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ft Olivia ✘ I never want all of that.

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MessageSujet: ft Olivia ✘ I never want all of that. Jeu 25 Oct - 19:01




“PETER & OLIVIA„
I can't look in your eyes, you're out of my league.

Okay. J'étais insupportable aujourd'hui, je m'en rendais bien compte. Mais comment pouvais-je me calmer alors qu'à l'intérieur de moi, c'était la tempête des sentiments ? Il y a quelques jours, Olivia et moi avions fait l'amour et ça avait été fabuleux, digne des plus grandes promesses. Nous n'étions pas réconciliés, pas complètement du moins, mais elle guérissait, doucement et elle m'avait prouvé qu'elle m'aimait encore, qu'elle avait besoin de temps, mais qu'elle pourrait un jour être à nouveau à moi, autrement que pour une nuit de possession. J'avais été de tellement bonne humeur les jours suivants, tellement plus patient avec Walter, plus taquin avec Astrid. Deviner ce qu'il s'était passé n'avait pas été bien compliqué et j'avais remercié intérieurement Walter de me l'avoir fait remarquer, mais de ne pas avoir abordé le sujet avec Olivia. Je crois qu'il avait compris l'enjeu, la fragilité de l'avancée. Confronté Olivia à son acte de folie l'aurait repoussé plus encore dans ses tranchées et tout aurait été à refaire. Et puis hier, tout avait à nouveau volé en éclat.

Elle était réapparu, tourbillon destructeur de ma vie. Elle et les cataclysmes qui l'accompagnaient. A croire qu'elle était destinée à ça : détruire ma vie pour préserver la sienne. Elle l'avait déjà fait une fois, en toute conscience, avec la volonté de le faire. Je pensais vraiment que cette fois-ci, elle était sincère lorsqu'elle disait que détruire mon équilibre fragile n'était pas sa volonté, mais que pour atteindre son but, elle avait été contrainte de revenir. Pourtant, cela ne changeait rien. Pas pour Olivia et moi. Pas pour ce qui allait suivre pour nous. Je pouvais espérer autant que je voulais, je savais que ça laisserait ses marques. Alors oui, j'en étais rendu insupportable ce matin-là, tant et si bien qu'Astrid finit par me prendre dans un coin pour me demander ce qui n'allait pas et si elle pouvait faire quelque-chose. De dépits, je lui avais raconté la visite d'hier au soir, les informations que j'en avais tirées, gardant pour moi la plus insupportable de toutes. La jeune femme m'intima d'aller voir Olivia, de l'informer moi-même, avant qu'elle ne le découvre et découvre que je le savais. J'en avais l'intention, bien entendu, mais j'avais peur qu'elle utilise ce prétexte pour me repousser définitivement. Que toutes les conséquences de son retour détruise à nouveau le peu que nous avions à reconstruire. Pourtant, entendre Astrid me dire que les conséquences seraient sans doute moins fatales si je prenais l'initiative d'en parler à Olivia avant qu'elle ne le découvre rasséréna mes propres pensées. Je hochais donc la tête en réponse, la remerciant d'être là et elle m'assura que c'était normal.

Je savais qu'Olivia n'était pas disponible pour l'instant. Ce matin-là, elle avait rendez-vous à l'hôpital pour des examens complémentaires, une sorte d'assurance, alors que les examens que Walter lui avait fait montraient qu'elle n'avait rien. Après ça, l'enquête serait définitivement entérinée. Le coupable arrêté, les explications données, l'état de santé des victimes encore en vie à nouveau normalisé. Il ne resterait plus qu'à l'agent Dunham à mettre toutes les pièces à conviction dans un carton marqué des coordonnées de l'enquête, à écrire et y placer son rapport, puis à donner le tout à l'agent Broyles pour qu'il le relise, le paraphe et permette à Olivia d'écrire un simple « CLOSED » sur le carton avant de l'envoyer aux archives. En résumé, sauf si un cadavre intempestif venait à se déclarer avant la fin de la journée, il ne reverrait pas Olivia de sitôt. Il allait donc falloir que j'aille la trouver moi-même, quand elle serait revenue de l'hôpital. Je passais donc le reste de la matinée en compagnie de Walter et Astrid, m'efforçant de rester un minimum civilisé malgré les relents de colère dès que j'avais le malheur de me perdre un peu dans mes pensées. Réalisant vite les causes de mes sautes d'humeurs, Astrid s'astreignit pour le reste de la journée à m'occuper l'esprit encore et encore pour m'empêcher de trop réfléchir. Quand il fut une heure décente pour espérer trouver Olivia à son bureau, c'est elle qui me mit à la porte, stipulant que j'avais sûrement une chose importante à faire au lieu de rester à gêner Walter dans ses expériences loufoques. Brave Astrid. Que ferais-je sans elle.

Je pris donc la direction des bureaux du FBI, montrant mon badge à l'entrée et passant par le portique. Contrairement à ce qu'elle m'avait « peut-être » promis lorsqu'elle m'avait donné ce badge, ça ne faisait pas sauter les contraventions. Mais au moins, je n'avais plus besoin d'une autorisation spéciale, ni d'une escorte pour aller jusqu'au bureau de l'agent Dunham. L'ascenseur fit plusieurs arrêts avant d'arriver au bon étage, permettant à mon anxiété de revenir au galop, plus forte à chaque étage. C'est presque tremblant que je posais les pieds dans les locaux de la Fringe Division, tripotant le badge accroché à la poche gauche de mon jean. Je ne mis pas longtemps à repérer Olivia - penchée sur ses papiers, ses lunettes de vue sur le nez - et soupirait avant de m'approcher dans son dos. « Agent Dunham. », dis-je doucement avec un sourire, la faisant se retourner. Je pris soin d'éviter soigneusement son regard et me penchait légèrement vers elle. « Il faut que je te parle, maintenant. » Et sans lui laisser le loisir de répliquer, je l'attrapais par le bras avec douceur et la faisait se lever pour me suivre. Je fis moins de deux pas avant de la lâcher complètement. Elle n'était pas du genre à aimer attirer l'attention et le fait qu'elle se soit mise debout avait assez attiré les regards des enquêteurs autour de nous pour qu'elle me suive sans broncher jusqu'à un endroit plus discret où nous pourrions discuter librement. J'ouvris la porte d'une des salles de réunion, laissais passer la jeune femme et refermait derrière moi.

Tourné vers la porte, je pris une nouvelle inspiration. Il fallait que je lui dise. Il fallait que ça soit moi qui le fasse. Et si j'avais pu parler et m'enfuir, je l'aurais fais, mais ça n'aurait pas été juste. Ça n'aurait pas été bien. Il fallait que je l'affronte, face à elle. « Elle est là. Elle est dans notre monde. » Je me tournais vers elle, plantant pour la première fois mon regard empli de détresse et de crainte dans celui d'Olivia. « Fauxlivia est de retour... » C'était asséné comme ça, sans précaution, sans douceur, parce que j'ignorais honnêtement comment le lui dire doucement, comment partager ça avec elle sans qu'elle ne se braque et qu'elle comprenne que ça me faisait peur.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Ven 26 Oct - 22:16

Olivia & Peter
« And it wasn't reasonable, and it wasn't logical, but I did it, so… »

Il n'aura jamais été nécessaire pour moi de voir Peter pour savoir qu'il était là. Il y avait cet instinct, ce frisson qui me parcourait l'échine, comme une manière inconsciente de me dire qu'il était à proximité. Et ce frisson me parcouru encore une fois, à nouveau, alors que l'heure approchait dangereusement la pause lunch. Je n'avais pas faim, de toute façon; si Peter venait pour m'attirer dehors et me pousser à manger, il allait être foncièrement déçu. Ce matin en me levant, j'aurais pu entretenir l'idée, mais là.... Agent Dunham Et il était là, aussi sûrement que me l'avaient assuré mes instincts. Je ne me trompais que rarement... Pas lorsque Peter Bishop faisait partie de l'équation... Et pourtant. Il annonça vouloir me parler alors que je n'en avais absolument pas la moindre envie, si bien que je restais vissée à mon siège jusqu'à ce qu'il se sente obligé de me lever de force, mais avec douceur. S'il te plaît, Peter... Rentre au labo. Retourne chez toi. S'il y avait bien quelque chose que je ne voulais pas en ce moment, c'était parler: me plonger dans le travail, mourir sous la tonne de paperasserie destinée à me changer les idées, répondre à un appel de Broyles pour x ou y raison semblait de bien meilleures façon pour moi de me changer les idées que de faire face à la moitié d'un problème qui venait à peine de ressurgir dans ma vie. J'étais inquiète. Non. Apeurée. Et si cela ne dépendait qu'à moi, vraiment, je me serais terrée là où il n'aurait jamais pu me retrouver, au moins le temps que je me remette les idées en place. Fauxlivia est de retour... Je ne sais pas pourquoi je m'étais attendue à ce qu'il ne m'en dise rien. Pourquoi le fait qu'il me l'avoue maintenant compliquait juste un peu le tout, me perturbait juste un peu plus plutôt que simplifiait les choses. Parce qu'elle était là. C'était indéniable. Pour avoir passé du temps avec elle ce matin en opposition aux heures qu'il m'aura fallu pour m'en remettre, je ne le savais que trop bien. Fauxlivia, moi, sans être moi. Celle qui m'avait tout volé et la vie de qui j'avais vécu si brièvement lorsque de l'autre côté. Celle qui se sera accaparée ma vie, mon travail, ma famille, Peter. Je sais...

Deux simples mots mais qui firent toute la différence, si j'avais à en juger sur la manière qu'avait Bishop de me fixer. Il s'attendait peut-être à des explications. Plus d'informations. Je nous enfermais dans la salle de réunion avant de finalement me mettre à faire les 100 pas devant la table à café, Peter restant dans son coin, près de la table principale. Je l'ai croisée ce matin, à l'hôpital. Même si elle n'avait pas nécessairement ravie de me voir... Comparé à moi, ce n'était rien cependant. La dernière fois que j'avais eu affaire à elle, nous avions fini à démolir la moitié du salon de son appartement. Peut-être avait-elle été là lorsqu'ils m'avaient capturés, aussi, sûrement, puisqu'elle avait été là pour prendre ma place dans l'instant. La revoir avait causé un stress inutile, et avoir à en reparler m'angoissait progressivement. Alors quoi, Bishop ? Qu'est-ce que tu comptes faire de ça ? Reprendre les choses où elles étaient ? Qu'est-ce qu'elle fait de nous ? Tant de pensées, tant de questions qui s'affichaient dans mon regard les rares fois où mes va et vient lui permettaient de m'observer. Je ne l'appelais jamais par son nom de famille que lorsque j'avais une envie de me détacher émotionnellement de lui. La présence de l'autre changeait la donne et je n'étais juste pas trop certaine de savoir quoi faire avec ces nouvelles données... Peter avait passé du temps avec elle, et son retour pouvait signifier tant de choses que je n'étais juste pas certaine de savoir par où commencer. Quelles certitudes interpréter à tort. Quelles informations garder pour acquise. La relation qui nous liait tous les deux restait fébrile au mieux et la présence de l'autre ne faisait jamais qu'ébranler un peu plus nos fondations...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Ven 26 Oct - 23:18




“PETER & OLIVIA„
I can't look in your eyes, you're out of my league.

Prononcer les mots fut étrangement simple. L'assumer fut beaucoup plus dur. La regarder alors qu'elle assimilait les mots fut intenable. Et l'entendre prononcer deux petits mots qui signifiait que j'arrivais déjà trop tard fut carrément insoutenable. Mon regard suppliant devint question lorsque j'assimilais moi-même le fait qu'elle savait. Elle savait qu'Elle était là. Elle savait que Fauxlivia était dans notre monde. Cette phrase tournait en boucle dans ma tête, comme si la penser encore et encore allait changer quelque-chose à cet état de fait. Comme si ça pouvait atténuer la gravité de la chose. Tout mais pas ça.

Olivia commença à faire les cent pas dans la pièce, alors que je ne la quittais pas des yeux, craignant trop qu'elle s'évapore si j'avais le malheur d'être inattentif pendant plus d'un bref instant. Plusieurs secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne détaille les circonstances de cette connaissance. Puis elle avoua l'avoir croisé à l'hôpital et je me surpris à deviner sans mal pourquoi elle n'était pas heureuse de l'y avoir croisé comme ça, d'un coup, sans y être préparé, sans être dans les bonnes circonstances. Cette pensée fut fugace dans mon esprit, trop rapidement rattrapée par la marque de détachement profonde que la blonde utilisa pour me demander les conséquences d'un tel retour. « Alors quoi, Bishop ? », me demanda-t-elle et mon coeur s'emballa. Non... Non Olivia... Pas alors que tout s'arrangeait... Mon corps réagit aussi vite que mon esprit, refusant qu'elle s'éloigne à nouveau. Pas comme ça. Pas pour ça. Je me redressais d'un bond, parcourant les deux trois pas qui me séparait de la lionne tournante comme si elle était en cage et je pris son visage entre mes mains, l'obligeant à me regarder dans les yeux. « Ne fais pas ça. Je t'en prie. » Je la lâchais tout aussi rapidement, trop conscient que je dépassais les limites de ce qu'elle pouvait sans doute tolérer sur l'instant. Je reculais d'autant de pas que j'avais avancé auparavant, sans la quitter des yeux. « Ne t'en sers pas d'excuse pour t'éloigner à nouveau... »

Je baissais les yeux, n'arrivant plus à l'affronter. Si le peu que nous étions parvenus à reconstruire s'effondrait à nouveau, par sa faute à elle... Qui sait si j'aurais la force de tenir ma parole et de la protéger, alors que ma seule envie serait de la tuer. J'avais perdu Olivia par deux fois déjà à cause d'elle, la troisième fois serait assurément celle de trop. « Elle dit être venue nous aider. Walternate l'a contrainte à fuir son monde. Elle dit n'avoir plus que nous pour l'aider si on l'accepte... » J'ignorais pourquoi je lui disais tout ça, ce qui me poussait à tout lui dire, mais j'étais persuadé que c'était mieux. Mieux qu'elle sache tout... ou presque tout, de ma propre bouche, plutôt que de l'apprendre plus tard de celle de son double. Si tu savais comme j'ai peur que ça nous détruise, Olive... Je m'affalais, plus que je ne m'asseyais sur l'un des fauteuils de la salle de réunion, posant mes coudes sur mes genoux, joignant les mains contre ma bouche. « C'est une excellente menteuse... je le sais. Mais elle avait l'air... sincère ? », poursuivis-je réalisant que depuis hier soir, c'était la première fois que je réfléchissais de manière cohérente à la visite impromptue à laquelle j'avais eu droit. « Je ne veux surtout pas te faire souffrir, t'imposer ça. J'aimerais juste qu'elle disparaisse à nouveau, qu'elle soit loin de nous, de nos vies. Mais si elle était sincère ? » Que pouvais-je faire d'autre que de l'aider ? Elle restait Olivia Dunham. Même si elle faisait des choses que mon Olivia ne ferait jamais. Même si elle était prête à mentir et tromper pour sauver son monde. Si vraiment elle était en danger ? Elle restait une Olivia en danger. Et au nom de celle que j'aimais, comment rester impassible face aux ennuis qu'une version différente d'elle pouvait avoir ?

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Sam 27 Oct - 20:25

Olivia & Peter
« And it wasn't reasonable, and it wasn't logical, but I did it, so… »

J'aurais pu passer une éternité à me demander pourquoi je n'avais pas contacté Peter pour lui en parler. Bien sûr, quand j'ai croisé l'autre Olivia à l'hôpital, j'ai tenté de joindre l'homme dans le but de tenter et voir si je pouvais le joindre, lui demander s'il savait quoi que ce soit. J'étais tellement bouleversée que j'ai même considéré contacter Broyles pour alerter tout le monde; mais maintenant... elle était à l'hôpital, si elle comptait attaquer ou je ne savais trop quoi d'autre, elle allait probablement trouver mieux que ça pour frapper... Alors j'avais gardé le silence. J'avais arrêté de tenter contacter Peter. Je n'avais pas alerté Broyles. Mais je l'avais confrontée, elle, parce que je ne me sentais pas capable de me voir à nouveau dans une glace si jamais je la fuyais. Mais pour l'instant... la seule personne que je désirais fuir, c'était Peter. Parce que si touchée que je puisse être par le fait qu'il ait fait l'effort de m'avertir, un millier d'autres questions m'assaillaient.Ne t'en sers pas d'excuse pour t'éloigner à nouveau... Son contact m'avait comme brûlé et je me retrouvais reconnaissante qu'il n'ait pas duré. Pas parce que j'étais dégoûtée qu'il ne m'agrippe pour me forcer à l'observer, mais plutôt parce que j'étais tellement plongée dans mes pensées que son acte me surprit. Il parla. Annonça les intentions de la jeune femme, de ce qu'elle attendait de nous. De ce que lui attendait de moi. Il ne le dit pas en ces termes, mais c'était clair: ne pas la laisser faire, nous détruire, ne pas me laisser aveugler par les sentiments qui risquaient de me concentrer sur une voie qui n'était pas celle qu'il fallait. Il avait peur. Peut-être pas autant que moi, mais il craignait les conséquences d'une nouvelle pareille; jusqu'à ce qu'une nouvelle question ne s'impose à mon esprit et ne réclamait pas de repos tant que je ne lui avais pas donné voix. Mais... Comment est-ce que toi tu sais ? Et pourquoi est-ce que tu as l'air de savoir tant de choses sur ce qu'elle vient faire ici ? La réponse s'imposa d'elle-même à mon esprit. Tu l'as vue. Concis, simple, à peine murmuré.. Il n'y avait pas d'autres explications, puisque j'avais laissé l'autre à l'hôpital et que rien ne laissait supposer qu'elle était sur le point de sortir. J'avais même l'idée stupide d'avoir à vérifier mon assurance: si l'établissement voit des soins commandés pour deux Olivia Dunham, cela ne m'étonnerait pas qu'ils viennent à se tromper juste assez pour me faire payer ses soins: dans le fond, elle venait d'ailleurs, elle n'avait aucuns documents valables prouvant son identité ici et une assurance était le B.A.BA pour fréquenter un hôpital par ici. A moins que... C'est toi qui a payé pour elle ? L'hôpital. Peut-être l'hôtel. Ou alors avait-elle logé chez lui, chose qui était mis en doute par le fait que Walter loge au même endroit. Puis Peter affirma la désirer aussi loin de nous que possible, mais dans l'incapacité de la renvoyer pour le cas unique où elle disait la vérité. Oui, c'était une menteuse, nous étions toutes les deux douées pour nous faire passer pour ce que nous n'étions pas: elle pour moi auprès de Peter, moi pour elle auprès de Charlie. Qu'est-ce que sa présence ici allait signifier ? Qu'est-ce qu'on attendrait de moi ? J'étais partagée entre l'envie de la fuir et l'envie de remettre un round 2 à notre altercation. Qu'est-ce que tu attends de moi, Peter ? Fatiguée, lasse, je posais ma main sur mon front pour l'éponger doucement même si je n'éprouvais aucune sueur. Plutôt de l'indécision. De l'embarras. J'avais cessé de tourner en rond lorsque Peter avait capturé mon visage mais je basculais maintenant d'un pied à l'autre sous l'angoisse qui s'emparait doucement de moi. J'étais agent du FBI. Entraînée à n'importe quelle situation et en mesure de tenir tête à n'importe quel connard de criminel. Mais lorsque j'avais affaire à Peter, je perdais mes moyens. L'agent inflexible disparaissait, l'enfant, la jeune femme vulnérable revenait au galop. Et là, c'en était bientôt de trop... Je me retournais pour fuir la pièce, fuir sa présence, mais il m'en empêcha en refermant violement la porte alors que je l'avais à peine entrouverte. Apparemment, Peter n'allait certainement pas me laisser fuir... J'étais pourtant si douée, pour ça. Fuir. Ne pas faire face à ce que je craignais qu'il viendrait à me dire. Je ne me servais pas d'elle comme excuse... enfin... je ne pensais pas.Peter...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Sam 27 Oct - 23:03




“PETER & OLIVIA„
I can't look in your eyes, you're out of my league.

Si seulement elle pouvait accepter et comprendre. Si elle pouvait imaginer. Elle était amoureuse de moi. Ça j'en étais certain. Et elle savait que je l'aimais aussi. Elle ne pouvait décemment pas en douter. Pas alors que j'avais quitté une dimension, ma dimension, pour elle. Pouvait-elle seulement imaginer à quel point j'avais peur qu'elle me quitte pour toujours ? Ma vie... elle n'avait aucun sens sans Olivia Dunham. Elle n'avait aucun sens si Olivia n'était pas mon monde. J'avais choisi ici pour elle. La voir me filer entre les doigts me donnait l'impression d'avoir tout plaqué pour ne rien obtenir du tout. Mais c'était Olivia. Éternelle inquiète devant ses sentiments. Lâcher prise ? Elle ne le faisait que rarement, pour un temps déterminé, pas pour toute la vie. Elle avait lâché prise ce soir-là chez elle. Elle s'était laissée aller et s'était laissé m'enivrer de plaisir. Mais elle n'était pas femme à lâcher prise bien longtemps et l'Olivia blessée et distante était rapidement revenue à la charge, même si les choses allaient mieux. Mais là, dans cette pièce, j'avais l'impression qu'elle rebroussait chemin plus loin encore et cela m'était intolérable.

Elle s'étonna de que j'en sache autant sur la présence de son double, me demandant comment moi je savais qu'elle était là, ce qu'elle voulait de nous. Bien sûr, elle fit vite le lien. Je hochais la tête à son affirmation. Oui, je l'avais vu. Je me sentis obligé de m'expliquer néanmoins. « Elle est venue chez moi hier, pour me dire ce pourquoi elle a traversé. Pour s'excuser de ce qu'elle m'a fait, aussi... Comme si ça pouvait être aussi simple... Je voulais que tu le saches, avant de devoir en parler à Broyles. » Parce que je savais. Je savais que le directeur de la Division Fringe devait être mis au courant de la présence d'un ancien espion de l'autre côté parmi nous. Je ne pouvais décemment pas garder la chose pour moi, même si j'aurais eu envie de le faire pour la simple idée de me dire qu'en dehors de ma tête, Fauxlivia n'évoluait pas dans notre monde, mais ailleurs, loin, très loin de nous. Puis Olivia m'accusa de payer pour elle et je secouais vigoureusement la tête. « Quoi ? Mais... mais non... Olivia tu crois sincèrement que je ferais une chose pareille pour elle ? Tu crois sincèrement que je pourrais juste... oublier et lui rendre service de la sorte ? » Je ne rajoutais pas que j'étais peu convaincu qu'une Olivia, peu importe son monde d'origine, accepte ainsi d'être hébergé au frais de la princesse par un homme à qui elle devait encore prouver sa loyauté. Qu'elle accepte qu'on la materne de la sorte. Sans parler du fait que si elle disait vrai, il était bien plus dangereux pour elle de dépendre des gens qu'elle venait aider plutôt que de se cacher et se débrouiller seule pour survivre.

Elle me demanda une nouvelle fois ce que j'attendais d'elle, avant de tenter de s'enfuir. A peine eut-elle entrouvert la porte que je la refermais sans précaution, la faisant claquer et m'en contrefichant. Mon nom dans sa bouche acheva de mettre à mal ma patience et ma retenue. J'attrapais Olivia par les hanches, la collant au mur et me pressant contre elle, une main sur sa joue pour capturer son regard. « Ne fais... pas ça... », murmurais-je entre mes dents. Me faisant violence, mais me voyant contraint de rendre les armes, j'abandonnais et plongeais sur sa bouche, forçant le passage de ses lèvres. Ce fut un baiser bref, dur et sans charme. Elle détruisait tout. Encore. Je m'écartais, lui tournant le dos, passant une main sur mon visage, une vague immense et dévastatrice menaçant de me submerger, alors que je me retournais à nouveau vers elle, plaquant mes deux mains sur le mur, de chaque côté de sa tête, furieux contre moi, furieux contre elle, furieux contre elle surtout. « Dis-le... Un seul mot... et je disparais... Si c'est ce que tu veux. » Je ne mesurais pas vraiment la violence de ce que je lui demandais, essayant déjà de mesurer et maîtriser ma voix, sa froideur et mes muscles qui ne demandaient qu'à exploser de leur fureur. Il y avait, depuis si longtemps, cette colère sourde en moi, cette profonde détresse que je ne savais combler que par la fuite et les bagarres que je m'attirais dans les bars comme un gamin en mal de sensation forte. J'étais du genre bagarreur avant de rencontrer Olivia. Ça ressortait, parfois, quand elle n'était pas là. Quand les vérités sur les expériences de Walter se dévoilaient au grand jour. Quand elle était en danger et que je ne pouvais rien faire. D'ordinaire, ça n'explosait pas en sa présence. Ce que j'étais au fond de moi, ce gamin qui trouvait à se différencier de son père qu'il détestait en se montrant boxeur envers l'autorité, envers le pouvoir, était enchaîné sans mal quand Olivia posait les yeux sur moi. Mais pas dans une telle situation. Pas alors que je lui demandais de me libérer d'elle, chose dont je n'avais absolument pas envie. C'est facile Olive, dis-le qu'on en finisse. Dis-moi que tu ne me veux plus auprès de toi alors qu'elle est à nouveau là.

« DIS-LE. »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Dim 28 Oct - 6:03

Olivia & Peter
« Love is just a word until you find someone to give it a definition »

Je hochais la tête en l'entendant m'expliquer qu'elle était passée chez lui la veille pour je ne sais quelle raison. S'expliquer, apparemment. Je ne savais pas pourquoi je continuais à réagir de cette manière quel que fut le moment où ils étaient mentionnés, je me doutais que Peter n'avait pas dû accueillir les bras ouverts mais il était toujours là. Ce soupçon de doute. Cette once de crainte. La peur de ne jamais être assez, et bien qu'étant partiellement consciente d'être l'obstacle majeur à ce qui nous empêchait Peter et moi d'aller de l'avant... je ne pouvais pas encore m'y résoudre. Pas tout de suite. Pas lorsque tout reposait sur une fondation si branlante, menaçant à tout moment de s'effondrer. Des excuses. Il avait eu droit à un "je suis désolée" de sa part... A entendre Peter prononcer ces mots je ne m'empêchais pas de laisser un toussottement d'incrédulité passer mes lèvres avant de tourner les yeux une seconde dans un dédain évident vis à vis de ce qu'elle pouvait bien dire. Des excuses. J'osais espérer qu'elle ne vienne pas s'imaginer m'en présenter, parce que je n'étais pas sûre d'être en mesure de réagir dans les limites des régulations du FBI et je détesterais venir à perdre mon job à cause d'elle. Peut-être. Peut-être pas. Notre rencontre avait été placée sous le sceau de l'incrédulité, de la méfiance et de mon animosité à son égard; je n'avais pas eu de souci à vouloir savoir pourquoi elle était là, je m'en moquais et je n'allais certainement pas m'en quérir. Elle était moi, mais si différente à la fin... Si le psy du FBI avait vent de tout ce qu'il me passait par la tête quand je pensais à elle, elle allait me consigner à suivre une thérapie de force. Merci, mais j'ai déjà donné...

Broyles...

Peter souligna un point qui ne m'était pas venu à l'esprit, et c'était peut-être un témoin évocateur d'à quel point notre rencontre m'avait bouleversée... Il allait falloir avertir Broyles. Bien sûr qu'il allait falloir avertir Broyles... Que faire d'autre, sinon. Mais curieusement assez, je n'y avais pas songé. J'avais d'autres choses occupant mon esprit alors et je baissais les yeux par honte d'avoir zappé un protocole aussi important. Au moins, cela me permettait de ne pas avoir à faire face à Peter lorsqu'il réagit avec véhémence aux mots qui suivirent, prononcés avec défaite, comme si je m'abandonnais déjà à l'idée qu'il allait sûrement la préférer à moi. C'était moi qu'il aimait, mais il y avait tant de choses d'elle qu'il avait goûté avant tout. Tant de changements qu'il avait remarqué dont il avait espéré être à l'origine. Tu crois sincèrement... C'était la question qui valait tout, n'est-ce pas ? Mais la vérité était que je ne parvenais plus à croire quoi que ce soit, pas aujourd'hui en tout cas. Trop de pensées contradictoires se bousculaient, trop de choses à imaginer, à savoir, à espérer... J'y perdais mon latin. Plutôt que répondre, je préférais lui demander ce qu'il attendait de moi, qu'est-ce qu'il espérait, que moi, je soie en mesure d'oublier et juste faire comme si rien n'était ? J'essayais, seigneurs j'essayais mais c'était si difficile d'avancer et de ne pas se retourner sans se demander quand viendrait la prochaine tuile, la prochaine raison qui me renfermera dans la sécurité de ma coquille. Je voulais croire, je voulais espérer, mais ni l'un ni l'autre ne m'avait jamais fait le moindre bien par le passé. Peter pouvait être l'homme qui changerait la donne, mais une fois encore, les choses étaient bien loin d'être si simples. Ne fais... pas ça... Si les lèvres pouvaient développer des ecchymoses, je ne doutais pas que ça allait être le cas des miennes si j'en jugeais de la violence avec Peter s'en était emparées. Il était fougueux, passionné, libérateur et annonciateur de ce qui viendrait à suivre avec une clarté qui m'effraya moi-même. Il ne l'avait peut-être pas voulu, pas désiré, mais il avait communiqué tant de choses par cet acte bref et sauvage que je ne parvenais pas à savoir par où commencer. Interpréter. Reconnaître. Admettre. Dis-le... Un seul mot... et je disparais... Si c'est ce que tu veux. Mon regard s'écarquilla devant l'horreur du tableau qu'il présentait à moi, mais mes lèvres restèrent soudées. Peut-être espérais-je que si je ne parlais pas du tout, cela vaudrait pour un "je veux que tu restes avec moi". Mais Peter ne sembla pas l'accepter ainsi... Les choses que je lu dans son regard me rendirent soudainement l'envie de pleurer, me renvoyant il ya quelques mois dans les décors étrangers d'un monde qui n'était pas le mien, à avouer à l'homme qui m'insupportait juste à quel point il comptait pour moi. J'avais vécu ce que c'était de le perdre. Je sais ce que ça avait été d'entendre cette infirmière m'annoncer son départ lorsque j'avais appelé pour prévenir de mon arrivée. Je me souviens de ce que j'avais pu ressentir pour chaque occasion que j'avais eu à annoncer à Walter mon incapacité à retrouver son fils. A retrouver mon partenaire. Mon meilleur ami. Imaginer juste un instant ne plus le voir m'était insupportable, et si je m'étais accommodée de l'espace que je nous imposais, c'était parce que je savais qu'il allait rester, être là, me laisser le temps de guérir et de revenir vers lui. Mais maintenant, tout n'était plus si sûr. Le nomade revenait, l'enfant sauvage que j'avais arraché d'Iraq il y a tant d'années. Et cette perspective me terrifiait, scellant mes lèvres dans un silence reluisant du scintillement dont Peter était la seule source. Sa dernière demande de m'entendre parler perdit son intensité dans l'écho provoqué par le choc de la porte claquant, se refermant sur l'homme qui disparaissait déjà dans le couloir, me laissant pantoise, emmurée dans mon silence, enchaînée par mes craintes. Je n'avais pas bien longtemps pour réfléchir, pour me persuader que le voir disparaître était la dernière chose au monde que je désirais. Il ne me fallu que quelques secondes pour le talonner, mais ça n'avait pas empêcher l'homme d'être déjà face à l'ascenseur, impatient assez pour envisager descendre à pied. Peter ! Je ne criais pas, mais je le hélais suffisamment fort pour qu'il m'entende. Peut-être traduise le désespoir dans ma voix, alors que mes collègues ne se privaient pas pour m'observer traverser l'unité d'une foulée hâtive et anxieuse. Ils n'étaient pas stupides, ils savaient que quelque chose se tramait mais n'étaient pas suicidaires assez pour me le faire savoir: des têtes avaient déjà roulé pour moins que ça. J'appelais encore une fois Peter, et fut une fois de plus ignorée avec superbe, et ce n'est que lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent pour englober Bishop que je suivais hâtivement, déterminée à profiter de ces quelques minutes enfermées dans une boîte avec lui pour mettre quelques choses au clair. Il semblait anxieux de vouloir me fuir, si bien que je dû un peu forcer la fermeture des battants pour l'éviter de le voir ressortir. Un étage. Deux. Ce n'est jamais qu'entre le second et le troisième que j'interrompais la course de l'engin en appuyant sur le bouton de secours et me retournait vers l'homme qui allait décidément me rendre dingue à tous niveaux. Ce n'était plus à lui de m'acculer, mais à moi de profiter de ces quelques minutes de répit pour rendre les choses claires comme du cristal. Lorsqu'il s'était emparé de mes lèvres c'était urgent, violent, et peu galant. Lorsque je me suis accaparée les siennes, il y avait cette même urgence emmêlée dans une myriade de sentiments que, je l'espérais, il parviendrait à traduire. A comprendre. A accepter. Je ne voulais pas le voir partir, mais je ne savais pas comment le faire rester... Ou peut-être que si, dans le fond. Si je cessais un peu de poser un blâme sur tout le monde et n'importe qui dans ma vie, à commencer par lui. Par moi. Par elle... Je ne garantissais toujours pas ne pas pouvoir réagir violemment si je venais à la retrouver, ou bien si je voyais Peter en sa compagnie. Peut-être un instinct possessif s'emparerait de moi et ferait payer un peu à la Mata Hari de Walter le prix qu'il en coûte de me prendre quelque chose cher à mes yeux.

Mais ce moment n'était pas encore là.

Je suis allée là bas pour toi. Je suis revenue ici, pour toi. Grâce à toi. Comment est-ce que tu peux imaginer un instant que je veuilles te voir disparaître quand je ne peux de toute évidence pas me passer de toi ? Je n'étais jamais venue à lui expliquer ce que je voulais dire quand je disais être revenue grâce à lui. Jamais je n'avais avoué que mon subconscient avait conjuré sa forme physique pour me faire comprendre, pour me rappeler qui j'étais, comme si l'essence même de mon être entier se retrouvait inextricablement lié à la personne de Peter Bishop. Je ne mentais pas quand je lui avouais probablement ne jamais être rentrée si ce n'était pour lui; j'avais fait mes adieux à Rachel et Ella, la possibilité de ne plus revenir avait été claire dans mon esprit si les choses avaient mal tourné. Si Peter voulait rester là-bas, s'il réfutait le peu que j'avais à lui offrir. Si j'étais capturée. Peut-être que si j'avais été captive après son refus, les choses auraient été plus simples... Mais il m'avait ouvert les bras. J'avais goûté à ses lèvres alors qu'il m'accompagnait pour rentrer chez nous. Il pardonnait mon silence sur la révélation de sa vérité. Il nous accordait une autre chance et je n'étais que trop anxieuse de la saisir. Le savoir ici alors que je restais là bas était mon unique moteur pour rentrer, si je ne me pensais pas désirée je n'étais pas sûre d'avoir pu être en mesure de supporter la moindre chose que me faisait vivre le Secrétaire. De survivre à ses expériences. De survivre à ce monde. Revoir Peter avait été ma seule certitude, dans la confusion, et c'est peut-être ce qui avait contribué à ma déstabilisation: il était devenue mon unique vérité et lorsque le tout s'était dévoilé, mes repères partirent en fumée. Je me sentais comme une étrangère, à nouveau, incapable de surmonter le traumatisme de ce que j'avais vécu, tout simplement parce que je n'avais rien de concret pour m'aider à remonter la pente. Et je n'étais pas encore dans un état à laisser Peter me soutenir, pas lorsqu'il était au coeur du problème... Q.I. extraordinaire, tu disais ? Peut-être ne suis-je pas la seule avec des œillères ici, Peter Bishop. Je n'ai pas envie d'être foncièrement mauvaise avec elle. Preuve en est qu'elle vit toujours, mais... Je ne sais pas comment faire quoi que ce soit. Il y a tellement de choses qui se passent, je ne sais plus où me donner la tête. Le premier baiser avait pris fin juste avant l'énoncé de ma première phrase et ce n'est jamais qu'au début de la seconde que je cessais de saupoudrer le recoin de sa bouche de mes lèvres. Au lieu de quoi, mes mots furent prononcés alors que je le tenais contre moi, savourant discrètement l'atténuation du scintillement, même si je doutais que quoi que ce soit ne vienne à cesser tant que le risque de le voir partir planait toujours. Reste ? Il voulait un seul mot de ma part. Juste un. Et je n'étais absolument pas sûre que cela soit le bon, mais c'était tout ce que je trouvais à murmurer dans le creux de son oreille d'une voix fébrile, un murmure qui dissimulait le "avec moi" qui mourrait de suivre. Vulnérable, fébrile, je ne savais pas comment faire quoi que ce soit, comment guérir, comment avancer, comment faire des erreurs et risquer de basculer à nouveau. Je ne pouvais pas lui promettre que je n'allais pas chuter, je ne pouvais qu'espérer qu'il allait être là pour m'aider à me relever...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Dim 28 Oct - 11:28




“PETER & OLIVIA„
I can't look in your eyes, you're out of my league.

Ça n'était pas ce que je voulais. Partir loin d'elle était une idée des plus insupportables, mais la visite de cette... autre elle, hier. Et sa réaction à elle aujourd'hui... Je me fichais de tous les désolés du monde. J'avais juste envie de briser la première chose qui me passerait sous la main. Mais ça, je ne pouvais pas le faire. Alors, même si cela me brisait le cœur, je préférais baisser les bras, lâcher l'affaire. Son silence me conforta malheureusement dans cette décision. J'aurais aimé qu'elle me retienne, mais ça, c'était trop demandé à Olivia Dunham. Et même si je savais que son silence ne voulait absolument pas dire qu'elle voulait que je parte, j'avais besoin de m'en aller, loin d'elle, au moins quelques heures. J'avais besoin de faire le point, sans ses yeux pour m'emprisonner, sans ses lèvres pour me tenter, sans son corps pour me rappeler combien lui faire l'amour était bon. J'avais besoin de peser sereinement ce qu'elle m'infligeait, le bien comme le mal, même si depuis quelques jours, l'image de la jouissance était irrémédiablement marquée dans mon esprit, qu'elle soit présente ou non à mes côtés, marquant au fer rouge le tournant que notre relation pourrait prendre, si seulement elle voulait bien se laisser aller.

J'étais encore en train d'y réfléchir quand je me rendis compte que je claquais à nouveau la porte. J'étais de l'autre côté, cette fois-ci cependant et de nombreuses têtes s'étaient tournées vers moi pour connaître la source de ce vacarme. Je lançais mon regard le plus froid et menaçant en direction de l'agent le plus proche et me dirigeais d'un pas décidé, à grande enjambée, vers les ascenseurs. J'avais déjà appuyé sur le bouton d'appel quand je l'entendis prononcer mon nom, appel incertain et anxieux. Je ne répondis pas, fermant les yeux, hésitant à laisser l'ascenseur trop lent en plan pour prendre les escaliers. Les portes s'ouvrirent et je fondis dans l'engin, appuyant furieusement sur le bouton 0, alors qu'elle m'appelait à nouveau, pénétrant dans la cabine qui ne m'avait jamais semblé aussi petite et étouffante. C'était stupide. Je m'étais déjà retrouvé dedans, en compagnie de plusieurs agents, plus que l'engin ne pouvait en supporter, mais je ne m'étais pas sentis aussi cloîtré que là. Je fis un pas, prêt à ressortir pour finalement prendre l'escalier, mais le bras de l'agent Dunham me bloqua la route alors qu'elle forçait la fermeture des portes. Je soupirais. Plusieurs étages et je pourrais partir, m'enfuir, ne plus lutter. Quelques minutes et je serais libéré. Je pouvais le faire. Je pouvais résister à cette sirène à mon côté. Tu peux toujours le croire si ça te fait plaisir... Foutue conscience trop consciente d'elle.

J'étais en train de maudire la lenteur de l'engin quand il se stoppa tout bonnement. Je vis alors Dunham, le bras toujours tendu vers le panneau, le doigt pressé sur le bouton d'arrêt d'urgence. Je grognais ma frustration en sourdine, alors qu'elle se jetais sur moi, sur mes lèvres, m'encerclant de ses bras et me rendant mon baiser fureur pour fureur, agressivité pour agressivité. Je serrais les points, me refusant à la toucher. Il était hors de question que je cède. Pas maintenant.

Je n'éprouvais pas rien. Ça ne me laissait pas de marbre - loin de là -, mais je ne voulais pas céder une nouvelle fois, alors que j'avais posé mes conditions, des conditions auxquelles elle n'avait pas répondu. Ma demande était simple. Qu'elle me dise quoi faire, une bonne fois pour toute, clairement, sans sous-entendu, sans que je n'ai à lire dans son regard. Qu'elle me dise. Pars ou Reste. Un mot, une demande et je m'y plierais, parce que je ne savais pas faire autre chose. Mais je ne voulais plus de silence emplie de sous-entendu. Je ne voulais plus de baisers évocateurs. Je voulais que les mots soient clairs, pour ne plus avoir à m'accuser de me faire des idées, de mal interpréter. Un mot, un ordre. Je ne bougerais pas sans ça. Même si elle me rappela la vérité dès qu'elle quitta mes lèvres. Elle avait traversé les mondes pour moi, m'avait supplié de la suivre, de rentrer avec elle, avait retrouvé qui elle était pour moi, pour me retrouver dans ce monde qui était le sien. Je savais, bien sûr je savais, qu'elle ne voulait pas me voir disparaître, sa question qui n'attendait aucune réponse fut néanmoins douce à l'entente. « ... Comment est-ce que tu peux imaginer un instant que je veuilles te voir disparaître quand je ne peux de toute évidence pas me passer de toi ? » Je ne répondis rien, le cœur battant, alors qu'elle continuait de picorer ma peau, y laissant son empreinte brûlante.

Elle parla d'elle, de combien elle ne voulait pas se montrer comme elle l'était, mais que ses sentiments dépassaient ses envies, ses humeurs commandaient ses réactions. Et une fois de plus, je ne répondis rien. Ça n'était pas ce que j'attendais. A cette seconde, je me fichais d'elle, de sa présence, de ce qu'elle pouvait bien lui faire.

Je restais immobile, presque glacial, raide, sans rien dire. Même quand elle m'encercla plus encore de ses bras. Même quand elle colla sa joue contre la mienne... Jusqu'à ce qu'elle murmure à mon oreille, un mot, un seul. Un mot comme je le lui avais demandé. Celui que j'imaginais et en même temps celui que je redoutais de ne pas l'entendre dire. « Reste ? » Cela sonnait comme une question et mon corps y réagit en un quart de seconde. Je passais un bras autour de sa taille, la serrant contre moi, frôlant sa joue de la mienne, le cœur battant. « Toujours. », concédais-je sans avoir à me forcer. Ma main libre glissa dans son cou, le libérant de ses cheveux, alors que je baissais la tête, y trouvant refuge, goûtant la peau douce sous sa mâchoire. « Toujours, Olive. » Comment aurais-je pu partir, alors qu'elle était tout ce qui comptait, tout ce qui m'avait ramené ici et qui m'y faisait rester. Ce monde n'était pas le mien. Le considérer à nouveau comme le mien serait long, même si je mentais à tout le monde en leur disant que je m'y sentais chez moi. C'était auprès d'elle que je me sentais chez moi. C'était Olivia mon monde.

Je me détachais d'elle, pour la regarder et aussi pour une dernière question, une dernière réponse. Parce qu'il fallait que je sache. « Et maintenant, qu'est-ce que tu attends de moi, Olivia ? »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Lun 29 Oct - 9:29

Olivia & Peter
« And it wasn't reasonable, and it wasn't logical, but I did it, so… »

L'étreinte me prit de cours. Peter restait distant, froid, et pendant tout ce temps je gardais en mémoire que c'était de ma faute. Parce que j'étais incapable d'évoluer, de voir au delà de ma propre souffrance pour comprendre qu'il devait peiner également. Il avait simplement fallu que je lui demande de rester (ou ordonne, si on considérait son offre de faire quoi que je vienne à exiger de lui) pour que la raideur disparaisse et que l'écart léger que je nous étais imposé après avoir murmuré à son oreille ne soit réduit à néant par la fougue de son geste. Il ne m'embrassait pas, non. Nous nous enlacions plutôt qu'autre chose, trouvant une certaine révérence dans notre proximité, préférant presque humer l'odeur si unique à l'autre comme si nous cherchions à imprimer ce sens dans le plus intime des souvenirs. Et maintenant, qu'est-ce que tu attends de moi, Olivia ? Je restais contre lui, les bras de Peter ayant descendu dans le creux de mes reins pour me garder prisonnière d'une étreinte qu'il ne semblait jamais vouloir finir. Pourtant, il me laissait assez d'espace pour reculer, plonger mon regard dans le sien, y lire tout ce qu'il ne trouvait pas de mots pour dire. Et je ne savais pas comment répondre à sa question. Pas vraiment... Comment parler de quoi que ce soit, exprimer la moindre chose quand je ne trouvais rien d'autre qu'un puit sans fond, empli d'incertitudes. Je préférais agir, caresser à nouveau ses lèvres avec les miennes, laisser parler les promesses d'un lendemain sur lequel je ne pouvais pas encore poser d'adjectif. Je n'étais pas femme à mettre des mots sur les sentiments, ou à me laisser vulnérable assez pour autoriser qu'on m'interroge sur ce que j'éprouvais, aussi estimais-je particulièrement difficile d'offrir à Peter exactement ce qu'il désirait. Une réponse claire et concise. Je veux ce que tu veux... Je veux découvrir ce "nous" dont tu parles tant. Je veux redécouvrir ce que c'est que de se sentir aimée, plutôt que la victime des desseins d'autrui. Je veux te parler de ce qu'il s'était passé là bas. Me réveiller dans tes bras. Oublier tout ça et commencer les choses comme elles auraient dû débuter là bas.

Je n'étais pas sûre de grand chose, mais je savais au moins que sur le long terme, Peter et moi désirions la même chose. Je ne pouvais peut-être pas l'accepter pour l'instant, avais sûrement du mal à gérer les troubles de confiance que je m'imposais, mais je savais au moins que je désirais avancer. Avec lui. Par lui. Grâce à lui. J'en avais assez de me retourner et de m'inquiéter. Souffrir d'un passé entravant mon avenir. Me refuser à lui, tout comme je me refusais à tout autre chose; nous avions fait des erreurs, tous les deux. Il m'avait blessée le plus, d'une certaine manière et je comprenais d'une façon que le fait de ne pas avoir su, d'avoir risqué me voir disparaître pour de bon l'angoissait plus que de raison. Elle me l'avait volé, mais il ne lui avait jamais réellement appartenu. Ce que j'attendais de Peter était simple et si complexe à la fois: qu'il comprenne, qu'il me soutienne, qu'il m'empêche de la faire souffrir comme elle aura pu m'en faire baver. Je voulais avancer sur la lancée que nous avions entamé il y a quelques mois, faire fi de ce qu'il avait vécu avec elle et me faire découvrir ce que "ensemble" avait de si merveilleux. Je n'étais jamais le genre particulièrement romantique, mais je voulais Peter. Faire un pied de nez à la présence de l'autre et plonger tête la première dans cette relation complexe, libérée des craintes du passé. Je voulais qu'il m'aide à m'extirper de mes chaînes, qu'il contribue à déployer mes ailes pour que je m'extirpe du bourbier émotionnel dans lequel j'étais enlisée et voler jusqu'à lui. Je n'avouais pas avoir changé d'état d'esprit à 180° depuis tout à l'heure, j'étais toujours aussi anxieuse que précédemment, mais je voulais tant qu'il me prouve que je n'avais pas tort de risquer à me brûler les ailes à nouveau. Mon estomac grogna. ... mais pour l'instant, disons que j'attends de toi me ramener à la maison, commander quelque chose à manger... On pourra discuter ? Je restais générale en mentionnant "la maison", sans savoir s'il voulait retourner chez lui ou me raccompagner chez moi. La journée était longue et Broyles étant absent je ne pouvais rien faire de plus quant au cas "Bolivia", au moins tant que je n'avais pas parlé à mon supérieur en face à face. Il allait sans dire que voir l'autre Olivia m'avait coupé tout appétit et que l'heure était bientôt telle qu'il allait falloir me sustenter. Mais ma voix restait timide, témoignage de la vulnérabilité à laquelle je m'exposais en me décidant enfin à risquer le tout pour le tout, à laisser Peter entrer. A me risquer à tournoyer autour de la flamme en tâchant de ne pas m'y brûler. Peter devait savoir que si un autre obstacle allait venir nous interrompre à nouveau, je n'étais pas sûre de tenir le coup.

Peter nous ramena à Harvard, pourquoi je n'en avais aucune idée. Mais en entrant dans le labo sous le regard bienveillant de Walter, je ne pouvais m'empêcher l'impression que le vieil homme lisait en moi comme dans un livre ouvert, ou bien il interprétait un peu trop librement l'attitude détachée de son fils. Astrid, elle, était protégée par un masque vitré destiné aux autopsies, quelque chose de visqueux et dodelinant pendant de sa visière. Je préférais ne pas me demander par quoi Walter la faisait traverser, et me laissait guider par l'homme qui m'avait ramenée ici. Elle s'est vraiment excusée ?! Je trouvais le culot de cette femme ahurissant, bien que je pouvais comprendre un minimum son but. Elle semblait aussi intègre que moi lorsqu'il n'était pas question d'une mission et vivre quelques mois dans ses bottes me permettaient d'avoir un regard unique sur la femme qui m'avait tout dérobé. Mais quand même... C'est à cause de toi si elle s'est retrouvée à l'hôpital ? La pensée d'imaginer Peter violenter une version de moi me perturbait mais je ne pouvais pas exactement le blâmer. Et pourtant, elle n'avait pas paru souffrante, rendant la raison de sa présence à l'hôpital d'autant plus mystérieuse...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Lun 29 Oct - 16:30




“PETER & OLIVIA„
I can't look in your eyes, you're out of my league.

A bien des égards, cela pouvait être considéré comme de l'abandon. Mais s'abandonner à elle n'était-il pas le plus agréable des laisser-aller ? Bien sûr que si, bien évidemment. Et puis s'abandonner à sa volonté était tellement plus facile. Au moins, ça me déchargeait des conséquences, si c'était elle qui prenait les décisions. Et ça préservait mon cœur... un minimum.

Ne pas entendre de réponse fut difficile à encaisser, mais je l'acceptais, lui laissant le temps de formuler ses idées, de peser ses mots. Olivia n'était pas femme à se confier. Et j'avais conscience qu'à bien des égards, elle s'ouvrait déjà à moi bien plus qu'à quiconque d'autre. Lui en demander plus trop vite n'était pas la bonne chose. J'étais un peu comme elle, après tout, je ne me confiais pas facilement, je ne racontais pas ma vie, mes vraies pensées, mes vrais espoirs, sauf à elle. Et parfois, pour certaines choses, ça prenait plus de temps que pour d'autres. Les banalités étaient faciles, les sentiments... Nous avions trop été affecté par les sentiments jusqu'à présent pour qu'il soit totalement facile de s'ouvrir sur le sujet. Pour elle plus encore que pour moi. Et elle était en train de le faire, sachant que je ne lui laissais plus le choix. Je devais lui laisser le temps, même si je refusais de quitter cet ascenseur sans les réponses que j'attendais. Son baiser volé était évocateur, mais pas assez. Pas assez clair.

Puis elle finit par dire quelques mots, peu pour la clarté de la situation, assez pour moi. Assez pour que je comprenne. « Je veux ce que tu veux... » C'était suffisant pour que je comprenne. J'avais été assez clair sur ce que moi je voulais. Je la voulais elle, je nous voulais nous. Je voulais ce rêve merveilleux que l'autre m'avait fait miroité pour mieux me tromper. Mais cette fois je le voulais pour de vrai, avec elle. Je voulais cette vie à nous aimer, ces matins à me réveiller sa taille au creux du bras, ces petits-déjeuner au lit, ses mots croisés fait à deux. Je voulais m'endormir en sachant qu'elle serait toujours là le lendemain, que le téléphone sonnerait pour nous appeler sur une scène de crime et pas pour lui demander de nous contacter Walter et moi pour nous y emmener. Je souris malgré moi, humant son odeur, posant mes lèvres sur sa peau délicate le temps d'un bref instant. J'eus même un rire bref en entendant le gargouillis de son ventre. Elle me demanda de la ramener à la maison. Nous pourrions manger et parler. C'était bien. C'était déjà ça. Je pouvais rester avec elle pour quelque-chose d'aussi simple que manger et nous pouvions faire quelque-chose d'aussi compliqué que discuter de choses dont elle n'avait pas envie. Je n'interprétais pas son emploi de « la maison », comme elle le fit. N'y voyant qu'un « ramène-moi chez moi. » Comment pouvais-je envisager à ce moment-là que ça en soit autrement dans sa petite tête bien faite. Je souriais, caressant son ventre affamé sous sa veste d'agent austère, collant mon front contre le sien. « D'accord. Mais il faut que je fasse quelque-chose avant... », dis-je en appuyant sur le bouton pour faire enfin descendre l'ascenseur.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous nous retrouvâmes à pousser la porte du laboratoire d'Harvard. J'y lâchais enfin Olivia, l'ayant entrainé par la main depuis notre sortie de l'ascenseur. C'était stupide. Avoir peur qu'elle ne s'enfuit, qu'elle disparaisse, alors que c'était elle qui m'avait couru après cette fois-ci... Mais c'était plus fort que moi. J'avais besoin de savoir qu'elle était là, près de moi et qu'elle ne s'en irait pas tout de suite. Elle n'aurait pas supporté que Walter nous voit ainsi cependant, alors je m'arrachais à ce besoin, avant de pousser la porte, pour que nous aillons simplement l'air d'Olivia et Peter entrant dans le labo... Au sourire de mon père, j'en jugeais que nous n'étions pas parfaitement semblable à Peter et Olivia. Il faut dire que depuis quelques temps, ses deux-là évitaient de se tenir à quelques centimètres seulement l'un de l'autre, prenant soin de laisser au minimum un mètre de distance. Alors, Walter ne pouvait que remarquer la différence.

Astrid posa les yeux sur moi, d'abord inquiète pour mon propre bien-être. Même si voir Olivia à mes côtés la rassura sûrement sur le résultat de la conversation. Je lui souris en hochant légèrement la tête et son regard se transforma en appel à l'aide. « Walter, qu'est-ce que tu fiches ? », demandais-je en extirpant un paquet de réglisse rouge de la poche de mon manteau, le posant sur la table à côté de lui. « Aaah Peter, ceci est une grande recherche scientifique ! Astro et moi allons découvrir comment transformer de la gélatine de porc en milk-shake à la fraise. » Je ris malgré moi en grimaçant, attrapant mon père par les épaules pour l'éloigner de la table. « Et si tu laissais tomber ça, hein ? Je ne suis pas sûr que ça plairait aux gens d'y goutter. » « Ah bon, tu crois », murmura le scientifique en prenant le paquet de réglisse et en allant manger un peu plus loin. Je souris à Astrid, qui me remercia, s'extirpant de sa combinaison de protection.

« Elle s'est vraiment excusée ?! », demanda Olivia soudainement. Je hochais la tête en réponse, alors qu'elle continuait de s'interroger. « C'est à cause de toi si elle s'est retrouvée à l'hôpital ? » Je la regardais en écarquillant les yeux. « Tu... crois que j'aurais pu... la blesser ou quelque-chose du genre ? », m'étonnais-je. Walter s'approcha d'Astrid pour lui demander qui était à l'hôpital. Je me tournais vers eux, baissant les yeux. Voilà pourquoi j'étais repassé par Harvard avant toute chose. Prévenir Walter, lui laisser le temps d'assimiler la nouvelle, comme j'avais voulu le faire pour Olivia, avant de devoir passer par les voies officielles. Et si je craignais la réaction d'Olivia, celle de Walter me faisait craindre le pire. « Walter. L'autre Olivia elle... est passée à la maison. Hier soir. Elle est revenue dans notre monde et elle compte nous aider... et qu'on l'aide en retour. » La réaction de mon père ne se fit pas attendre, explosive, furibonde. Tout un tas de noms doux sortirent de sa bouche alors qu'il accusait la Mata Hari, comme il se plaisait à l'appeler cette semaine, de jouer avec mon esprit pour me retourner le cerveau à nouveau. Puis, furieux, il partit s'enfermer dans son bureau, la musique s'élevant bientôt à fond de la pièce. Astrid m'assura qu'elle allait aller le calmer et nous laissa seuls Olivia et moi. Je soupirais. « Ça aurait pu être pire. » Puis je me tournais à nouveau vers Olivia. Je n'en avais pas réellement terminé avec elle et sa dernière question. « Tu crois que j'aurais pu m'en prendre à elle ? Je lui en veux, c'est vrai. Toi mieux que personne peux imaginer comment. Mais pas au point de lui faire du mal. Olive... Je te le promets. J'ignore pourquoi elle était à l'hôpital. »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Mer 31 Oct - 9:57

Olivia & Peter
« Love is just a word until you find someone to give it a definition »

Je haussais les épaules pour seule réponse. Le pensais-je capable d'avoir secoué l'autre Olivia ? Parfaitement, peut-être pas jusqu'à lui faire mal mais au moins pour sacrément lui faire peur. Je ne sais pas... Ma voix restait douce, songeuse, capturant encore le concept de l'autre femme respirant et vivant pas si loin que ça de moi. Je n'allais certainement pas être celle qui allait rappeler à Peter qu'il avait une sacrée force quand il le voulait, tant et si bien qu'il avait réussi même moi à me mettre au tapis. Cet épisode, avec l'immeuble en quarantaine et le virus qui rendait tout le monde tellement plus violent n'allait certainement pas être un cas que je risquais d'oublier de sitôt. Peter m'avait foutu une de ces frayeurs, me réveillant encore très rarement au souvenir de l'homme braquant une arme sur moi. Alors pourquoi pas ? Si les conditions s'y prêtaient, au vu de notre histoire, de ce qu'ils s'était passé... De ce qu'elle lui avait fait vivre... La secouer un peu n'était pas tant que ça du domaine des impossibilités. Dieu sait que j'ai eu l'impulsion de lui faire passer un round 2... Il ne pouvait ignorer que j'avais déjà croisé le chemin de l'autre de l'autre Côté, mais nous n'avions jamais réellement eu le temps d'en parler. Et lorsque j'étais enfin revenue, ses révélations nous avaient séparés à nouveau, tant et si bien que cela faisait une éternité que je n'avais partagé de conversation digne de ce nom avec l'homme qui s'enquérait désormais des tribulations de son père. Avouant ensuite pour l'arrivée de l'intruse. Astrid me jeta un coup d’œil désolé, inquiet de ma réaction, et je ne remarquais que maintenant le fait qu'elle ne m'avait pas quitté des yeux depuis mon entrée dans le labo. Elle était presque aussi inquisitive que Walter, pour des raisons différentes. La réaction de ce dernier à la nouvelle fut pour le moins explosive et la jeune agent s'empressa de suivre l'homme dans son bureau pour tenter de le dissuader de concocter un plan foireux pour éliminer celle qui l'avait trahi, lui aussi. A entendre Peter dire que la scène aurait pu être pire, je restais à réfléchir à ce qu'il avait dit. Nous aider ? Sérieusement ? Et elle s’attend à ce que nous... nous... on l'aide en retour ? Et comment on est supposé faire ça, d'abord ? Quelle aide pourrait-elle apporter, tout ce qu'elle sait de nous n'est qu'informations glanées dans mes rapports et ce qu'elle aura vécu ici. Tout ce qu'elle pourra nous raconter de là bas n'a aucune pertinence ici puisque technologiquement ou autre, nous ne sommes pas en phase. Elle pourrait parler du Secrétaire que ça ne changerait rien, l'homme est dans un univers différent alors, exactement, comment veut-elle aider. Et pourquoi devrais-j... devrions-nous l'aider à quoi que ce soit ? J'avais la rancune tenace et juste l'idée de partager le même oxygène que cette vipère me rendait malade; j'étais née pour ne pas faire confiance, et elle semblait être la victime toute désignée. Ne pas faire confiance, me méfier. Elle m'avait tout volé, tout détruit et je devais faire comme si rien n'était ? Je ne suivais pas bien la logique dans tout ça. J'ai été elle. Et malgré tout ça, à savoir comment elle est, ce qu'elle pensait, à avoir le bagage de sa vie pour appuyer mes allégations, je ne parviens toujours pas à comprendre comment elle a pu... Comment elle... Je baissais les yeux, croisant les bras devant moi alors que je m'appuyais sur une étagère juste à niveau. Mon regard se posa sur une scie qui avait apparemment servi pour s'occuper du porc milk-shake et mon estomac se retourna au souvenir de la scie chirurgicale qui avait manqué m'ôter la vie. J'avais presque pu sentir la vibration, l'air mouvant autour de l'outil alors que le technicien l'approchait toujours de mon dos. Il s'était fallu de peu pour que je ne m'en sorte pas, et c'était grâce à Broyles que je devais tout, à elle je ne lui devais rien. Et elle voulait notre aide ? Ou bien n'est-ce que ton aide à toi qu'elle cherche, Bishop ? C'était plus fort que moi, il avait fallu que je la sorte. L'anxiété me gagnait de nouveau et manquait de faire des ravages. Peter se tendait déjà comme un arc, préparant probablement une protestation au sous entendu que j'avais glissé dans ma question, mais je ne lui laissais pas le temps de réagir que déjà je noyais mon visage contre lui, l'enlaçant timidement, murmurant des excuses et des "désolés" à tout va alors que j'espérais toujours faire disparaître cette méfiance qui m'étreignait le coeur.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Mer 31 Oct - 14:32




“PETER & OLIVIA„
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Qu'étais-je censé faire ? Comment rassurer une femme que je savais briser sous peu. Je ne voulais pas en entendre parler, pas tout de suite. Je ne voulais pas accepter, mais au fond de moi, cette petite voix me hurlait que trois mots avaient détruit mon équilibre précaire et qu'ils nous détruiraient tous les deux très bientôt. Mais pas maintenant. Je préférais mentir, prétendre ne pas savoir, ne pas comprendre. Je n'avais pas envie de faire confiance et je préférais croire qu'elle mentait, mais je savais au final. Ce qui rendait les choses beaucoup plus difficile. La colère de Walter ? Je la comprenais parfaitement. La peur d'Olivia ? Je l'éprouvais en centuple. J'avais envie de tout briser, de la briser elle pour le mal qu'elle apportait encore. Qui sait, au fond, peut-être qu'Olivia avait raison. Peut-être que sans ça, je l'aurais rembarré de manière un peu brutale - j'avais cette brutalité en moi - mais je n'avais pas pu. Tant mieux. Je n'aurais pas été capable de me supporter beaucoup plus si je lui avais fait du mal... avec ou sans ça.

Je ne répondis rien à ses accusations, rien à ses sous-entendus sur ma violence. Je ne répondis même pas à ses interrogations sur ce qu'elle pouvait bien nous vouloir comme aide, me tenant droit, incapable de bouger, trop perdu dans mes propres pensées, mes propres émotions. Mon cerveau, s'il en avait été capable, aurait certainement fumée à pleine vapeur alors que mon corps immobile cachait mon cerveau tournant à vingt mille à l'heure. « J'ai été elle. Et malgré tout ça, à savoir comment elle est, ce qu'elle pensait, à avoir le bagage de sa vie pour appuyer mes allégations, je ne parviens toujours pas à comprendre comment elle a pu... Comment elle... » J'avais souvent voulu qu'elle me parle, qu'elle partage avec moi cette part de vie que je n'avais pas vécu, qu'elle évacue son calvaire en me mettant face à lui. Mais même aujourd'hui, alors que le temps avait passé et que ne pas savoir était devenu insupportable, l'entendre parler de sa vie de l'autre côté était douloureux, comme une accusation même involontaire, parce que je n'avais pas été capable de voir, de trouver rapidement la faille et de tout faire pour la ramener. Parce qu'elle avait vécu cette vie et cette fuite toute seule... même si elle m'avait dans sa tête, lui donnant une présence. Le vrai moi n'avait pas été là.

« Ou bien n'est-ce que ton aide à toi qu'elle cherche, Bishop ? » Accusation à peine voilée, coup de poing virulent, vérité trop insurmontable à mon sens, à cet instant. J'étais déjà droit, mais je me raidis encore plus, furibond contre cette idée, contre moi-même, mais pas contre elle pourtant. Elle qui m'accusait. J'avais envie de hurler, de m'enfuir - fuir à nouveau, tiens. Cette idée revenait de plus en plus ses derniers temps. - d'évacuer le trop plein qui menaçait de m'engloutir à chaque instant. Elle me coupa dans mon envie de répliquer en se fondant contre moi, son visage contre mon torse, ses mains se glissant timidement autour de moi, alors qu'elle s'excusait des plus platement. Loin de me calmer, cela eut plutôt l'effet inverse et augmenta la colère que je ressentais. Je savais qu'elle avait raison et elle pensait m'accuser injustement. Si seulement j'avais été capable de lui dire qu'elle avait raison... Son anxiété aurait été ravivé et je ne pouvais supporter cette idée, même si ça aurait au moins le mérite de faire taire ses excuses infondées. Mes bras glissèrent immédiatement autour d'elle, plus fort que les siens, mais pas violent, plutôt doux et rassurants. Je plongeais mon visage dans ses cheveux, humant son odeur, embrassant son front, son crâne, sa tempe. « Chuuuut. », murmurais-je en caressant son dos d'une main, plongeant l'autre dans ses cheveux pour la presser contre moi. « C'est moi qui suis désolé. » Désolé de lui imposer ça. Désolé de ne pas être capable de lui prouver que je l'aimais plus que tout au monde et que rien n'avait plus d'importance qu'elle. Désolé de ne pas être celui qui soignerait ces blessures, mais plutôt celui qui causait les plus vives.

Mes lèvres trouvèrent les siennes, profitant d'être dos au bureau de Walter et de la cacher pour effleurer ses lèvres, légèrement, comme un battement de cils, fugace. Un geste à peine perceptible, volé au détour d'une simple étreinte se voulant rassurante, comme nous en avions tant partagé par le passé. « Tellement désolé... Je ne voulais pas... que ça en arrive là. Je ne voulais pas ça... Te faire du mal, c'est tout sauf ce que j'arrive à supporter. »

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Jeu 1 Nov - 20:47

Olivia & Peter
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Je ne pouvais empêcher la verve d'entrelacer ma voix et pourtant... pourtant, Peter réagissait déjà, accueillant de moins en moins bien les accusations que je ne pouvais jamais m'arrêter de formuler. J'avais peur. J'étais inquiète, perturbée, confuse et le tout se transposait dans une incohérence dont je faisais de Bishop la seule victime. Mais je ne voulais pas le voir s'éloigner, pas lorsque j'avais été celle à prendre sur moi pour changer. Pas lorsque ça allait s'arranger, ou qu'au moins la promesse d'un changement ne se profile à l'horizon. Alors je m'emparais de lui, le prenant dans mes bras, mourant dans son étreinte en le tenant contre moi dans une crainte irrationnelle de le voir se retirer. Je m'excusais, de l'avoir accusé, d'avoir parlé ainsi, d'avoir laissé mes sentiments parler avant ma raison... C'est moi qui suis désolé. Je ne réalisais qu'une fois l'avoir entendu à quel point j'avais besoin de l'entendre. Je n'étais pas compliquée, enfin pas tel que je le voyais, mais juste parfois j'avais besoin de me l'entendre dire. Que les choses soient claires. Sans équivoque. Des excuses ne pouvaient jamais être synonymes de mauvaises choses et l'entendre chez Peter me faisait du bien. Me soulageait. Me donnait presque envie de sourire et soupirer juste à quel point notre vie n'avait rien de simple... Où était donc passé le temps où je me retrouvais à Bagdad à lui faire du chantage, persuadée n'avoir rien de neuf dans ma vie qu'un cas ultra-étrange de dégénérescence cellulaire. Et depuis lors ? Univers alternatifs, doppelgängers, shapeshifters, kidnapping, fin du monde, ... Où était donc passé la simplicité ? Ne t'inquiète pas, je suis une grande fille... Le ton était taquin, comme celui que je pouvais utiliser lorsque rien n'occupait mon esprit. Je fus celle à appuyer mes lèvres sur la caresse des siennes, attirant l'homme dans un baiser plus franc, plus sincère, sans pour autant manquer de douceur. Peter, est-ce que tu pourrais..... Oh... Je baissais les yeux, brisant le contact, le fait d'avoir Peter dos à son père n'empêchait pas l'homme nouvellement arrivé d'interpréter mon cou tendu et son visage baissé. Même Astrid souriait, alors que je commençais à me demander juste ce que je devais faire. L'expression de Walter passa de furieux et déterminé à quelque chose de ravi et attendri... Bien. Le secret était à jour. Peter semblait prêt à faire quoi que ce fut pour me mettre à l'aise, mais je n'avais pas envie de le voir s'éloigner pour autant. Au lieu de fuir, je voulais démontrer ne pas avoir honte. Ne pas être gênée au point d'être "avec" Peter uniquement dans les temps qui m'accommodaient le plus. Je voulais repartir à neuf, engager ce que nous nous étions brièvement promis.. Oui Walter ? J'étais curieuse de savoir ce qui avait bien pu faire sortir l'homme de sa tanière, et s'il ne semblait pas m'avoir entendu tout de suite -la musique hurlait toujours derrière lui dans le fond- il se détacha bientôt du rêve éveillé que semblait lui inspirer la proximité de son fils et moi. Oui? Oh, je pensais simplement à un moyen de neutraliser cette harpie avant qu'elle ne... J'allais ouvrir la bouche pour interrompre l'homme, mais Peter me battit de vitesse. Il était hors de question d'opérer une revanche sur l'autre, il fallait avant tout que Broyles soit mit au courant et décide de la marche à suivre. Je fis signe à Peter, puis sortit mon téléphone avant de me reculer un peu pour dire de laisser un message vocal sur le répondeur du responsable de la Division, laissant Peter avec Astrid... et Walter, bien qu'Astrid se soit approchée de l'homme, comme si elle voulait poser une question au fils Bishop à laquelle je n'avais aucune idée.

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Jeu 1 Nov - 23:30




“PETER & OLIVIA„
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J'étais donc ce monstre d'égoïsme moi aussi, ce vile menteur que j'avais toujours haï en mon père. Walter, à bien des égards, m'avait brisé par ses mensonges, ses non-dits, ses secrets impossibles à aborder dans une conversation normale, ni même dans une conversation à la « Fringe Division ». Il m'avait trahi en ne me parlant pas de mes origines, mais il l'avait fait par amour, par peur de me perdre. Je n'avais jamais autant compris. Cette peur profonde et cinglante, cette culpabilité totale, cette impossible... foutue conviction que tout votre monde s'effondrerait à la seconde où vous diriez ce que vous deviez absolument dire. La peur me nouait le ventre. Autant que ma colère, autant que sa verve agressive me lacérait. Oui, je comprenais définitivement Walter, pour la première fois de ma vie.

Je souris malgré moi, lorsqu'elle m'assura que je n'avais pas à m'inquiéter, qu'elle était une grande fille. Comme si ça pouvait suffire. Comme si ça pouvait soigner mon cœur, apaiser mes craintes. Même son baiser ne parvint pas à me calmer, même si extérieurement, j'étais tout ce qu'il y avait de plus zen et tendre. Même si mon baiser se voulait rassurant, doux et aimant. « Peter, est-ce que tu pourrais..... Oh... » Nouveau sourire, alors qu'Olivia se cachait dans mon torse. Prit sur le fait. Si tout n'avait été qu'à l'état d'informel, de non prouvé, jusqu'alors - je m'étais borné à ne pas répondre aux questions de Walter, à ne pas confirmer ses divinations -, nous étions démasqués désormais, prix en flagrant délit. Cela ne me gêna pas - c'était un moindre mal - mais je ne voulais pas qu'Olivia, elle, se sente mal à l'aise, contrainte d'avouer des choses qu'elle n'avait pas envie de partager en public, à défaut d'avoir fait le ménage en privé. Pourtant, alors que je desserrais doucement mon emprise sur elle, elle resserra machinalement la sienne, tournant sa tête vers mon paternel. « Oui Walter ? » Je souris un peu plus, posant un baiser sur le sommet de son crâne, le cœur battant, avant de me tourner moi aussi vers mon père pour l'écouter. « Oui ? Oh, je pensais simplement à un moyen de neutraliser cette harpie avant qu'elle ne... » Mon sang ne fit qu'un tour. Même si je n'avais rien contre l'idée d'envoyer cette femme loin, très loin de nous, je ne pouvais décemment pas accéder en faveur d'un quelconque plan visant à lui faire du mal ou à la renvoyer chez elle. Pas dans ses circonstances. Pas avec ce qu'elle m'avait avoué, qui ne pouvait être qu'une vérité douloureuse. « Walter, on ne peut pas faire ça. » , dis-je en me crispant légèrement, réalisant que c'était le dos d'Olivia que je tenais contre mon poing serré.

Je m'astreignais au calme et inspirais, essayant de trouver les bons mots pour ne pas être mal interprété, au vu de ce que j'avais dit jusqu'à présent de sa présence. « Peu importe combien notre soif de vengeance est importante, Walter. On ne peut pas lui faire du mal comme ça, gratuitement, sous prétexte qu'elle nous en a fait. Ca reviendrait à être comme... eux. » Et ça, c'était bien une chose qu'il refusait de faire. Agir comme eux. « Broyles doit être tenue au courant et c'est aux autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires. » Olivia attira brièvement mon attention, sortant son téléphone pour laisser un message à son supérieur. J'hochais la tête et la laissait s'éloigner en composant le numéro, tandis qu'Astrid se rapprochait de moi et que Walter me regardait furibond. « Et ? », m'encouragea Astrid, lisant que je n'avais pas fini d'exposer mon point de vue. Fichue Astrid, pensais-je. Parfois, elle lit vraiment trop bien en moi. « Elle demande une sorte... d'asile politique. Si elle ment et qu'elle est venue nous mettre plus en péril, elle subira les conséquences... légales. Même si cette forme d'atteinte à la sécurité ne comporte pas vraiment de lois. Et si elle... si elle dit vrai ? Si elle est vraiment en danger ? Depuis quand ne vient-on plus en aide aux gens dans le besoin ? » Walter me dévisagea un moment comme si j'étais un monstre à trois têtes... quoiqu'un monstre à trois têtes aurait été comme un cadeau de Noël. Non, j'avais plutôt l'air de représenter sa peur la plus profonde. « Fils, cette vipère a abusé de nous, de notre bonté, de tes sentiments pour l'agent Dunham et de mon estomac. Elle... » « Est peut-être passée de coupable à victime », le coupais-je froidement. « Même si ça me donne envie de hurler, oui, peut-être... peut-être bien qu'elle est réellement passée de coupable à victime. Et elle reste... Olivia. Même si ça n'est pas NOTRE Olivia. Ça reste... une Olivia. » Je me retournais vers celle qui se rapprochait de nous, n'osant pas lire dans son regard. J'y plongeais néanmoins, alors que je poursuivais, m'excusant des plus platement, espérant qu'elle puisse, sinon comprendre et accepter, envisager que ça puisse être le cas pour moi. « Elle n'est pas toi, elle ne le sera jamais. Elle ne mérite même pas d'être comparé à toi. Mais elle reste Olivia Dunham. Et je veux croire que quelque part, au fond, peut-être caché très loin sous tout ce qu'elle a fait, une part de toi peut exister en elle. Parce que je ne supporte pas l'idée que dans un monde, une fille puisse te ressembler autant physiquement et ne pas avoir un dixième de l'âme que tu as. Je ne veux pas croire qu'un monde puisse exister et tourner rond si une part de toi n'en foule pas au moins une fois le sol. Je ne veux pas croire... je ne PEUX pas croire... Je suis désolé. Je suis tellement désolé, Olive... » Désolé d'avoir besoin d'y croire. Désolé d'avoir besoin de lui trouver des excuses. Désolé d'avoir besoin de la protéger par le simple fait qu'elle était si proche de celle qui avait ravis mon coeur. Comment haïr indéfiniment une femme qui ressemblait tant à l'être aimé ? Comment réussir à faire la part des choses quand celle qui nous demandait de l'aide le faisait avec cette même supplication que j'avais vu tant de fois dans les yeux chéris.

Comment parvenir à préserver celle qui faisait tourner mon monde, continuer de lui faire comprendre qu'elle était l'unique femme que j'aimais, tout en parvenant à lui faire comprendre que l'autre, bien que différente, bien que non aimé, bien que traîtresse, avait des similitudes trompeuses avec elle ? Même moi, je n'arrivais pas à faire la part des choses, à comprendre comment je pouvais n'en aimer qu'une et retrouver tellement d'elle en l'autre. Comprendre comment je pouvais détester et avoir besoin de protéger l'autre. Comprendre cette foutue histoire si compliquée. Rien n'était facile. Pas depuis que cette femme était venue me chercher à Bagdad pour chambouler toute ma vie. Mais aujourd'hui, tout semblait se compliquer un peu plus.

Je m'approchais d'Olivia, terrifié comme un enfant à l'idée qu'elle me fuit.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Sam 3 Nov - 1:30

Olivia & Peter
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Je passais mes mains sur mon visage et balayait mes cheveux hors de mes yeux. Walter... Bien sûr qu'il avait eu à nous surprendre et curieusement assez je n'étais pas inquiète: je savais comment canaliser l'homme, à présent et si je n'avais pas envie de faire face à ses interrogations je savais qu'il ne me faudrait pas énormément d'effort pour y échapper. Mais il y avait quelque chose dans le regard du vieil homme qui ne cesserait jamais de me faire me poser des questions: il était de notoriété publique que le scientifique avait toujours vu en Peter et moi une opportunité à avoir une famille. Mais à le suspecter, là, maintenant, je me demandais s'il ne s'imaginait pas un soir de Thanksgiving occupé à démontrer une dinde ramenée à la vie à ses petits enfants juste pour le plaisir de les faire rire. Bizarrerie, famille... Dans son esprit, l'un venait avec l'autre. Et si je ne m'attardais pas à penser pourquoi j'avais utiliser un pluriel pour parler enfants, je me tournais vers Peter en me demandant si seulement cette utopie restait réalisable. Si vraiment... ou bien si Walter ne faisait jamais que se faire de plus amples illusions.

Pas à pas, Liv' ...

Je ressentais une certaine dualité: cela me faisait étrange d'entendre Walter parler de "moi" comme d'une vipère et d'un autre côté je ne pouvais qu'approuver son ressentiment. Comme je l'avais dit, si le psy du FBI avait accès à la moindre de mes pensées, non seulement elle aurait eu un mal de crâne du tonnerre mais elle m'aurait sûrement fait enfermer pour insanité. Walter... Si je suis parvenue à ne pas la descendre ce matin, est-ce que vous pensez que vous pourrez retenir vos chimères pendant encore un peu plus longtemps ? Ma voix était douce, comme on parle un enfant d'abord parce que j'attendais toujours au bout du fil que le répondeur de Broyles ne me laisse parler et aussi parce que je n'avais pas nécessairement envie de crier. Et l'homme renchérit en parlant à quel point l'autre avait trahi la confiance de tout le monde... Même l'estomac de Bishop père. Cette précision me fit ricaner et je remarquais un coup d'oeil soulagé de la part d'Astrid, laissant enfin un message à mon supérieur avant de revenir vers le groupe sous l'attention générale. Puis vint le tour de Peter de s'exprimer et si je souriais légèrement, timidement, jusque là, ce que j'entendis Peter dire me figea en noyant mon esprit sous des questions sans réponses. Tu sais pourquoi elle est ici ? Tu lui as dit que son univers étant plus avancé que le nôtre, je ne vois pas trop en quoi on peut lui venir en aide ? Peter en savait plus qu'il ne le laissait paraître et mon regard scrutin dû le laisser pantois, se demandant peut-être ce que je soupçonnais ou même, ce qui me rendait suspicieuse. C'est sûrement la raison pour laquelle il se tourna vers moi avant de me parler comme jamais personne ne m'avait parlé. John n'avait jamais donné naissance à ce sentiment qui vibrait à la proximité de Peter Bishop. Quelque part dans sa diatribe, je reconnaissais l'expression de ce qu'il ressentait, comme une déclaration d'amour que jamais personne d'autre n'aura eu avant moi. Mais ce qui me déstabilisait surtout, c'était l'angoisse qui s'échappait de son regard, comme un petit garçon terrifié par ce qu'il venait de faire ou dire et qui risquait à tout moment de se faire gronder. Et c'était ma faute. J'avais été celle à imposer des limites entre nous sous l'étiquette de ce qu'elle nous avait fait subir et maintenant que son retour signifiait plus que ce que ce n'était, Peter semblait craindre de me voir fuir ventre à terre.

Il fit un pas en avant, j'en fis un en arrière.

Je ne le fuyait pas, j'avais juste besoin de quelques secondes de plus pour assimiler ce qu'il venait de me dire... Lorsque j'eus terminé mon introspection, je fus celle qui avançait vers lui, prenant ses mains dans les miennes et serrant doucement comme pour capturer son attention et ne jamais la laisser partir. Plongeant mon regard dans le sien, lisant tout ce qu'il ne trouvait les mots pour exprimer. Mon propre ressentiment fut conforté par le fait que la silhouette de Peter soit parfaitement fixe, immobile, sans glimmer.Dire que la savoir ici m'enchante ne serait jamais qu'un mensonge de plus entre nous et je n'ai pas envie. Pas envie de prétendre qu'elle ne m'inquiète pas, qu'elle ne m'enrage pas. Mais je n'ai pas envie de faire comme si être elle ne me permettait pas un peu de comprendre son point de vue, même si le fait de profiter de vous me restera à jamais incompréhensible. Je n'ai pas envie d'être face à elle, tout sourire et faire comme si rien ne s'était passé... Parce que c'est arrivé. Certaines nuits je me réveille encore et je ressens à nouveau la pression du feutre sur mon corps. Ce qui est arrivé est fait. Je t'ai dit tout à l'heure en avoir assez de courir, que l'idée de te perdre doit au moins me terrifier autant que les ravages qu'elle peut faire chez toi. Je te fais confiance, Peter. Confiance que tu me demandais, seconde chance que je nous ait octroyée. Ce que j'ai dit au Bureau vaut autant ici, tu sais ? Et arrête de t'excuser, d'accord ? Je n'ai jamais eu la prétention de dire comprendre tout ce qu'il te passait par la tête mais t'entendre être si navré me rends anxieuse et de plus en plus nerveuse pour être franche alors arrête d'accord ? Je m'approchais de lui et lui dérobais un chaste baiser, uniquement interrompu par un raclement de gorge de la part de Walter alors qu'Astrid lui colla un coup de coude dans les côtes. Je ne peux pas dire ce que Broyles voudra faire d'elle, ils seront probablement escortés sous bonne garde pour être interrogés et maintenus en garde à vue. Je ne sais pas. J'ai eu envie de la tuer, ce matin mais je n'en ai rien fait... Je ne suis pas comme elle. Les raccourcis pour assouvir mes desseins, très peu pour moi. J'avais un sens de la justice bien trop développé pour ça et je voulais juste que cette histoire passe. Réalisant une seconde plus tard que mon auditoire bloquait toujours sur quelque chose, je trouvais utile de préciser. "Ils", parce que Lee est avec elle. (...) L'agent de la Division Fringe qu'aura fait exploser Sally Clark à Central Park, Walter. Une fois encore, mes pensées me ramenèrent "là-bas" et c'est en ignorant les protestations de Walter affirmant que de telles blessures ne pouvaient sensiblement pas être soignables que je gardais les yeux posés sur Peter. Tout ira bien, Peter... L'angoisse qu'on pouvait lire dans mon regard ne devait probablement être qu'un reflet de la sienne, mais j'étais sincère. Pour autant que j'étais concernée, je n'allais pas m'imposer la présence de l'autre et elle, n'aurait pas à subir la mienne. L'ignorance était la meilleure course d'action, au moins le temps que la tension retombe...

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MessageSujet: Re: ft Olivia ✘ I never want all of that. Sam 3 Nov - 15:09




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Je pense qu'en fait, quoique j'aurais pu faire n'aurait pas été beaucoup mieux. Mentir effrontément à tous ceux que je connaissais, prétextant ne pas avoir... Ça n'était pas mieux, pas ça n'était pas pire qu'avouer maintenant ou même dès le début, que je savais exactement pourquoi elle avait besoin de notre aide. Pourquoi elle comptait sur nous et par quelle « ruse » elle pouvait se payer le luxe de penser que nous l'aiderions... que je l'aiderais. Je le savais et à mon grand damne, Olivia ne mit pas longtemps à mettre le doigt dessus. « Tu sais pourquoi elle est ici ? » Cette question ne portait nul reproche, sinon le regard inquisiteur d'un agent du FBI émérite, forte et si douée dans son travail. Et puis ça nous concernait nous, après tout. Nous avions toujours été comme ça. A deviner les troubles de l'autre, à deviner ses maux. Je bénissais cela lorsqu'il s'agissait de lui prouver ma sincérité, plus encore quand il s'agissait de deviner ses troubles à elle. Mais je maudissais cette facilitée lorsque c'était à mon tour de cacher des choses. A mon tour d'avoir mes secrets, mes non-dits. Elle avait su étrangement me cacher des choses. Mentir et me dire qu'elle ignorait ce qui tracassait Walter alors qu'elle savait elle aussi me cacher ce lourd secret qui avait détruit une partie de mes convictions les plus profondes. Je ne lui en avais pas voulu. Je n'avais pas pu. J'avais détesté Walter pour ses mensonges, je m'étais maudit de ne pas avoir compris. Mais à elle, je n'avais pu lui en vouloir. Je me retrouvais à nouveau dans cette situation. Sauf que cette fois, je m'en voulais de ne pas être assez fort pour lui dire la vérité et affronter son regard. Qui lirais-je ? De la souffrance à nouveau ? Ce sentiment de trahison que j'avais eu tant de mal à lui arracher ? De pur dégoût ?

C'est pourquoi j'avais si peur. Peur qu'elle ne comprenne pas que tout cela ne changeait rien pour moi. Que mon envie de l'aider, n'était pas tant porté sur cette chose, mais sur ce que le regard de l'inquisitrice me portait et qui me rappelait tant celle que j'aimais. Peut-être. Peut-être que si Olivia pouvait comprendre, assimiler une bonne fois pour toute que c'était elle que j'aimais et que tout ce cauchemar sans non qu'avait été notre nous fragile n'était dût qu'à ma stupidité, mais jamais à l'égarement de mes sentiments... Peut-être qu'elle pourrait poser les yeux sur moi, me dire que oui, ça la blessait, mais qu'elle serait là, avec moi, dans cette nouvelle folie. Peut-être qu'elle pourrait me prendre la main et me jurer qu'elle savait que cela ne changeait en rien mes sentiments pour elle. Ni mon absence de sentiments pour l'autre. Juste un peu de répits, une chance de plus de lui faire assumer mon amour et peut-être que tout ne virerait pas aussi mal que ma nuit agitée m'avait fait observer.

Son pas en arrière au mien dans sa direction me prouva que le chemin serait encore long et je n'avais pas le temps pour ça. Puis alors que je baissais les bras, elle s'approcha, attrapant mes mains pour capter mon attention. Je ne bougeais pas, encrant mon regard dans ses iris vertes. Mon cœur semblait vouloir imploser à chacun de ses mots et je m'efforçais de me concentrer sur ses paroles plutôt que sur la douleur et le bien-être qu'elles provoquaient en moi. Certaines phrases - « Je n'ai pas envie d'être face à elle, tout sourire et faire comme si rien ne s'était passé... Parce que c'est arrivé. Certaines nuits je me réveille encore et je ressens à nouveau la pression du feutre sur mon corps. » - plus violentes que d'autres affrontaient certaines - « que l'idée de te perdre doit au moins me terrifier autant que les ravages qu'elle peut faire chez toi. » - bien plus réconfortantes, me laissant pantois, peu sûr de comment répondre à ça dans la mesure où Walter et Astrid étaient présents. « Je te fais confiance, Peter. » Cruelle que le sort qui s'acharnait à me donner les prémices d'une relation parfaite, avant de m'arracher le cœur par la vérité. Ta confiance arrive au moment où je la mérite le moins, Olivia. La voilà la vérité de tout cela. La voilà la chose la plus infâme que je cache. « Et arrête de t'excuser, d'accord ? ... t'entendre être si navré me rends anxieuse et de plus en plus nerveuse pour être franche alors arrête d'accord ? » Ses baisers étaient mon seul réconfort dans cette tempête. Sa présence, sa chaleur,... toutes ses choses que je ne pouvais avoir en présence de mon paternel et de son assistante.

Walter se racla la gorge en réponse au léger baiser qu'Olivia me déroba et je souris à nouveau légèrement malgré moi. Nous passions d'une distance bien trop importante à une proximité si confortable. S'en était troublant. Walter ne devait plus se sentir. Il n'était un secret pour personne qu'il rêvait de nous voir ensemble, Olivia et moi, depuis presque aussi longtemps que la jeune femme était entrée dans nos vies.

Cela eut au moins le mérite de couper court à nos aveux d'amoureux pour nous concentrer plus clairement sur la situation dont il était question. Je hochais la tête. Ca serait à Broyles de décider, bien sûr, même si je savais qu'il viendrait forcément le moment où je devrais avouer ce que je savais, au moins pour m'assurer qu'on la traite correctement... Ah moins qu'elle ne me prenne de court et avoue pendant son interrogatoire, me laissant le temps de me retourner vis-à-vis du FBI... mais pas vis-à-vis d'Olivia. Celle-ci nous informa d'ailleurs que Bolivia n'était pas la seule à fouler le sol de notre dimension. Elle était accompagnée de Lincoln Lee, l'un de ses partenaires à la Division Fringe. Walter commença à déblatérer sur l'impossibilité qu'il eut survécue à ses blessures, mais je ne l'écoutais pas. Sans parler du fait que nous savions tous que leur technologie, tant industrielle que médicale, était largement plus avancée que la nôtre, je ne m'en inquiétais guère. J'avais assez à faire avec ma propre vie sans m'intéresser à la santé d'un parfait inconnu, aussi impliqué soit-il dans tout ça. Olivia m'assura que tout irais bien et je lui souris faiblement. Non tout n'irais pas bien. Parce qu'aussi fortement qu'on désirait la garder loin de nous, elle ne le serait pas et tôt ou tard, il y aurait les retombées, les conséquences. Je pouvais déjà entendre les hurlements furibonds de Walter.

Je soupirais en lisant la peur d'Olivia dans son regard. C'est le moment que choisi Astrid pour attraper Walter par le bras et lui intimer discrètement de la suivre. Sauf que mon paternel ne l'entendait pas de cette oreille. « Nous ne pouvons pas partir manger comme si de rien était ma chère Asprin », lui dit-il en tentant de se dégager. « Ce n'est pas restant planté là qu'on changera quoique ce soit, Walter », lui dit-elle doucement avant de se pencher à son oreille. « On devrait vraiment les laisser seuls un moment. » Même si elle avait parlé le plus doucement possible, sa phrase était audible, au moins pour moi qui était tourné vers eux. Probablement pour Olivia aussi de toutes les manières. Elle avait une ouïe incroyable, même si elle n'était plus aussi importante qu'à l'époque où le Cortexiphan coulait à flot dans ses veines.

Ils nous laissèrent finalement et une fois seuls, je me rapprochais d'Olivia, passant un bras autour de sa taille pour la presser doucement contre moi. Je posais mes lèvres sur les siennes pour échanger un vrai, long, baiser, puis collait mon front contre le sien, réitérant des mots que j'avais déjà pensés et dit plus d'une fois, mais que j'avais besoin qu'elle entende à nouveau, surtout maintenant qu'elle disait me faire confiance. « Il y a des semaines de ça, tu es venue me voir de l'autre côté, tu m'as demandé de rentrer avec toi, que ma place était avec toi. J'ai choisi de te suivre. Je n'étais pas à ma place ici, pas plus que là-bas, mais je t'ai suivi, toi. Quelle que soit la raison de sa présence ici. Quel que soit le rôle qu'ils s'attendent à ce que je joue. Cela ne change rien. Ni à mes sentiments pour toi, ni à mes sentiments... ou plutôt mon absence de sentiments pour elle. J'ai choisi de rentrer avec toi. Peu importe ce qu'il s'est passé, cela ne change pas que mon choix était de rentrer avec toi, sauver notre monde. » Elle voulait s'en tenir éloignée, je le comprenais. Je n'avais pas ce luxe. Mais je tenais à ce qu'elle le garde... espérant peut-être inconsciemment que ça la tiendrait éloignée de la vérité. « Je ferais tout pour que nous n'aillons plus rien à craindre. La protéger si elle en a vraiment besoin, pour pouvoir la renvoyer chez elle, loin de nous. Accepter son aide si ce qu'elle a a offrir peut nous aider à sauver les deux mondes. Tu crains la raison de mes excuses. C'est à cause de ça que je me sens si inexcusable. Parce qu'aussi fortement que j'aimerais la garder loin de nous, je ne peux pas la laisser loin de moi, alors qu'elle est là, si proche, à nous faire tant d'ombre par sa simple présence. Et j'ai peur que tu t'inquiètes, que tu souffres, chaque fois que tu me sauras en train de parler avec elle de ce qu'elle peut faire pour notre monde. J'ai peur que nous imaginer en train de parler te pousse à revivre ça, ce sentiment de violation de toi que tu as quand tu es dans ton appartement. Je me suis juré de ne plus jamais te faire ça et je vais être obligé de le refaire... J'ai peur de ça. Je m'excuserais tous les jours pour ça. Pas avec des mots si tu ne veux plus les entendre. Mais ne me demande pas de ne pas me sentir coupable de te faire à nouveau affronter sa présence autour de nous. » Je la pris un peu plus dans mes bras, sans vraiment m'en rendre compte, à la recherche de sa chaleur contre mon corps tendu et anxieux.

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ft Olivia ✘ I never want all of that.

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