous installa à table en toute hâte et le premier réflexe que j'eus fut de m'assurer qu'il s'était gardé une place de même. Chose faite. Ouf... Rien n'aurait été plus inconfortable que de partager une table pour deux sous le regard du père sachant pertinemment que je venais de faire l'amour à son fils. Ou, considérant la dominance de Peter sur l'ébat, être la cible d'observation d'un homme fier de ce que son fils aurait accompli. Gênant... Mais il n'en était rien: sa place était bien moins fournie que la nôtre, mais elle était là. Ouf...

Er... Walter ? Qu'est-ce que c'est ?

Mon regard venait de se poser sur un monticule de cartons posé à même le sol quelques mètres derrière Peter. Je pensais que l'homme était supposé regarder un dvd ? Était-il monté à l'étage ? Avait-il été témoin auditif plus précis que ce que je ne lui accordais pour l'instant ? Avait-il entendu murmure et soupire, soudainement fier des facultés de son unique fils à donner du plaisir à une femme ? La pensée me perturbait, et seule l'exclamation de Peter en se retournant et découvrant les cartons à son tour me permit de ne pas me faire un film trop précis de ce que je craignais des attentions de l'homme. Quelque chose comme "Sérieusement? Déjà?!", doublé d'une phrase demandant à savoir quand il avait été chercher tout ça. Au moins, je n'étais pas seule à me poser la question. Halloween était à peine passé que Walter sortait déjà les décoration et autre memorabilia de Noël. Ou bien n'était-ce jamais que pour se prouver la nostalgie des congés ? En tout cas, je n'aurais jamais pu imaginer le vieil homme comme quelqu'un porté sur les festivités de fin d'année... ce qui est probablement pourquoi j'aurais dû me douter que c'était son genre: il avait manqué trop de Noël il y a tant d'années, trop concentré sur son travail, pour ne pas vouloir rattraper ses erreurs aujourd'hui. Mais vraiment? Deux mois à l'avance ?! Quelqu'un semblait anxieux d'avoir ses cadeaux, pensais-je avais un léger rictus d'amusement. La conversation glissa normalement sur les fêtes de fin d'année, Walter justifiant son geste en expliquant à quel point il était pénible de trouver LE sapin parfait. Peter protesta en affirmant qu'il était inutile de sortir les décorations avant d'avoir l'arbre, ce à quoi Walter rétorqua une réponse logique qui m'amusa au plus haut point. C'était toujours intéressant de les voir interagir, ces deux-là, même si cette conversation marquait la première depuis longtemps que je pouvais comprendre sans décocher un regard interrogatif à Astrid. Walter me servit des pancakes à la myrtille, et j'optais pour un thé chaud alors qu'il s'occupait de servir son fils, la spatule sifflant dans l'air alors qu'il s'en servait comme baguette pour appuyer ses arguments.

L'un avec l'autre, ils formaient véritablement un tableau qu'il était impossible de résister. Me levant de mon siège, imposant le silence sur le duo en plein débat, je longeais la table avant de me retrouver juste derrière Peter, appuyée sur ses épaules, penchée en avant pour lui voler un baiser avant de murmurer à son oreille des mots que seul le fils pouvait entendre. Cinquante billets disent que je parviens à te vêtir d'une barbe et d'une tenue rouge pour venir apporter les cadeaux à Walter. Fais-ça pour moi, P...ère Noël? Ce n'était pas autant la manière que j'avais de l'appeler mais bien le ton que j'avais utilisé qui glissait des frissons le long de la nuque de mon amant. Certains hommes fantasmaient de voir leur compagne dans des tenues aguichantes d'elfe de Noël ou alors versions féminisées du fameux costume rouge, mais je trouvais soudainement amusante l'image que je me faisais de l'homme apportant cadeau à un Walter surexcité comme un gosse. Ne pas fonder notre relation sur un sérieux trop étouffant, garder des moments légers et amusants comme ce dernier et puis je savais bien qu'il lui serait impossible de me refuser: s'il battait en retraite, je gagnais le pari. S'il continuait sur cette voie, il viendrait à expérimenter juste à quel point je pouvais me montrer convaincante et l'idée seule devait progressivement faire son bonhomme de chemin dans sa tête, noyant sa psyché d'imagination probable et improbable de ce que je pourrais bien lui faire. Père Noël..... Je laissais le murmure échaudé faire son bonhomme de chemin dans l'esprit de l'homme, me jouant de notre récente altercation pour provoquer toutes sortes de choses chez lui. Et en regagnant ma place, croquant un toast comme si de rien n'était, je pouvais sentir le regard de Bishop sur ma chair, comme s'il se persuadait soudainement de ne pas me voir en enfant sage sur ses genoux, de ne pas se décider à me ramener quoi que ce soit comme cadeau. Il savait que je savais qu'il allait le faire, pour au moins la seule raison que j'allais mentionner. Après ce qu'il s'est passé avec le Soldat, qu'est-ce que tu as à perdre, vraiment ? Mon ton était arrogant, amusé, exalté dans la confusion que je lisais chez Walter alors que le fils ne me lâchait pas du regard. Il allait le faire. Il devait. Ce n'était jamais qu'une évolution logique, d'abord le costume d'Halloween complètement oublié, ensuite... Noël. Walter nous avait mis sur la voie, je regardais les deux hommes d'un air qui laissait comprendre que si nous venions à discuter de ça ce n'était pas ma faute. Mais il savait mieux que ça... Il n'était pas con... Et avant que mon téléphone ne me sonne, probablement Broyles nous joignant pour une nouvelle affaire, je déposais sur l'homme face à moi un coup d'oeil assuré, débordant de la détermination de la femme qui sait ce qu'elle veut et qui n'ignore pas qu'elle obtiendra. Quand bien même il résisterait, la nuit a prouvé que je me retrouvais désormais avec une toute nouvelle palette pour le faire craquer...

Hey, Santa. En route...

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ft Olivia ✘ I don't know what happened. Do you ? [NC-17] [Finish]

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