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PV ♦ my so-called strife (ft. Peter)

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MessageSujet: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 6 Oct - 10:59


Peter
« my cross to share »


Coude tailladé, arcade sourcilière méchamment ouverte, cheville éprouvée, pression sanguine dépassant les normes et suspicion de commotion... Au final, j'avais beau signaler à qui voulais l'entendre que je n'avais absolument pas besoin d'un hôpital, tout le monde se liguait contre moi et insistait. Broyles avait insisté, menaçant presque la mise à pied si je ne me laissais pas faire et guider loin de la scène de crime dans une ambulance hurlant son urgence au travers de la ville. Nous étions si loin de Boston... Oh, si, si loin. Et pourtant, c'est comme si tout le monde voulait rattraper le temps perdu, comme si le fait d'avoir passé 3 mois dans un univers parallèle à l'insu de tout le monde me valait le droit d'être surprotégée au retour. J'avais su me débrouiller, je n'avais jamais appris qu'à compter sur moi même pour sortir de là et c'est maintenant, une fois que je n'avais plus besoin d'eux, qu'ils se montraient particulièrement envahissants ? Je ne parvenais pas à voir l'ironie, je me contentais alors d'être irritée et bougon. Tout le monde était aux petits soins et je trouvais cela agaçant. C'était le début, j'imagine que la tendance viendrait à se tarir une fois tout le monde remis des évènements récents mais en attendant. J'avais beau batailler, le secouriste me listait toute une série de raisons pour lesquelles il fallait m'emmener. Foutaises. Mais Walter semblait inquiet, Astrid désolée, Broyles déterminé et Peter... bien, je n'aurais su décrire l'expression de son visage, puisque je me faisais un devoir de poser les yeux partout hormis dans les siens.
EMT – « On l'emmène au Princeton »
Entendre cette voix professionnelle déblatérer je ne sais quoi eu au moins pour effet de provoquer une ultime tentative de résistance. J'allais bien, vraiment, et ce n'était pas en me forçant à aller à l'hôpital comme la dernière des victimes que j'allais me sentir mieux. Je tentais une fois encore de me relever et de partir, mais des mains me contraignirent à me ré-installer. Peter. Je ne me retirais pas comme s'il m'avait brûlé, mais la tension qui s'empara du moindre de mes muscles dû probablement être suffisant pour le pousser -lui- à se retirer. Je ne savais toujours pas comment gérer tout ce qu'il s'était passé dernièrement, entre l'hôpital qui était le dernier endroit dans lequel je voulais me rendre -réminiscences du labo de l'autre côté-, les révélations de ce qu'il s'était déroulé en mon absence et tout ce qui en avait découlé. Je préférais garder un statut strictement professionnel avec l'homme, même si je l'évitais au possible, jugeant plus raisonnable de ne plus me laisser embarquer par le sentiment qui m'avait poussé à changer d'univers pour le ramener vers moi.

~~~
Deux heures. Cela devenait complètement ridicule de devoir attendre si longtemps entre deux examens, vraiment. Déjà que je n'étais pas trop ravie à l'idée d'être là mais si en plus de tout ça on me forçait à rester plantée comme une idiote, installée dans un lit dans la salle des urgences, c'était véritablement mettre ma patience à rude épreuve. Je ne suis pas patiente. Pas lorsque je suis agacée ou alors que je désirerais rien de plus que partir loin d'ici et disparaître jusqu'à la prochaine enquête. Mais non. Ce type (ou cette chose, quoi qu'elle fut) avait dû faire montre de ses capacités. Provoquer un accident de voiture, me laisser complètement déstabilisée à tenter de sortir de la carcasse avant de me retrouver éblouie par des phares alors que la voiture semblait déterminée à terminer le travail. Quelqu'un tirant sur l'agresseur l'avait perturbé assez pour que le véhicule dévie sa route et c'était ce qui m'avait sauvé la vie, mais... j'étais bien trop fière pour l'admettre. Et je me retrouvais ici, à attendre comme une idiote, la cheville et le coude bandés en attendant qu'un idiot de médecin ne revienne pour me flasher son stylo-lampe dans les yeux et vérifier mes signes vitaux. Bien énormément de tracas pour si peu de chose... Quelques éclats de voix se firent entendre, un médecin boîtant légèrement pestant d'une voix tonitruante et d'un sarcasme à tout épreuve contre l'un des internes qui le suivaient. Cela me fit sourire. Ce qui m'amusait bien moins, en revanche, c'était de croiser la silhouette de Peter en pleine discussion avec le médecin qui était venu me voir plus tôt. Que manigançait-il? Etait-il la cause du pourquoi j'étais toujours retenue dans ce lit x heures après mon admission ? Si tel était le cas, j'allais le tuer... Il dû remarquer que je l'avais observé puisque des pas s'approchaient alors que je rassemblais rageusement mes affaires avec l'envie évidente de m'en aller.
LIV – « Qu'est-ce que tu fais encore là, Peter, je suis une grande fille. Je sais me débrouiller toute seule... »
Sous entendu: je n'ai jamais fait que ça depuis que je suis venue te chercher, pourquoi aujourd'hui serait-il différent? Je n'avais jamais eu que du mal à gérer ma douleur et si cela allait toujours mieux que lorsqu'il m'aura avoué tout ce qu'il se sera déroulé entre lui et mon doppleganger, la trahison restait là, lourde sur le coeur, marquant son pesant d'or dans le ton venimeux que j'employais pour lui parler. Tout n'était pas QUE Peter pour autant. Non. Mon état, les nerfs, l'adrénaline contribuaient mais il fallait au moins avouer qu'il ne faisait rien pour aider à la situation...


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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 6 Oct - 14:06



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Olivia&Peter
Astrid m'avait lancé un regard qui voulait tout dire : « Prenez soin d'elle, je m'occupe de Walter ». C'était un code que nous avions depuis des années, lorsqu'Olivia se retrouvait dans les ennuis et que Walter et elle étaient présents. Coup d'oeil vers la jeune agent, regard appuyé entre les deux et je suivais docilement la jolie blondinette, tandis que la jeune femme restait gérer Walter. Depuis quelques temps cependant, le regard avait légèrement changé. Remords et inquiétude de la réaction d'Olivia pour moi, soutien morale et adjonction à la patience pour elle. Le « Prenez soin d'elle, je m'occupe de Walter » était devenu « Prenez soin d'elle, je m'occupe de Walter. Soyez juste présent pour elle dans l'attente qu'elle vous accepte à nouveau. » Enfin... Je n'étais pas certain que la formulation qu'aurait employé l'agent Farnsworth soit exactement en ses termes, mais le fond de sa pensée était là et c'était le principal. Après tout, nul besoin de formulation claire et précise quand l'essentielle de votre conversation se passe dans le regard.

Je m'étais donc empressé de rejoindre Olivia et l'ambulance alors que Walter se perdait dans la contemplation de la « scène de crime », relatant à Astro la dernière idée saugrenue qui lui avait traversé l'esprit. Princeton, ils allaient l'y envoyer et l'un des ambulanciers se tourna vers moi dans l'optique de me demander si je comptais venir avec eux. «
Si je peux monter à l'avant », répondis-je avant de pointer la voiture d'Olivia dans mon dos. « Sinon je vous suivrais. » L'ambulancier me lança un regard intrigué par cette volonté de ne pas me retrouver à l'arrière avec Olivia, mais ne dit rien, se contentant de m'indiquer la voiture alors qu'il retournait aider son collègue à faire accepter la visite à l'hôpital à l'impatiente blessée. Comme s'ils pouvaient réussir à la garder sagement sur le brancard avec de simple paroles se voulant rassurantes... Alors, Peter s'approcha à son tour et posa ses mains sur les épaules de l'agent du FBI pour l'intimer de se réinstaller. Je ne la touchais pas très longtemps cependant, perturbé, non pas par le fait qu'elle me repousse comme elle en avait l'habitude, mais parce qu'elle se laissa faire, accepta de s'allonger en se tendant sous ses doigts. Je la relâchais vite, conscient d'avoir déjà dépassé les limites qu'elle m'imposait depuis son retour et surtout l'aveu que je lui avais faite de ce qu'il y avait eu entre celle que je pensais être elle et moi. J'allais les laisser l'emmener quand l'ambulancier de tout à l'heure m'indiqua finalement le siège passager à l'avant du véhicule.

Les examens classiques au genre d'attaque qu'avait subi Olivia, ainsi que les divers soins à apporter à ses blessures avaient été assez rapidement pratiqués, mais j'avais largement insisté pour qu'on fasse quelques recherches supplémentaires, ce qui expliquait que deux heures plus tard, nous étions toujours au service des urgences, Olivia dans son lit, moi parcourant le service de long en large et en travers. Ça n'était pas par pur zèle que j'avais demandé ses examens, mais bel et bien pour m'assurer qu'Olivia n'avait rien, mais aussi et surtout parce qu'elle était devenue un indice essentiel. L'homme - ou la chose - qui avait attaqué Olivia était clairement l'individu que nous recherchions et si Walter m'avait laissé sous-entendre quelques-unes de ses hypothèses, c'était assurément pour que je fasse les recherches correspondantes. Le médecin d'Olivia cependant ne semblait pas avoir saisi tout l'intérêt de ma demande, car il avait fini par s'approcher de moi pour m'indiquer assez sèchement qu'il ne ferait rien de plus que ce qui avait déjà été fait. Qu'il ne perdrait plus une minute de son temps, ni de l'argent, dans des analyses complémentaires totalement inutiles. J'avais commencé à perdre patience lorsqu'il avait eut l'audace de me tourner le dos pour s'en aller sans m'écouter plus encore sur les raisons primordiales des examens que je réclamais.

Mon sang n'avait fait qu'un tour et je n'avais compris qu'une fois collé au médecin que je l'avais attrapé par le col pour le plaquer contre le mur le plus proche, faisant couiner une infirmière qui passait à proximité. «
Cette femme porte peut-être des réponses qui seront essentielles pour résoudre une enquête et éviter un nouveau meurtre. Si vous ne faites pas les examens que je vous réclame et que je découvre que c'est le cas, ou qu'elle est porteuse de quelque-chose qui la met en danger, je m'assurerais que vous soyez jugé pour entrave à la justice. Je ne vous lâcherais pas, tant que vous ne croupirez pas quelque-part, loin, très loin de toute activité médicale. Suis-je clair ? » L'homme avait hoché la tête, tremblant de tous ses membres et s'était empressé de téléphoner pour faire passer à l'agent du FBI les examens.

Deux heures après son entrée aux Urgences, Olivia commençait à clairement s'impatienter de toute cette batterie de test et je m'agaçais de devoir encore patienter pour les résultats qu'il me manquait. Le médecin avait fait en sorte que les analyses de l'agent Dunham soient traités en priorité et qu'on me communique au plus vite les résultats. Il vint d'ailleurs m'annoncer qu'il ne manquait plus qu'une prise de sang dans un quart d'heure et Olivia pourrait repartir, rien n'indiquant qu'elle devait rester à l'hôpital. On me demanderait juste de signer les papiers de sortie et de la ramener chez elle. Elle devait se reposer jusqu'au lendemain, ordre du médecin et vu l'état d'agacement de la blondinette, le courageux bonhomme m'indiquait qu'il me chargeait de lui annoncer les bonnes nouvelles. Chouette !

C'est à ce moment que je vis qu'Olivia nous observait. Je laissais donc l'homme retourner à ses occupations et m'avançait vers elle. Son accueil fut des plus chaleureux et comme souvent ses derniers temps, ses mots, accusation à peine couverte, me firent l'effet d'une gifle. J'encaissais. J'avais l'habitude d'encaisser depuis son retour. Une partie de moi se disait qu'elle le méritait largement, qu'il était de mon devoir de prendre les gifles et de - pourquoi pas - tendre l'autre joue si c'était ce qu'elle voulait. «
Il semble que ton humeur leur fasse peur. Ton médecin m'envoie te donner les dernières nouvelles. Encore une prise de sang dans quinze minutes et je pourrais te ramener chez toi. Il refuse que tu conduises une voiture ce soir et veut donc que quelqu'un te ramène. » Tout en parlant, je ne pus la lâcher du regard. J'avais failli la perdre, encore une fois. Et ça avait été pire que toutes les fois précédentes... encore une fois. Parce que cette fois-ci, la perdre aurait signifié tout perdre. Et il y avait trop de choses à régler entre nous pour que je puisse ne serait-ce qu'accepter l'idée. Déjà en temps normal, l'idée de la perdre m'était des plus insupportables, alors aujourd'hui... Impossible. J'en mourrais. Et elle allait être furieuse. Furieuse de devoir passer plus de temps que nécessaire avec moi, de ne pouvoir m'éviter jusqu'à sa porte et j'allais en subir les foudres, mais tant pis. « Mais la bonne nouvelle c'est que tous tes examens sont normaux. Aucune trace de virus, parasites ou n'importe quoi d'autres. Ton agresseur n'a cependant laissé aucune trace de son passage sur toi, ce qui veut aussi dire qu'on a rien de concluant pour l'enquête. Je suppose qu'on peut considérer ça comme une mauvaise nouvelle. » Je parlais vite avant qu'elle ne m'interdise de dire un mot de plus et revint sur l'enquête pour terminer dans l'espoir qu'elle ne se bloque pas complètement face à moi. Je savais que ses derniers temps, elle ne m'accordait du temps que pour parler du travail. En fait, il n'y avait plus que le travail qui pouvait encore les lier, alors j'espérais qu'elle ne me rejetterait pas en bloc si je restais sur ce terrain acceptable.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 6 Oct - 19:42


Peter
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Je pliais rageusement mon top tout en tournant le dos à Peter alors qu'il était évident que l'homme s'avançait vers moi. Que je le veuille ou non, j'avais probablement dû développer un instinct spécifique à l'énergumène: il lui suffisait d'être alentours pour que je sache ou non s'il m'observait, s'il approchait, où même s'il pensait à moi. Et c'est tout aussi rageusement que je subissais le frisson qui m'indiquait sa présence, croissant en intensité alors que la distance qui nous séparait s'amenuisait. Et à peine se planta-t-il dans mon dos qu'il commença à commenter mon humeur, ma manière d'être avec le personnel.

LIV – « Mon humeur à moi? Ce n'est pas moi que le docteur Robbins a fuit à la vitesse de la lumière, mais c'est de moi qu'ils auraient peur ? Qu'est-ce que tu as encore fait, Bishop ? »

Il ne répondit pas à cela, au lieu de quoi il en rajouta juste une couche de plus. Encore quinze minutes ?! Se foutaient-ils donc tous de moi ? A peine les mots eurent-ils passé les lèvres de Peter que je plaquais ma veste sur le lit, furieusement et me retournais pour lui faire face avec une expression qui en disait long: je n'étais pas ravie de la nouvelle. Et encore une fois, il m'observait de ce regard qui dissimulait tant de songes, tant de directions que prenaient ses pensées et l'idée me vint qu'il lui sera arrivé de la regarder elle, comme ça. Comme si elle était un mystère qu'il ne parviendrait jamais à résoudre, comme s'il n'y a jamais rien d'autre qui pourrait tant le troubler que ce qu'il scrute si attentivement. Y songer me perturba et je baissais les yeux d'un air battu, déglutissant avec difficulté, l'antidouleur faisant de moins en moins effet et laissant les points de sutures doucement picoter comme pour narguer physiquement la souffrance émotionnelle que je traversais. Je n'avais pas un coeur brisé, ou peut-être que si, et je n'étais définitivement pas le genre de femme à m'apitoyer sur une situation. Je préférais les faits. Mais le fait était que pour autant je tentais d'appréhender au mieux mon ressenti vis à vis de la situation, c'était toujours ces petites pensées, ces petites comparaisons et ces minimes "et si..." qui faisaient le plus mal. Je pouvais très bien dissimuler un coeur souffrant, j'avais bien plus de mal avec toutes ces petites choses qui ne me facilitaient pas la vie. A la nouvelle que Peter allait avoir à me raccompagner chez moi, mon regard se fit plus dur comme si je pouvais lui faire craindre l'idée et le pousser à contacter quelqu'un d'autre. En attendant, la possibilité de prendre un taxi se présenta à moi. Mais ensuite, j'allais me retrouver seule chez moi, chose à laquelle le médecin poserait immédiatement son véto s'il venait à le savoir. Je pourrais peut-être faire croire à tout le monde que Rachel allait rester chez moi ce soir, mais ce n'était pas au delà de Peter de contacter ma sœur pour s'en assurer. S'il apprenait qu'il n'en était rien, il viendrait et j'allais me retrouver au point de départ. Alors je me rendais à l'évidence, j'allais devoir suivre bien gentiment les instructions imposées pour moi, même si un feu brûlait en moi qui menaçait de se déverser sur Peter s'il venait à faire une remarque de travers. Je commençais déjà à fomenter comment supporter la familiarité qu'il aurait dans mon appartement, si véritablement il y aura passé autant de temps que laissaient supposer les indices que j'y avais retrouvé. Je pouvais être en colère avec lui, mais je pouvais surtout faire comme si de rien n'était et être terriblement froide et détachée à son propos. L'ignorance est la forme la plus terrible de châtiment et je ne l'imposais qu'à demi consciemment sur les épaules de Peter: enterrer ma douleur sous une façade de froideur, c'était tellement plus simple. Fuir. Éviter le conflit ouvert et juste laisser la plaie prendre l'air en me faisant souffrir en silence. Haussant les épaules, j'affrontais la nouvelle avec dédain. Peter restait à sa place, derrière moi, et je venais à me demander si mon attitude le perturbait. S'il souffrait autant que moi. S'il pouvait au moins comprendre, ou essayer de comprendre, mon point de vue. Quand je repensais à la vision de lui que j'avais eu et qui m'avais convaincue de celle que j'étais véritablement, j'étais désormais agacée. Agacée d'avoir un subconscient qui prenne la forme de l'homme qui me faisait à ce point souffrir aujourd'hui. Mais le silence restait mon allié et c'est peut-être par l'absence d'éclat que Bishop allait pouvoir comprendre juste à quel point les choses avaient détérioré. Et je ne savais pas comment passer le fait qu'il avait trahi, ou qu'il s'était laissé berner, ou les deux. Walter et Astrid aussi, Broyles, tout le monde s'était fait avoir et j'éprouvais un ressentiment certain vis à vis d'eux, mais jamais rien qui puisse seulement comparer avec ce que je pouvais faire vivre à Peter. Parce que j'avais été jusqu'au bout du monde pour lui -littéralement- et que lui n'avais même pas su faire la différence entre deux moi. Et pourtant les différences ne manquaient pas... Machinalement, ma main vint à se poser sur le tatouage qui n'avait jamais vraiment été mien et qu'il me fallait encore faire enlever et Bishop enchaîna sur des éléments de l'enquête.

LIV – « Tant mieux, on a bien assez d'un animal sur le dos à gérer. Carpenter a défoncé ma voiture, je suis sûre qu'il y aura au moins transfert à ce niveau là... ... C'est vraiment utile, cette prise de sang ? Il n'y a pas un papier que je peux signer pour décharger l'hôpital de toute responsabilité et juste partir ? »

Ma voix restait lasse, résignée et déterminée à la fois, comme si l'initiative restait hors d'atteinte sans pour autant que je juge impossible le fait de m'y risquer. Même si l'idée d'être infectée m'amusait plus qu'elle ne m'inquiétait. Oui, pourquoi pas, je n'avais pas encore eu mon lot dernièrement, ajoutons donc une mutation génétique qui me transformerait en je ne sais quoi, hein?

LIV – « J'imagine que pour toute la batterie de tests que j'aurais subi, il est inutile de laisser Walter tout refaire du début, hein ? »

J'étais hâtive à l'idée de filer, de tout laisser derrière moi, trouvant l'option du contre avis médical dangereusement attirant. Je n'aimais pas les hôpitaux, encore moins l'ensemble de celui-ci me rappelant juste un peu trop l'autre côté. Je voulais disparaître, descendre quelques verres et peut-être dormir un peu avant de retourner au boulot demain. On avait eu une mauvaise soirée, c'était clair et je tentais même pas d'analyser juste à quel point j'avais pu être inutile à la poursuite de ce soir, tentant tant bien que mal de ne pas voir mon échec comme une défaite cuisante. Je restais concentrée dans le travail, peut-être à un point qui me laissait plus vulnérable que tout au reste.

LIV – « Et bien ? »




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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 6 Oct - 21:14



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Olivia&Peter
J'aurais aimé qu'elle comprenne. Qu'elle puisse se mettre à ma place, comprendre mon propre ressentit vis-à-vis de la duperie. Mais je savais que c'était impossible. Pas encore, tout du moins. Olivia était quelqu'un d'intelligent, d'une douceur incomparable avec les victimes, d'une empathie surnaturelle dont nous avions récemment découvert les différentes raisons, mais aujourd'hui, maintenant, face à moi, Tout ce qui faisait d'Olivia une enquêtrice exceptionnelle, un agent de haute qualité, s'effaçait, coulant sous l'immense poids d'un déconvenue des plus horribles : Elle s'était battue, avait risqué sa vie, seule dans la peur et la douleur, pour retrouver un monde qui n'avait même pas conscience qu'elle n'en faisait pas partie. Elle avait lutté pour nous retrouver, nous ses proches qui avions confié nos vies à une autre, une espionne au visage angélique trompeur.

Olivia s'agaça de chaque mot que j'énonçais contre sa volonté de s'en aller et je ne pus détacher mon regard d'elle, trop accaparé que j'étais à saisir la moindre de ses réactions. Étais-je mordu à ce point, à saisir chaque bribe de ce qu'elle me donnait, que ce soit bon ou mauvais ? A quel moment exactement était-elle devenue le centre de mon univers au point que je sois prêt à affronter même la pire des colères furieuses de la femme pourvue qu'elle soit entièrement dirigé à mon attention. Et elle l'était, toute à mon attention. Moi l'homme qui avait fait peur au médecin, avant qu'elle ne s'agace à son tour et ne l'inquiète. J'observais machinalement la chambre, essayant de déterminer quel objet elle aurait préférentiellement envoyé à la tête de l'homme en blouse blanche s'il avait eu le malheur de rentrer pour lui dire qu'elle devait encore attendre quinze minutes et une prise de sang avant de pouvoir rentrer, sous ma surveillance. Et au vu de ce qu'il y avait dans la pièce, je pouvais m'estimer heureux qu'elle ne m'ait pas encore réservé ce genre de traitement.

Je me rendis vite compte de son changement d'attitude. Le durcissement de sa contraction musculaire, le changement dans son regard presque glacial. Je fixais mon regard brulant sur elle, espérant encore malgré moi réchauffer le sien, retrouver un peu de celle que j'avais rêvé être mon Olivia. Avant, je pouvais lire dans son regard, comprendre le fond de ses pensées pour la rassurer. Mais maintenant... elle ne me laissait même plus accéder au miroir de son âme et les rares fois où je parvenais à briser ses barrières pour lire dans ses yeux, je n'étais confronté qu'à la douleur et la colère que ma simple présence lui infligeait. Il y a, me semblait-il, un siècle, j'aurais fuit. J'aurais tout abandonné, je l'aurais abandonné elle et j'aurais refait ma vie ailleurs, loin des ennuis. Sauf que cet homme avait disparu, laissant place à un Peter qui se retrouvait à contempler sa vie avec l'impuissance d'un fantôme. J'en aurais ri, si l'idée de l'avoir définitivement perdu ne me brisait pas le cœur à m'en faire oublier le sarcasme. J'aurais tant voulu l'aider. Caresser sa joue du bout des doigts, sentir sa chaleur, son parfum, la prendre dans mes bras, la supplier de laisser le médecin lui prescrire des anti-douleurs efficaces. J'aurais aimé être le Peter que j'étais pour elle avant tout ça, mais même ça, elle ne me le permettait plus. Je n'étais même pas digne du Peter du premier jour. Celui qui l'appelait Sweatheart rien que pour le plaisir de la voir rougir de fureur et lui lancer les menaces les plus mignonnes de l'univers. Pour elle, à certains moment, je n'étais même plus digne d'exister. L'ignorance. Son arme favorite. Ma punition la plus terrible. Et elle le savait. Tout comme elle avait parfaitement conscience d'être plus vindicative envers moi qu'envers quiconque. Logique. Ce n'était pas les autres, qui s'étaient laissés trompés par l'imposture au point de finir au lit avec elle. Ce n'était pas les autres, qui s'étaient dit amoureux d'elle et qui s'étaient retrouvés incapable de déceler la traîtrise dans les yeux verts qu'ils avaient contemplés tant de fois. Ce n'était même pas eu qui vivaient le plus mal la chose, dans l'intimité la plus discrète. Pas eux qui n'en dormaient plus la nuit. Pas eux qui avait l'impression que leur monde avait explosé, ne laissant derrière lui que gravas, souvenirs d'un songe irréaliste et amour contrarié. Ce n'étaient pas eux qui se sentaient violés, abusés, dans leur chair et dans leur intimité. C'était eux, eux deux. Comme toujours.

Je la vis effleurer le tatouage qu'elle avait dans le cou, m'arrachant un battement cardiaque douloureux. Si j'avais pu voir ce tatouage, si j'avais pu voir toutes les différences et les interpréter autrement que comme les conséquences de mon amour pour elle. Si je n'avais pas été aveuglé par l'égoïsme de mes sentiments... Peut-être aurais-je décelé une légère cicatrice au niveau de sa nuque, un mouvement inhabituelle, une expression qui n'appartenait pas à notre monde, ou ce maudit éclat dans les yeux, qui n'avait rien à voir avec mon Olivia. Ma merveilleuse, frustrante et complexe Olivia.

«
Les résultats de tes examens sont envoyés au labo à Harvard, pour qu'on puisse voir si les médecins n'ont rien ratés. Tout comme ta voiture a été rapatriée sous les ordres de Walter pour analyse. S'il y a la moindre trace, on la trouvera. », répondis-je après un temps à ses questions. « Tu n'auras pas à refaire de tests demains. Il te laissera tranquille, il aura déjà tous les éléments nécessaires pour vérifier les hypothèses qu'il a en tête. » Lâchement, j'évitais toujours d'avouer que c'était moi qui avait exigé tous ses tests complémentaires, préférant la laisser croire que c'était les formalités d'usages ou la demande de Walter. Elle avait l'air assez frustré et furieuse contre moi comme ça. Pas la peine d'en rajouter et de risquer de se retrouver avec une portière close et un siège passager vide à peine le moteur coupé devant chez elle. « Et donc je suppose que tout ce que nous avons à faire pour l'instant, c'est d'attendre. »

Tout en parlant, je m'étais rapproché d'elle sans le vouloir. Pas que je ne le désirais pas, juste que la plupart du temps, je me contrôlais pour ne pas pénétrer la bulle agrandit qu'elle avait créé autour d'elle. Cette bulle à laquelle j'avais autrefois accès et qu'elle me refusait désormais. Il était facile de savoir quand on en franchissait la frontière, l'air y était plus chargé, plus électrique, agréable quand elle était de bonne humeur et ouverte, affreusement dérangeant quand elle n'avait aucune envie qu'on l'approche. J'en venais presque à oublier comment ça faisait d'être dans sa bulle de sérénité. Le duvet de mes bras se hérissa sous la pression, mais je fis l'effort de résister à l'envie de reculer, de lui rendre sa zone de confort. «
On m'a dit que tu étais autorisé à manger », dis-je en la regardant dans les yeux. « Et vu que ton dernier repas commence à vraiment dater... » Tout en parlant, je lui pris la main, la regardant toujours dans les yeux, espérant retarder le moment où elle s'écarterait d'elle-même pour me faire payer mon audace. Rapidement cependant, je lâchais sa main, y ayant déposé un paquet de M&M's. Et tout aussi rapidement, je fis deux pas en arrière, lui rendant sa bulle. « Je vais signer les papiers au service des admissions. Comme ça, dès qu'ils auront fait ta prise de sang, on pourra partir. » En m'éloignant, je me retins d'ajouter que l'infirmière à l'accueil avait son signalement, ainsi que l'ordre d'appeler la sécurité si elle tentait de s'enfuir avant et par ses propres moyens. J'imaginais aisément la scène et je n'étais pas contre l'idée d'y assister.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Dim 7 Oct - 17:53


Peter
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LIV – « Je ne sais pas dans quelle dimension tu vis, dernièrement, mais il n'est pas encore venu le jour où Walter se fiera strictement à ce qu'un autre labo que le sien jugera... »

Que l'homme vérifie les conclusions ne changerait pas grand chose, dans le fond. Attendre. Est-ce qu'il s'imagine vraiment que je suis disposée assez pour juste poireauter là comme une idiote en espérant juste un minimum que l'infirmière sera à l'heure (a contrario du retard légendaire des unités de médecine) pour me planter cette aiguille dans le bras ? Mon regard venait à se poser sur mon environnement, cherchant un chariot de matériel médical dans lequel je pourrais éventuellement trouver de quoi le faire moi même: pas prudent, certes, mais j'avais déjà bien assez souvent vu Walter me l'infliger pour avoir quelques très solides notions du "comment s'y prendre". Mais Peter semblait ailleurs. Assez, au moins, pour oser faire un pas vers moi, puis un autre, puis un autre encore, ne provoquant pas mon recul mais bien une conscience extrême du moindre de ses mouvements.

PETER – « On m'a dit que tu étais autorisée à manger. Et vu que ton dernier repas commence à vraiment dater... »

Il se détacha, laissant un pack de chocolat en main. A quand remontait donc le temps où, lorsqu'il me tendait un tel paquet, il prenait un malin plaisir à séparer les jaunes du reste juste parce qu'il savait que cela me rappelait des médicaments ? Je savais que sa réaction était de ma faute, puisqu'il était là à attendre que je fasse un premier pas vers lui, histoire de le rassurer sur le fait que je n'allais pas l'enflammer dans le brasier de ma rancoeur. Et pourtant... Le geste était à la fois charmant, tellement lui, et douloureux en même temps. Je n'étais pas sûre d'avoir envie de manger, ni même grignoter quelque chose mais je refermais ma main sur le paquet alors qu'il se détournait et reprenait la parole. Je tenais le sachet comme s'il possédait une valeur plus importante que celle réellement accordée et ce n'est que Peter eu repris au moins un mètre de distance avec moi que je me permettais de relâcher le souffle que j'ignorais jusque là retenir. Mon regard se fit plus insistant lorsqu'il souligna aller signer ma fiche de sortie, sous entendant qu'il allait être mon gardien au moins jusqu'au checkup du médecin qui viendrait probablement demain soir et mon coeur s'emballa. Avais-je envie ? Je n'en savais rien, je détestais cette situation entre nous et je me sentais prête à donner n'importe quoi pour revenir à l'époque avant qu'il ne vienne à scintiller pour la première fois. Au soir de notre première sortie. Là où tout s'annonçait comme idyllique, si on n'avait compris le pouvoir que je gardais des expériences de Walter & Bell. Tout était pourtant si simple, alors: lui ignorant sa véritable origine, moi n'ayant rien d'autre à faire qu'accepter ce que je voyais au jour le jour. Aucun doppelgänger, univers parallèle, aucun double destiné à l'attirer loin de moi. Je ne regrettais pas qu'il ait finalement découvert la vérité, mais je venais à désirer qu'il n'ait jamais fui de l'autre côté. Qu'il n'ait jamais suivi l'homme qui était son père, mon tortionnaire, le patron de la traîtresse qui m'avait tout volé. Tant de choses avait basculé dernièrement, et si j'avais fait disparaître la chevelure auburn en retrouvant mes longues mèches blondes, les songes restaient. Les pensées aussi. J'avais beau voir qu'il souffrait autant que moi (ou pas trop loin), il y avait toujours cette voix qui m'interdisait de trop compatir. Je devais d'abord accepter les faits moi-même, même si le fait d'en parler avec lui était une étape obligatoire que je n'allais pas pouvoir retarder bien plus longtemps.

LIV – « A tout à l'heure... »

Voix morne. Résignée. Fatiguée. Je voulais juste lui laisser croire que j'allais m'aplatir devant ses désirs et me laisser faire malgré mon impatience. Peter, Peter, Peter... Comme si. Je faisais mine de me réinstaller sur le lit au moins le temps qu'il ne quitte la pièce et attendait cinq minutes pour m'assurer qu'il n'était plus dans le couloir. Quelques secondes plus tard, je délaissais la pièce en abandonnant un lit vide là où j'occupais l'espace il n'y a pas un instant. Attendre plus pour une prise de sang qu'ils n'avaient jamais été fichus de faire dès le début ? Et puis quoi encore ?! Ma veste, mon badge, mon arme étant restée avec Broyles puisque j'avais fait feu sur le suspect (soit ça ou alors Peter l'avait récupérée à mon insu). La tête me tournait, mon dos me faisait souffrir le martyr mais il était absolument hors de question que je reste par ici une seconde de plus. Creusant le cou, plongeant mon nez dans mon col, je tentais de me faire le plus discrète possible tout en me dirigeant en boîtant légèrement vers la double porte coulissante qui allait être synonyme de liberté. Prendre un taxi, rentrer chez moi, et dormir jusqu'à Noël. Le paquet d'M&M's était toujours serré dans ma main, coincé sous mon bras alors que j'avais croisé ses derniers dans l'espoir de me réchauffer un peu. L'accueil était frisquet et, malgré l'heure, relativement désert. Je venais à remercier ma bonne étoile et savourer déjà ma victoire lorsqu'une voix tonnante vibra derrière moi.

INFIRMIERE – « Agent Dunham, je vais devoir vous demander de retourner dans votre chambre, s'il vous plaît... »

Je me retournais, découvrant une femme au visage gracieux et au sourire compatissant, m'invitant d'un balaiement de sa main à bien vouloir faire demi-tour. Je n'étais pas sans remarquer les deux agents de sécurité traînant dans le coin, comme en attente d'une alerte ou bien de je ne sais quelle autre catastrophe...

LIV – « Peter... »

Le murmure exaspéré ne devait jamais sombrer que dans mes oreilles à moi, malgré le fait que je vienne à passer ma main dans les cheveux d'un air plus ennuyé que d'habitude.

LIV – « Ecoutez, mon ...partenaire... est en haut occupé à réglé la paperasserie, j'avais juste besoin d'un peu d'air et j'ai donc décidé à partir un peu en avance. Si vous imaginiez que vous alliez m'escorter dans une chaise roulante jusqu'à l'extérieur, vous vous trompez de cible. »

Un regard défiant, arrêtant dans son avancée la femme qui s'approchait déjà de moi comme si elle acculait doucement un animal dangereux. Peter apparut derrière elle et personnellement, j'hésitais entre deux: le regard furieux d'être prise à mon propre jeu parce qu'il avait de toute évidence arrangé ça ou alors le regard qui lui demandait de confirmer ma version des faits, indésirablement consciente du fait qu'il détenait maintenant la clé de ma libération... à plus d'un niveau. Déposant un regard anxieux sur la pièce alentours, comme si on me contraignait soudainement à rester alors que les murs aseptisés ne faisaient jamais que me rappeler d'autres lieux, je basculait rapidement d'humeur entre la colère et l'angoisse d'être coincée. Je voulais juste partir, rentrer chez moi. Pourquoi est-ce que personne ne semblait disposé à le comprendre ?

LIV – « Peter ? »




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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Dim 7 Oct - 21:28



« my cross to share »
Olivia&Peter
J'eus un sourire amer à sa question. De la part de n'importe qui, une question sur la dimension dans laquelle je vivais concernant Walter aurait été drôle. Dans la bouche d'Olivia Dunham, le mot « dimension », associé à « vivre » et « Walter » était comme une seconde gifle en plein visage. Je passais néanmoins rapidement à autre chose, allant signer ses fichu papier le plus rapidement possible. L'infirmière et les vigiles que j'avais réquisitionnés la ralentiraient, mais ils ne parviendraient pas à l'empêcher de sortir... pas sans la droguer et la sangler à un lit. Étonnamment, la paperasse se régla à la vitesse de l'éclair et je promis de revenir rapidement avec le certificat d'assurance d'Olivia. En moins de dix minutes, je fus donc de retour dans la chambre de la blonde, déserte, bien évidemment. J'aurais pu m'en agacer, si je ne la connaissais pas aussi bien. Découvrir un lit vide me fit seulement sourire légèrement, amusé. Sans chercher à demander si quelqu'un l'avait vu, je pris donc la direction de la sortie, attrapant au passage tout le matériel nécessaire pour une prise de sang sur un chariot qui traînait là. Je mis le tout dans mes poches en accordant une pensée désolé au pauvre bougre qui avait laissé ça traîner. Des seringues, des ordonnances et un tas d'autres objets tranchants à deux mètres de personnes potentiellement droguées ou suicidaire... Je parlais en connaissance de cause quand je disais qu'il valait mieux cacher les seringues de la vue des drogués. Qui sait comment Walter agirait s'il n'avait pas à penser à aller chercher les seringues dans le placard du fond du laboratoire...

Je parvins à rejoindre l'entrée avant qu'Olivia n'ait définitivement quitté les lieux. Elle était même en train d'essayer de leur faire comprendre à l'infirmière que tout était okay pour qu'elle sorte et qu'elle n'avait donc plus à la retenir. Dès qu'elle me vit, elle me demanda de l'appuyer. Puis l'infirmière se tourna vers moi, attendant une réponse. Je lui souris de toutes mes dents. «
Merci beaucoup d'avoir pris soin de veiller sur elle, Irma. Je vais prendre le relais. Mademoiselle n'avait pas compris que ''je vais signer les papiers de sortie et je reviens'' signifiais qu'elle devait m'attendre avant de prendre la porte. » L'infirmière me sourit à son tour, soulagée de me voir prendre le relais. Olivia avait le don de se montrer vraiment très menaçante quand elle le voulait et il fallait vraiment la connaître pour savoir... et bien pour savoir qu'elle était tout à fait capable du pire, autant qu'elle était capable du meilleur.

L'infirmière et les vigiles repartirent à leurs occupations, tandis que je me tournais vers la blondinette qui faisait chavirer mon cœur. «
Rappelle-moi une chose. Ai-je oublié de te dire que nous devions attendre un quart d'heures encore pour qu'ils puissent te faire une prise de sang ? Mais si tu y tiens vraiment, je te raccompagne maintenant chez toi. Au moins Walter aura confiance en la personne qui t'aura prélevé. Il estime que je suis assez efficace depuis qu'il m'a appris à le faire. » Ce jour-là, Walter avait eu en tête de me démontrer par A plus B que j'avais bien plus de potentiel que ce que je m'évertuais à montrer depuis des années de nomadisme. Je n'avais pas eu le cœur de lui dire que d'une, je faisais ça pour justement gâcher mon potentiel et ne pas l'exploiter au risque qu'on me compare à lui et que de deux, je savais déjà faire des prises de sang. Olivia le savait, en plus. Elle aurait dû se douter que partir plutôt que de laisser faire une infirmière allait amener ce genre de conséquences. Je n'avais pas assez d'espoir pour croire qu'elle ait pu y penser et accepter l'idée, mais j'espérais que maintenant qu'elle était devant l'évidence, elle se laisserait tenter. Ça me donnerait une raison de passer un peu plus de temps que nécessaire en sa présence. Et au point où j'en étais, chaque minute supplémentaire était bonne à prendre.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Mar 9 Oct - 12:43


Peter
« my cross to share »




PETER – « Merci beaucoup d'avoir pris soin de veiller sur elle, Irma. Je vais prendre le relais. »

L'expression presque suppliante que j'affichais jusque là se fit plus dure. Que Broyles l'ordonne, j'aurais pu l'accepter (quel autre chose aurais-je pu avoir, de toute manière ?), mais que Peter vienne à me mettre des bâtons dans les roues?! Alors ça, j'avais déjà beaucoup plus de difficulté à l'avaler, ce qui expliquait probablement le déglutissement difficile dont j'étais victime alors que je commençais à faire les cent pas sur une petite distance, tournoyant presque sur moi même comme un fauve en cage.

PETER – « Rappelle-moi une chose... »

J'expirais un sourire sardonique, fuyant son regard scrutin alors qu'il s'apprêtait probablement à se la jouer smartass une fois encore, s'amuser à me rappeler qu'il me connaissait bien. Balayant une nouvelle fois mes cheveux dans un rideau blond que je renvoyais en arrière, signe évident de tant de chose: attention, malaise, tentative de distraction de l'interlocuteur pour espérer profiter de quelques secondes de plus pour réfléchir à comment interpréter ses dires. Non, Peter, tu n'as pas oublié.

LIV – « Si les gens de cet hôpital ne sont pas foutu de faire une prise de sang, l'élément primordial quand même dans tout type d'examen, dès l'arrivée (ou presque) du patient, alors je ne vois pas pourquoi je devrais leur faire ce plaisir et attendre encore pour un examen qui ne viendrait probablement pas avant une éternité. Et puis d'ailleurs, Peter, tu ne t'attendais apparemment pas à ce que je m'exécute si gentiment, si? »

De toute évidence non, sinon il n'aurait jamais demandé l'appui de cette cavalerie. Me doutais-je que Bishop allait être celui qui s'occuperait de moi si je venais à fuir le devoir médical ? Probablement. Est-ce que cela me plaisait ? Non, pas vraiment, mais je préférais être à la merci de quelqu'un que je pensais connaître plutôt qu'être l'objet d'étude d'une équipe professionnelle que je ne connaissais que peu. Je n'avais jamais aimé les hôpitaux. D'abord lorsque je me suis éveillée menottée à un lit, puis lorsque j'ai dû y passer quelques temps suite à mon coma -période durant laquelle on manqua de peu de m'assassiner. Je n'avais jamais eu de chance avec les hôpitaux, les médecins, et cela remontait aussi loin que l'époque durant laquelle l'officier médical de la base me renvoyait chez moi en jugeant mes bleus et coups comme étant les "mésaventures d'une fillette" plutôt que les preuves de la maltraitance que me faisait vivre mon beau-père. De cette époque à l'instant où je suis devenue le petit rat de laboratoire du Secrétaire de la Défense de l'Autre Côté, il n'y avait qu'un pas. Je ne supportais pas les hôpitaux, ils étaient supposés être un havre de guérison là où le simple fait de devoir rester me rendait malade. Alors, entre devoir rester avec Peter ou rester là.. Je choisissais Peter. Peut-être cela soulignera aux yeux de l'homme juste à quel point je n'avais pas envie de traîner par ici, le spectre des expériences récentes dansant encore dans mon regard alors que je ne pouvais m'empêcher de garder le moindre employé à l’œil. Certaines choses pouvaient facilement s'oublier, d'autres laissaient un traumatisme que même le subconscient ne pouvait effacer réellement.. Adressant un regard entendu à Bishop, puis repris ma marche en entendant bientôt l'écho de ses pas suivant les miens. Je n'avais pas envie de lui donner la satisfaction de m'entendre lui demander à l'aide, ou même de lui laisser le plaisir de sous entendre qu'il devait conduire, je préférais renfermer mes mains dans mes poches et avancer d'un pas résolu vers la sortie. Si Peter sous entendait qu'il fallait que je prenne place dans une chaise roulante, j'allais le tuer avant même d'atteindre ma voiture, qui je le devinais devait probablement nous attendre sur le parking depuis qu'elle aurait été déposée par un collègue. Lançant les clés en arrière, confiante que Peter les saisirait au vol au même titre que la tâche qui lui incombait, j'attendais qu'il déverrouillait le véhicule avant de m'installer sur le siège passager. Comment avais-je su que le véhicule était garé là, spécifiquement ? Je n'en savais rien, mais mes instincts ne me trompaient que rarement, suivant la logique d'un agent.

Le trajet fut silencieux et je me demandais si Peter volait quelques coups d’œil lorsqu'il avait la possibilité de le faire. Je pense que moi je l'aurais fait, à sa place. Mais je gardais le visage vissé sur le paysage extérieur, trouvant dans les lampes qui défilaient un réconfort fugace que je ne parviendrait jamais vraiment à décrire. Du soulagement dans le silence. Une raison de me concentrer sur autre chose que la présence de l'homme installé à 30cm de moi. Ma voiture était imposante, mais pourtant je ne trouvais jamais assez de place nous séparant lui et moi, alors qu'il nous guidait à travers les rues, routes. Nous étions un peu trop loin de chez moi pour pouvoir vraiment envisager qu'il ne me dépose là-bas tout de suite, à moins que l'idée de rouler du New Jersey à Boston ne fasse réellement pas froid aux yeux de Peter en dépit de l'heure de plus en plus tardive. Je ne sais pas combien de temps se passa entre le moment où je fermais les yeux en me disant juste les reposer un peu, et le moment où la voix de Peter résonna en appelant mon nom, le vrombissement du moteur s'étant tu et mon appartement se dressant juste à l'extérieur. A penser que j'avais dormi si longtemps, vulnérable à l'observation de Peter, provoqua un rougissement léger alors que je me redressais doucement et tentais de sauver les apparences.

LIV – « Tu réalises que tu n'es pas obligé de me la faire, cette prise de sang. N'est-ce pas ? »

Il y avait cette part de moi désolée de tout, qui ne voulait que le voir me suivre et s'occuper de moi. Et d'un autre côté.... je n'étais pas à l'aise avec l'idée et ce malaise laissait bouillonner une sourde colère qui n'attendait que l'instant où nous déciderions une bonne fois pour toute à discuter de ce qu'il s'était passé. Que moi, je parle de ce qu'il m'était arrivé "là-bas" et que lui vienne à me parler "d'elle". Le jour où nous parviendrons à faire cela sans gêne ou sans taboo, alors pourrions-nous considérer que nous avions réellement avancé. Pour ce soir, je n'en savais rien... J'imagine que la suite des évènements resterait à déterminer selon la réponse que m'en ferait Bishop...


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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Mar 9 Oct - 21:38



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Olivia&Peter
Je savais qu'elle allait réagir avec virulence. Elle n'aimait pas qu'on la cerne, qu'on la contredise et qu'on lui donne des ordres. Exactement le genre de choses qui avait fait que notre relation avait été... houleuse dans ses débuts. Puis elle s'était ouverte, s'était laissé apprivoiser, doucement, avec sa prudence naturelle. Je n'avais jamais apprécié les filles faciles, mais je n'avais pas non plus pour habitude de m'entêter avec celles qui dressaient barrières. Pourtant, j'avais affronté la forteresse qu'avait bâtie Olivia Dunham autour de son cœur et de sa vie. J'avais résisté à ses humeurs, persister à obtenir sa confiance, je m'étais dévoué à être pour elle un ami, jusqu'à ce que j'arrive à percer sa coquille si solide. Et percer les défenses d'Olivia Dunham avait été mon plus grand défi et mon ultime plaisir. Pas pour la faire souffrir, pas pour la blesser, comme je l'avais pourtant fait, mais parce qu'elle en valait la peine. Olivia valait toutes les peines du monde. Ça j'en avais toujours été convaincue. Pourquoi serais-je resté à Boston sinon ? Walter ? Pfff, pas à l'époque. Non, c'était pour elle. Et ça n'avait pas été la première, ni la dernière fois. Parce qu'elle en valait la peine.

Pour toute réponse, je lui lançais mon plus beau sourire, auquel elle ne répondit pas. Normal. Elle n'y répondait plus, jamais. Non, non je n'imaginais pas qu'elle m'écouterais et obéirais sagement. Et elle le savait. Elle devinait bien que l'intervention d'Irma était de mon fait et non une quelconque demande de l'agent Broyles. Elle jeta alors un coup d'oeil rapide à tous les membres du personnel, comme ci elle craignait qu'ils l'attaquent d'une seconde à l'autre, puis tourna les talons et pris la direction du parking de l'hôpital. Pendant une seconde, elle me fit penser à un animal apeuré, traqué, qui avait subi les pires côtés du personnel en blouse blanche. Je pouvais deviner pourquoi, mais je ne pouvais l'imaginer, savoir ce qui trottait dans sa jolie petite tête pour voiler ainsi son regard dès qu'un homme en blouse blanche s'approchait de plus d'un mètre d'elle. Elle ne m'avait rien dit sur ce qu'ils lui avaient fait de l'autre côté. Elle ne m'avait pas raconté, alors je ne pouvais que spéculer et j'avais peur que mes présomptions, bien qu'abominable à regarder, ne soient qu'un faible contenue de toutes les choses qu'ils avaient pu lui faire. Je n'aurais pas pu en supporter d'avantage et pourtant, même ici, des personnes lui avaient fait bien pire. Alors là-bas, où elle était l'ennemi, la femme à briser... Je chassais ses pensées d'un brusque hochement de tête, alors que je la suivais. Elle ne m'avait pas accordé un seul regard depuis son volte face, ce qui m'allait parfaitement. Inutile de lui montrer que je pensais à quelque chose d'horrible. Elle aurait sans doute mal interprété et m'en aurait voulu plus encore.

Je n'eus pas à chercher la voiture d'Olivia, ni elle à le faire d'ailleurs. Elle s'y dirigea automatiquement par instinct. J'avais appris en trois ans à me fier corps et âme à ses instincts. Ils ne la trompaient que rarement... pas comme les miens, de toute évidence. Puis des clés miroitèrent devant mes yeux, avant d'atterrir dans ma main que je ne m'étais même pas sentis lancer la main vers l'avant pour réceptionner le trousseau. Focus, m'intimais-je alors qu'aucun son ne se produisit entre nous et que j'ouvrais les portières. Concentre-toi Bishop. C'était toujours plus facile à dire qu'à faire.

Nous montâmes en voiture et je pris automatiquement la direction de l'US route 1. Rouler de Princeton, New Jersey à son appartement prenaient cinq heures, mais c'était préférable à devoir faire accepter à Olivia de passer la nuit à l'hôtel, même en chambre totalement séparée. Pendant tout le trajet, je ne pus m'empêcher de jeter de temps à autres des petits coups d'oeil dans sa direction. Ne pas la regarder ? Cela m'était impossible. J'avais renoncé depuis longtemps à ne pas le faire. Elle, cependant, garda la tête obstinément tourné vers la vitre passager, m'interdisant l'accès à son regard. Elle s'endormit une heure plus tard, tournant dès lors son visage vers moi, me permettant de la regarder plus convenablement. Même son sommeil semblait troublé à présent, la petite ride entre ses deux yeux de s'estompant même plus quand Morphée la prenait dans ses bras. Et quand je la regardais ainsi, fragile, tourmentée, sans masque d'indifférence et de froideur calculée, je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout ça était de ma faute et que je méritais sa colère et son ignorance. Je méritais tellement plus même. Mais c'était injuste. Injuste envers moi-même. Je n'étais pas l'unique fautif. Je n'étais pas QUE fautif. Elle ne le voyait pas, je l'oubliais souvent. J'aimais cette femme, mais ça n'était pas elle que j'avais fréquenté. Sous l'angle qu'elle voyait et que je me prenais parfois à observer, j'en devenais le pire des salopards. Mais d'un autre angle, j'étais tout aussi victime. Abusé par mes sentiments, trompé par mon aveuglement. Je l'oubliais beaucoup trop souvent quand elle m'acculait face à son désarroi, m'oubliant moi-même et ce que j'avais subi trop tardivement. Je n'étais pas resté insensible. J'avais eu peur, j'avais eu mal, j'avais crains pour elle et j'avais espéré, espéré si fort la retrouver, à la seconde où j'avais compris que celle qui se tenait en face de moi, n'était pas celle qui m'avait un jour dit « Einai kalytero anthropo apo ton patera toy », avant que tout ça ne commence.

Lorsque nous arrivâmes enfin à destination, je me permis d'attendre encore quelques minutes avant de la réveiller. Coupant le moteur de la voiture devant son appartement, je me tournais vers elle pour la regarder dormir, désirant plus que tout être capable de repousser les pensées qui lui gâchaient son sommeil. Ma main s'éleva au-dessus de son visage, proche de sa joue, sans pour autant la toucher, dessinant lentement les courbes de sa mâchoire. Avant, j'aurais pu le faire vraiment. La toucher, la réveiller d'une caresse sur la joue. Je connaissais la courbe de sa mâchoire par cœur. Je l'avais si souvent touché. Et pas parce que j'avais pris son visage à Elle bien souvent entre mes mains, mais parce qu'avant que tout cela n'arrive, je pouvais rassurer Olivia en la touchant. Je pouvais prendre sa main pour lui intimer d'avoir confiance en elle, je pouvais caresser sa joue pour lui dire que j'étais là, près d'elle, je pouvais plonger dans son regard pour y lire ce qu'elle refusait de me dire et cela ne lui posait pas de problèmes. Aujourd'hui, je ne pouvais que soupirer, laisser retomber ma main sur mon genou et l'appeler doucement, sans la brusquer. Elle ouvrit les yeux, réalisant que nous étions arrivés à Boston et rougit légèrement avant de me demander si j'étais vraiment obligé de lui faire cette prise de sang. Mon agacement prit le pas sur tout le reste. Me rasseyant correctement, je poussais un profond soupir d'exaspération, les yeux rivés sur le bout de la rue qui me faisait face. Il le fallait. Il fallait que je parle, que j'arrête de me taire. Probablement plus fatigué que je ne le pensais pas des heures de routes en solitaire, je craquais. «
Écoutes. Cette prise de sang, c'était Walter qui l'exigeait. On t'en a fait une dès ton arrivée, mais il tenait absolument à en avoir une autre après deux heures pour pouvoir comparer les résultats et voir si rien n'incubait. Là, il va simplement jurer tous les saints, les prix Nobel de médecine ou les pâtes qu'il connaît et m'obliger à écouter l'importance de deux prises de sang à deux heures d'intervalles et non à sept. » Je me tus un instant, reprenant une respiration que j'ignorais avoir retenu pendant ma tirade. Ma main, tout à l'heure si proche d'elle, vint pincer l'arête de mon nez alors que je m'adjoignais au calme. Je repris plus doucement. « Je sais que tu me détestes, que simplement me voir te révulse et crois-moi, si j'en étais capable, je ferais tout pour que tu n'ais plus à subir ça au quotidien... ou à me subir. Tu n'es peut-être pas en mesure de l'accepter, mais il n'y a pas que toi qui a été blessé dans tout ça. » Mon regard quitta la rue, pour se poser dans les prunelles de l'agent du FBI. C'était la première fois que j'osais soutenir son regard pour parler aussi ouvertement de mon propre vécu sur ça. « Je suis rentré pour toi. Parce-que je voulais plus que tout ce nous auquel je commençais sérieusement à penser avant de partir là-bas. Ce que j'ai vécu, ça n'était pas elle et moi, c'était toi et moi et c'était fabuleux. Et maintenant je me retrouve dans un cauchemar où tu ne me permets pas d'être inquiet pour toi. Mais je le suis. Je le suis, Olive. Parce-que je suis amoureux de toi, peu importe combien cela te blesse. Je n'attends rien en retour, ni un droit au pardon, ni un retour de sentiments. Je te demande juste une chose, je t'en supplie. Laisse-moi te faire cette prise de sang, m'assurer que tu parviens jusqu'à ton lit sans avoir de malaise ou quoique ce soit et je te laisserais tranquille, je partirais. » Mon regard c'était fait suppliant, à mesure que je lui demandais le droit de m'occuper d'elle. J'espérais qu'elle comprendrait au moins ça, qu'elle me permettrait au moins de soulager mon inquiétude.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 11 Oct - 13:55


Peter
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LIV – « Olivia Dunham, animal de foire extraordinaire. »

L'idée d'être infectée par un agent bactérien transporté par notre suspect aurait dû m'inquiéter, m'effrayer. Mais il n'en fut rien. Au lieu de quoi, je me contentais de sarcasme et de déjà m'imaginer dans le labo de Walter pendant que ce dernier tentait de contrôler la chose que je serais devenue. J'allais bientôt annoncer "cobaye" extraordinaire, mais animal de foire allait tout aussi bien et englobait les deux situations auxquelles j'avais à faire face.

PETER – « Là, il va simplement jurer tous les saints, les prix Nobel de médecine ou les pâtes qu'il connaît et m'obliger à écouter l'importance de deux prises de sang à deux heures d'intervalles et non à sept. »

Même si l'idée me vola un petit ricanement amusé, je n'arrivais pas à être désolée pour lui. Dans le fond, pourquoi allais-je devoir être la seule à souffrir dans l'histoire ? Pensée qui trouva une extrapolation lorsque Peter calqua notre situation actuelle sur le véritable problème sous-jacent, touchant une corde sensible lorsqu'il mentionna ne pas être le seul à avoir souffert de ce qu'il s'était passé. Je le savais. Seigneur, ne le savais-je que trop bien, mais j'étais tellement concentrée sur le fait de tout faire pour panser mes propres plaies que je ne trouvais pas encore l'énergie de le plaindre lui. Après tout, il avait beau être tombé dans le panneau... je ne savais plus, j'étais confuse, désolée, en colère, fatiguée, je voulais monter et en même temps fuir les lieux. Peut-être dormir une nouvelle fois à l'hôtel. Mais il allait falloir que je rentre et que Peter me suive puisqu'il était parfaitement hors de question qu'il n'opère sur moi dans ma voiture. Je me doutais qu'il n'allait pas faire de bazar, mais ce n'était tout bonnement pas une option. J'étais butée, pas irrationnelle.

PETER – « Je suis rentré pour toi... »

Peter, s'il te plaît. Non. Je voulais plus que tout qu'il s'arrête de parler et m'évite d'être confrontée à son point de vue, sa vision des choses. Non pas que cela ne m'intéressait pas, mais quand j'imaginais juste avec quelle passion il avait pu plonger dans cette relation, j'étais à la fois flattée et déchirée. Parce qu'il n'aura pas pu voir. Parce que si je n'avais pas imaginé ce Peter subconscient qui m'a remis les idées en place une bonne fois pour toute en me rappelant qui j'étais réellement, je serais probablement encore coincée là bas. Morte, peut-être, puisque Broyles n'aurait jamais eu à me sauver la mise si tant de choses s'étaient déroulées différemment. Et Peter n'aurait jamais su. Un jour, elle serait juste rentrée chez elle comme si de rien n'était et l'homme aurait été laissé à lui-même à se demander ce qu'il se passait. Peut-être aurait-il compris. Peut-être aurait-il réalisé que je ne reviendrais pas, que j'étais partie dans cet univers pour lui et que d'une certaine manière, j'y aurais péri seule. J'avais deux univers entiers de possibles "et si" qui se bousculaient dans ma tête, me rendant plus confuse que possible quand j'y songeais et me poussant à la fois à vouloir me montrer conciliante vis à vis de Peter et méfiante à la fois. Parce qu'il n'aurait jamais su. J'avais lu le débriefing. Je savais que tout s'était annoncé à lui lorsque j'avais passé ce coup de téléphone en urgence, depuis Liberty Island. Trois mois. Trois mois à l'avoir elle et à me laisser moi dans un monde d'illusions auxquelles je cru dur comme fer. « ... tu ne me permets pas d'être inquiets pour toi. » Je lui adressais un regard qui se demandait comment je pouvais bien le laisser maintenant s'il ne s'était pas soucié plus tôt. Je savais pourquoi, mais l'accepter restait pénible, même si je me débrouillais de plus en plus. Qu'avait-elle donc de plus que moi pour que Peter soit à ce point aveuglé ? Qu'y avait-il de mieux en elle qui l'ait subjugué à ce point ? Il avait beau me dire que ce qu'il voyait en eux, c'était lui et moi, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il devait y avoir certaines différences, quand même, entre elle et moi. Il avoua être amoureux de moi et ce malgré que cela puisse me blesser. Cela ne me blessait pas. Quelque part, l'entendre était chaleureux et me faisait plaisir même si je me refusais à le lui montrer. Je ne doutais pas un seul instant être en mesure de le pardonner une fois toutes les cartes en main et analysées au possible. J'avais bien pu absoudre John. Et pour autant que j'aurais préféré le réfuter, il y avait quelque chose chez lui qui m'imposait un calme olympien, une trêve temporaire, un petit sourire accordé en reconnaissance de ce qu'il me disait. Ce n'était pas encore l'ouverture que nous avions avant toute cette mésaventure, mais c'était un commencement. Réapprendre à se connaître. A s'apprivoiser. A se faire confiance pour mieux reprendre là où les choses nous avaient été dérobées. Hochant la tête légèrement dans une attitude d'accord, je serrais la veste au plus près de moi et sortait finalement de la voiture. Un vertige soudain me prit, que je parvenais à dissimuler à Peter et que je mettais sur le compte de m'être levée trop vite. Avançant vers mon bâtiment, je laissais Peter verrouiller le véhicule et suivre avec tout son matériel. Je n'étais pas sa mère, il était grand assez pour suivre tout seul. Ce n'est que devant ma porte que je m'arrêtais, attendant un instant en espérant que Peter comprenne. Apparemment pas. Il semblait perdu dans je ne sais quelles pensées, assez en tout cas pour qu'un fait évident ne lui échappe.

LIV – « Jouer les chauffeurs, c'est bien, mais se servir de ces mêmes clés pour ouvrir mon appartement, c'est encore mieux. »

Cela sembla suffire. Un instant plus tard nous passions tous les deux le seuil de mon chez moi, demeure qu'il devait connaître comme sa poche maintenant même si je faisais tout ce que je pouvais pour faire taire la pointe de douleur que cette idée provoquait. J'allais me tourner vers la table sur laquelle il avait déposé son matériel lorsque la tête me tourna à nouveau, si bien que je posais une main sur l'épaule de Bishop pour me soutenir alors que l'autre volait à mon front pour l'éponger doucement.

LIV – « Je suppose que je dois l'avoir à jeûn, cette prise de sang ? Alors dépêches-toi, s'il te plaît. J'ai faim... »

... et soif. Mais s'il se doutait que j'allais rouvrir ma bouteille de whisky et boire un verre pour noyer les évènements de la journée, jamais il n'allait partir. Mettre le malaise sur le compte d'un estomac vide depuis des heures valait toujours mieux que de le voir formuler des hypothèses comme quoi j'avais pu être victime de notre homme. Et si tel était le cas, il n'allait jamais cesser d'en parler, décidant peut-être de réveiller Walter et m'amener au labo pour voir ce qui pourrait être fait. Rien de bien réjouissant, en soi. M'asseyant une minute plus tard, je tendis mon bras et attendit que Peter fasse son oeuvre. Lorsqu'il eut terminé, je gardais mon membre fléchi en observant l'homme alors que le matériel était rangé, la seringue mise à part pour être jeter dans une poubelle spécialisée et accusant le regard voilé de souci de Peter alors qu'il le déposait à nouveau sur moi.

LIV – « Ecoute, je vais juste manger un peu, prendre une douche et aller me coucher... Tu comptes me babysitter toute la nuit ?! »

Le début de ma tirade était prononcé de manière factuelle, comme si je ne faisais jamais quénoncer une évidence. La fin, en revanche, restait teintée de surprise, et d'ébahissement. Peter en était parfaitement capable, même si je me demandais s'il ne lui fallait pas confier la poche de sang à Walter au plus tôt. Quand bien même il décidait de rester, il n'allait rien avoir de plus de ma part qu'un séjour bien agréable sur le sofa. Et ça, c'était s'il restait, bien sûr. Je n'étais pas encore décidée, et Peter semblait se poser exactement la même question...


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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 11 Oct - 16:31



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Olivia&Peter
C'était probablement ce qui était le plus dur à accepter pour moi, qu'elle ne soit pas capable d'écouter, de comprendre. L'Olivia si empathique d'entant était complètement dévoré par ses propres sentiments et son propre affect et si cela me minait. Pas parce que son comportement avait un effet désastreux sur notre relation, mais aussi parce que ça la transformait au quotidien, ça la brisait et ça la rendait... moins Olivia. Est-ce que c'était ça, sa solution ? Non. Non pas Olivia. Elle n'en était pas là. Tu dérailles complètement mon pauvre Peter, me dis-je en claquant la portière conducteur après en être sorti. Je l'avais vu se cramponner à la sienne. Rien d'étonnant. Elle n'avait rien mangé depuis des lustres. Et je doutais que le paquet de M&M's qu'elle tenait encore dans sa main à notre départ eut été ne serait-ce qu'entamé. Où était-il passé d'ailleurs ? Peut-être tombé sur la route avant qu'elle ne monte dans la voiture.

Comme précédemment en sortant de l'hôpital, je la suivis sans faire de remous, jusqu'à ce qu'elle me fasse remarquer que je tenais entre mes mains les clés de son appartement. Stupide moi. Je passais donc devant elle pour ouvrir la porte, mettant du temps pour trouver la bonne clé et la regardant fréquemment pour savoir si j'avais raison. Je le savais pourtant... Enfin je l'avais su, à une époque. Je pouvais la trouver les yeux fermés. Sauf que tout s'était embrouillé entre temps et savoir quelle clé était celle de son appartement n'avait plus eu aucun intérêt. Je l'avais oublié et aujourd'hui je n'étais plus sûr de rien. C'était peut-être mieux ainsi. C'était clairement mieux ainsi. Elle n'aurait pas supporté que je connaisse un détail aussi insignifiant de sa vie. Elle n'allait pas supporter que je ne sois que son collègue Peter Bishop dans son appartement, mais que j'y ai mes marques, mes habitudes et que j'en connaisse chaque recoin.

Après ce bref incident et une fois la porte ouverte, je m'effaçais pour la laisser rentrer la première et la suivi à l'intérieur. Sortant de mes poches le matériel, je disposais tout sur la table, tandis qu'elle, à mon côté, fut prise d'un nouveau vertige. Malgré moi, je sentis un frisson me parcourir lorsqu'elle posa sa main sur mon épaule pour ne pas tomber. C'était stupide, de réagir ainsi, mais dans un contexte où le moindre de ses touchés étaient un geste purement calculé et nécessaire, que son instinct la pousse à s'accrocher à moi plutôt qu'à la table me fit ressentir un instant un soulagement que je ne connaissais plus depuis qu'elle avait serré ma main entre ses doigts à l'hôpital. «
A jeun n'est pas obligatoire. », lui dis-je en la poussant légèrement vers une des chaises. « Mais tant qu'à faire, autant en terminer rapidement avec ça. » Joignant le geste à la parole, je me saisis du bras qu'elle me tendait, préparant un coton d'alcool de ma main libre. Désinfecter la zone, piquer, prendre trois éprouvettes de sang, le tout sans lever les yeux vers son visage, me prit en tout et pour tout moins de deux minutes. Une fois terminé, je repris le coton et l'appliqua sur la zone piquée en appuyant un peu. Il ne me resta plus qu'à poser un pansement, puis à lui faire à son tour compresser le tout, le tour était joué. Je me relevais alors qu'elle pliait le coude pour tout ranger et jeter, la seringue mise à part, que je remis dans ma poche après avoir replacé le protège seringue.

Une fois terminé, je me postais à nouveau vers elle. Elle devait manger, rapidement. Probablement boire aussi. Ce qu'elle ne tarda pas à dire à son tour d'ailleurs, avant d'ajouter qu'elle prendrait une douche et irait se coucher, me priant de ne pas rester toute la nuit dans son interrogation. Je lui souris faiblement. J'aurais aimé aller contre sa volonté et rester. Je voulais plus que tout rester avec elle, mais ça, ça ne changeait pas de d'habitude après tout. Alors je poussais un soupire avant de répondre malgré ma volonté : «
Je te l'ai dit. Je m'assure que tu vas bien jusqu'au moment où tu te plongeras dans ton lit et ensuite, je m'en vais. »

Les yeux rivés sur elle, je vis combien elle palissait et eut envie de m'occuper d'elle. Elle n'allait pas apprécier. Tout comme elle n'allait pas apprécier - crainte déjà ressentit quelques minutes plus tôt - que je sache s'y bien me fondre dans cet appartement. Poussant un soupir, je me penchais vers elle, ne résistant pas à poser brièvement mes lèvres sur son front, caressant sa joue. «
Je suis vraiment... vraiment désolé. » Désolé de me sentir si bien auprès d'elle, malgré le malaise. Désolé de me reconnaître dans cet appartement auquel, pour elle, j'étais étranger. Désolé de lui imposer ma présence encore. Mais surtout, désolé de ne pas vouloir lâcher. Désolé de ne pas pouvoir la lâcher, alors qu'il semblait que ça soit l'unique chose qu'elle désire. « Tu dois manger. »

Je pris la direction de la cuisine et ouvrit le frigo dans l'espoir de trouver quelque-chose de potable a à faire rapidement. Des oeufs, du jambon, du fromage,... De quoi faire une simple, mais rapide omelette. « En fait, une très bonne omelette est plus complexe à préparer qu'on ne le pense » était une des phrases favorites de Walter, qui m'arracha un sourire alors que je prenais un bol et mettait une poêle sur le feu. Cuisiner avait toujours eu tendance à calmer mes nerfs et mes angoisses, habitude que j'avais hérité de ce cher Walter. Aussi, dès que je me mis à casser les œufs, je commençais à me sentir plus à mon aise, à sentir mes remords et mes envies s'apaiser. J'étais toujours plus calme en cuisine, plus insouciant du reste.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 11 Oct - 17:52


Peter
« my cross to share »


Son commentaire fut accueilli par un soupir de ma part. Pas le genre "ouf, il ne reste pas" . Non plutôt quelque chose de plus résigné, respirant le soulagement en même temps que la déception. Comme si j'acceptais juste qu'il soit si prompt à partir pour la seule raison ... Et pourtant, il semblait être au même point que moi, confus, indécis, déçu et déterminé. Sa main se posa sur ma joue, ses lèvres chutèrent sur mon front et tout ce que je trouvais à faire c'était fermer les yeux comme cette nuit, de l'autre côté, il mon subconscient avait pris forme et était venu doucement embrasser mes lèvres. Real is just a matter of perception. Sans crier gare, cette phrase que son autre lui m'avait affirmé alors me revint en mémoire aussi clairement que s'il venait tout juste de le prononcer. On pouvait attribuer tant de sens à cette phrase, maintenant. N'est vrai que tel qu'on peut le ressentir. Tout n'est qu'une question de sensibilité et de perception, différant d'un avis à un autre, variant sous les conditions ambiantes pour favoriser l'un ou l'autre résultat. Peter avait été la victime de ses perceptions, tout comme j'avais bien pu l'être des miennes: n'avais-je donc pas persisté pendant des semaines à prétendre, et à croire dur comme fer, que j'étais elle ? N'étions-nous donc que cela ? Pourquoi semblait-ce si simple et pourtant si compliqué à la fois ? Il s'excusa, et je sentais que la phrase était chargée de tout ce qu'il lui était possible de mettre dans ces quelques mots. Même si le sentiment principal qui en ressortait restait la sincérité. Peut-être un soupçon de culpabilité. Cette peine qui étranglait sa voix lorsqu'il posait les yeux sur moi, qui lui rappelait quand il m'observait à quel point il avait pu être berné, au moins au même point que moi quand je distinguais sa silhouette lorsqu'il ne me regardait pas. Nous étions une sacrée paire, lui et moi, et c'est inconsciemment que je penchais mon visage dans le creux de sa main, dans un geste affectif incertain, avant de relever la tête et mettre fin à ces quelques secondes d'évasion morale. Le pire, dans tout ça, c'est que le fait qu'il m'aimait ne me blessait pas. Loin de là. Par delà la douleur de la trahison, j'étais toujours cette femme qui avait traversé des dimensions pour le seul but de le ramener avec moi, parce que sa vie était à mes côtés, amoureuse que j'étais et persuadée de ce fait. J'aimais Peter. J'aime Peter. Et si je ne pouvais pas encore dire de lui pardonner tout de suite et rendre les choses telles qu'elles étaient, je ne pouvais m'empêcher de tenter de lui faire comprendre, d'un regard ou d'un mouvement, qu'un jour viendra où nous irions de l'avant. Où toute cette histoire serait derrière nous et que nous parviendrons peut-être à en rire. L'idée qu'il soit si proche de moi m'étais aussi pénible que le fait de le maintenir éloigné, pour l'instant et je ne savais pas encore trop comment trouver un juste milieu dans cette myriade de sensations. Je ne désirais rien de plus que plonger dans ce que je lui avais promis lorsque je l'avais retrouvé dans cet appartement. Rien ne me ferait plus plaisir que le prendre dans mes bras, de l'attirer dans une embrassade et d'aller me coucher en nichant mon visage contre lui, consciente du fait que les cauchemars récurrents qui me frappaient n'allaient pas revenir puisqu'il était présent. Je mourrais d'envie d'obtenir enfin une certaine forme de normalité, mais le mur que j'avais bâti autour de mon coeur faisait office de frein. L'esprit était volontaire, mais le coeur se faisait plus réservé, résultant dans cette attitude gênée que je lui offrais depuis son aveu. Ou plutôt, depuis que je ne pouvais plus jamais m'empêcher de voir le fantôme de sa présence à elle, en plus du scintillement dans lequel rayonnait désormais quotidiennement Peter.

PETER – « Tu dois manger. »

Et il trotta hâtivement jusqu'à la cuisine où il commença à se servir dans mes affaires en préparant ce qui semblait clairement être une omelette. Quoi d'autre pouvait-il faire, de toute manière: je n'avais pas exactement pris le temps de faire des courses dernièrement. Pendant qu'il s'affairait, je me levais et laisser la chaise grincer au sol en manquant de la soulever. Me dirigeant vers un placard, j'en sortais un set neuf de couchage: acheter des denrées alimentaires, jamais. Faire un ravage dans un magasin vendant de tout et rien dans le seul but de remplacer la plupart des linges et autres objets pouvant potentiellement être imprégné de sa présence, ça oui alors. Une couette, deux draps, le coussin se trouvait déjà sur le sofa, ce n'était pas énorme au vu de la météo ambiante, mais la température dans l'appartement gardant un grade agréable en permanence, Peter n'allait probablement pas avoir besoin de plus si seulement il tenait réellement à rester. Une pièce de distance. Cela allait devoir suffire...

LIV – « Tu n'auras qu'à coucher sur le sofa... »

Je le connaissais assez pour comprendre le regard et sa façon d'être quand j'avais sous entendu qu'il aurait à partir. Personnellement, je ne savais pas trop pourquoi je me laissais aller à vouloir le rassurer, peut-être parce que je n'étais pas rancunière au point d'en vouloir à l'homme pour des évènements qui n'avait rien à voir. Et puis, je l'avais pensé, une double porte allait nous séparer, chose qui n'allait pas être plus mal.

La poêle grésillait de ce qu'il y faisait cuire (un peu de beurre, je présumais) et lui allait et venait dans la cuisine comme s'il avait fait ça toute sa vie. Une seconde passa pendant qu'il cherchait un ingrédient et j'eus presque l'impulsion de lui avouer où se trouvait ce qu'il cherchait lorsqu'un éclair de reconnaissance sembla le frapper et il alla chercher dans l'armoire en question sans que je n'en dise rien. Vrai. Il devait probablement connaître les lieux autant que moi maintenant. Je baissais les yeux d'un air débattu et cherchait à faire quelque chose. Douche. Vrai. La salle de bain n'était pas bien loin non plus et je m'y dirigeais sans hâte pour déjà faire couler un peu d'eau: la chaleur prenait toujours un peu de temps à venir. Grattant légèrement au pansement qui m'entourait le bras, sans vraiment y penser, je commençais à peine ma marche vers ma chambre dans le but d'y récupérer mes affaires, ainsi que le t-shirt MIT de Peter que j'envisageais de lui rendre, lorsque la tête me tourna une dernière fois, plus fortement qu'avant.

LIV – « Pete...? »

Le "r" mourru sur mes lèvres alors que je perdais pied en provoquant un brouhaha peu discret: stylos, cadres photos, cahiers, plusieurs objets chutèrent lorsque ma main balaya un meuble dans une tentative pour me rattraper. Puis tout devint noir.

Je ne suis pas trop sûre de savoir combien de temps s'était passé entre le malaise et le moment où j'ouvrais un regard fiévreux sur Peter, vulnérable, un goût de sucre traînant encore sur ma langue comme un mauvais souvenir. Super. Là, Peter allait vouloir me faire vivre la totale, même si c'était de sa faute à lui s'il m'avait piquée alors que je n'avais rien dans l'estomac. Ou bien ma faute à moi, pour avoir le ventre vide dès le départ ? ... Soit. Je tentais déjà de me relever en bougonnant que j'allais bien lorsqu'une force me força à me rallonger, chose à laquelle je n'opposais pas de résistance.

LIV – « Je vais bien, Peter.. Est-ce que tu peux m'aider à me relever, le sol n'est pas exactement confortable... »

J'étais vidée d'énergie, et en me remettant doucement sur pied je pouvais voir la buée qui s'échappait désormais de la salle de bain, signe que l'eau tiède avait viré complètement brûlante. Non pas que Peter allait me laisser tenir debout sous le faisceau d'eau au risque de chuter à nouveau; parce que ça, ça allait être embarrassant. Il avait beau connaître le corps de mon doppelgänger, jamais il n'avait vu le mien complètement dénué de vêtements. Et, serrant mon peignoir contre moi (comment il était arrivé là ce peignoir, je n'en avais pas la moindre idée), je me décidais que ce soir n'était pas le soir de la découverte. Il me guida jusqu'à la table et l'odeur de l'omelette me frappa les narines, provoquant un grognement automatique de mon estomac.

LIV – « Chut... »

Le connaissant, il allait commenter et je n'avais certainement pas besoin de ça. Ni de sa façon de me regarder manger comme si c'était la chose la plus extraordinaire au monde...

LIV – « Tu ne manges pas ? »

Mon ton était dur, comme quelqu'un tentant de fuir la réalité du fait que j'étais seule au coeur de son attention. Et une telle observation pouvait s'avérer gênante, s'il n'y avait rien pour la détourner ne fut-ce qu'un petit peu...


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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 11 Oct - 19:42



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Olivia&Peter
J'étais affairé en cuisine, heureux de me retrouver dans un environnement où je pouvais tout maîtriser... pas comme dans ma vie, apparemment. J'étais soulagé aussi qu'Olivia me laisse faire, ne m'empêchant pas d'au moins lui préparer à manger. Elle qui tentait de me repousser dans tout ce que ce que j'entreprenais pour elle en ce moment... Plus étonnant cependant, sa réaction lorsque j'avais osé m'aventurer au-delà des limites fixées, caressant sa joue et l'embrassant sur le front. J'aurais juré qu'elle ne s'était pas seulement laissé faire, mais qu'en un sens, elle avait cherché à approfondir le contact, à laisser mes doigts parcourir sa peau un peu plus longtemps, comme elle l'avait toujours fait avant. Peut-être qu'au fond, je me trompais. Peut-être que sa virulence n'était pas seulement dû à une lutte permanente envers ce que moi j'éprouvais et faisais, mais aussi une lutte interne, prisonnière de sentiments contradictoires. Après tout, moi qui espérait qu'elle me comprenne, n'avait pas cherché à envisager cette possibilité. Cette stupide et affligeante - mais pourtant normal au vu des circonstances - vérité qui pourrait être qu'elle luttait contre ses sentiments pour moi - elle m'avait avoué à demi-mot son attirance pour moi lorsqu'elle m'avait demandé de rentrer auprès d'elle, après tout - et son envie que je sois à ses côtés, alors que je l'avais brisé en ne voyant pas qu'elle n'était pas au creux de mes bras pendant toutes ses semaines. Je ne pouvais nier qu'elle avait des sentiments pour moi avant tout ça. Si elle souffrait autant de ma présence, il était évident que c'était parce qu'elle avait toujours envie de cette proximité. Cette proximité douloureuse parce que chargé de souvenir, mais en même temps réconfortante, comme l'est la proximité avec l'être aimé. C'était cette envie, cet amour qui pourrait nous permettre de nous retrouver un jour. Il fallait juste lui donner du temps. Son geste le prouvait. L'envie d'être à nouveau proche était là, il fallait juste que le reste devienne secondaire... ce qui prenait le plus de temps. Mais je l'aimais. J'étais fou d'elle. Alors je pourrais patienter. Olivia Dunham en valait toujours la peine.

Finalement, Olivia m'intima de dormir sur le sofa et je me demandais pendant plusieurs minutes si elle me le proposait par pitié - parce que je devais avoir l'air d'une sacrée loque à m'en faire comme un débile pour une fille capable de tout affronter, même le pire - ou parce qu'elle avait vraiment envie - ou besoin - que je reste dans la pièce d'à côté. Si l'occasion se présentait, je le lui demanderais un peu plus tard. Il était hors de question que je reste si elle ne le voulait pas. Quand aux fioles que je devais amener à Walter ? Il me suffirait d'appeler Astrid pour lui demander de venir les chercher et de les lui confier pendant qu'Olivia ferait semblant de dormir.

L'inconvénient d'un plat rapide était qu'il ne vous occupait pas l'esprit très longtemps. Ainsi, j'eus tôt fait de tout verser dans la poêle et de laisser le sacro-saint feu faire son petit effet sur la mixture. J'en étais rendu à ce point de réflexion sur le « que faire une fois que la table serait mise », quand j'entendis la voix faiblarde d'Olivia, suivi d'un fracas assourdissant qui me fit sursauter. «
Olivia ? », appelais-je... que dis-je, criais-je affolé en me précipitant vers la provenance du bruit. Elle était là, étendue inconsciente et sans plus réfléchir, je me précipitais pour analyser la situation. Elle répondit difficilement à mon appel plus calme, alors que je tapotais sa joue pour appréhender sa réponse, mais était tout de même capable de baragouiner quelques sons. Malaise glycémique. Merde, depuis quand n'as-tu rien avalé Olive ? Comme-ci elle pouvait répondre à ma question muette. Plus rapide que je ne l'étais même habituellement en situation de danger pour ma propre vie, je me précipitais vers la cuisine, prenait un verre que je remplie d'eau avant d'y jeter trois bonnes cuillères de sucre - et retourner au passage mon plat en y abaissant le feu qui continuait de cuire -. Le mélange était limite, le goût allait être infâme, mais peut importe, me dis-je alors que je mélangeais le sucre à l'eau. Parer au plus urgent, renflouer immédiatement la glycémie, que je devinais désastreuse, de l'agent Dunham et au diable le reste. Je la pris dans mes bras pour lui faire boire la mixture et lui passer un peignoir, puis la rallongea sur le sol en l'appelant, heureux de la voir rapidement reprendre des couleurs. Il lui fallut néanmoins quelques minutes encore pour ouvrir les yeux, mais je sus à la seconde où elle commença à vouloir se lever que je n'aurais pas à la reconduire d'urgence à l'hôpital le plus proche. Une hospitalisation par mois, c'était largement plus que ce qu'Olivia pouvait supporter, inutile d'en faire deux le même jour.

Elle retrouva vite du poil de la bête, m'intimant de l'aider à se relever, car le sol n'était pas l'endroit le plus agréable du monde pour passer sa nuit. Obéissant comme un brave petit soldat - ou petit toutou, ça dépendait de l'image qu'on pouvait se faire de moi à cet instant - je la remis sur ses pieds et la conduisit sans mot dire jusqu'à la cuisine. J'eus raison de ne rien dire jusqu'alors d'ailleurs, car lorsque son estomac perçu ma cuisine, il se fit vigoureusement remarquer, ce qui eut pour effet de la pousser à me gratifier d'une injonction au silence. Je ne pus m'empêcher de sourire néanmoins et me pressa à lui présenter un plat peu conventionnel au vu des circonstances de sa préparation. Je ne me considérais, certes pas, comme un grand chef cuisinier, mais j'avais au moins pour habitude de présenter quelque-chose de correct. Là, c'était tout juste acceptable en terme d'image. Espérons qu'au moins, le goût y était... Et puis peu importe, tant que ça lui calait l'estomac.

Prenant avec plaisir l'excuse de son petit malaise, je me permis de l'observer manger sans avoir à m'en cacher, ce qui eut tôt fait de l'agacer. Je lui accordais un nouveau sourire alors qu'elle me demandait si je ne mangeais pas, moi aussi, cherchant ainsi à s'éloigner de ma vue. Je lui répondis que non de la tête. «
Je n'ai pas faim. Mais merci de la proposition. » Elle ne pourrait jamais me répondre « Moi non plus ». Pas après ce qu'il venait de se passer. Elle savait qu'elle était obligée de finir son assiette. Néanmoins, je lui permis de le faire dans la plus stricte intimité et pris le parti de faire la vaisselle du matériel que j'avais utilisé pendant qu'elle terminait son repas. Avant cela, cependant, je lui servis un grand verre d'eau et pris un yaourt dans le réfrigérateur, posant le tout à côté de son assiette, lui intimant silencieusement de tout avaler sans rechigner alors que je lui tournais à nouveau le dos. Si j'avais eu envie de lui demander un peu plus tôt si elle était certaine de m'accepter sur son sofa, j'en étais désormais au point de me dire qu'avec ou sans son accord, je passerais la nuit à la veiller. Même si ça n'était qu'un « léger » malaise, cela suffisait à me convaincre qu'elle ne pouvait rester seule toute la nuit.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 13 Oct - 17:31


Peter
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Il était hors de question que Peter ne me voie faible. En position de vulnérabilité. J'étais bien trop têtue pour ça... Je claquais la langue en me relevant, goûtant un peu plus le breuvage qu'il avait fait passé mes lèvres. Du sucre. Bien. Le goût n'était pas aussi dérangeant que l'idée que je soie aussi confortable dans ses bras, l'homme m'ayant relevé pour me permettre de boire sans danger. Très vite, une myriade de souvenirs me vint en tête, spectre de la première fois qu'il m'avait tenue ainsi alors qu'il tentait son possible pour me calmer suite à l'expérience de rêve partagé. Je mettais mon manque de réaction sur le compte de la fatigue, là où d'ordinaire le moindre muscle de mon être se serait bandé je restais étonnamment relaxée, même si je ne m'attardais pas trop sur les raisons. Je me trouvais nichée contre Peter, l'homme m'observant attentivement dans l'espoir de me savoir en meilleur état qu'il y a deux minutes. Être bien ne dura pas, les synapses de mon cerveau firent bientôt les liaisons qu'il fallait et je me retrouvais bien vite à tenter le tout pour le tout pour me redresser. Ne pas le laisser me voir faible, ne pas le laisser prendre le pas sur moi et lui laisser penser que j'avais besoin de lui. J'avais besoin de lui, son absence que j'imposais ne faisait rien pour me rendre plus guilleret et je sombrais petit à petit dans la mélancolie, mais je n'allais certainement pas lui avouer ça. Que le fait de le savoir là me dérangeait autant que cela me faisait plaisir. Qu'être dans ses bras n'était pas aussi pénible que ce que je voulais bien lui faire croire. Les épines que je lui offrais n'étaient jamais que des mécanismes de défense destinés à le maintenir loin de moi le temps que je puisse guérir et reprendre mes esprits, et j'espérais plus que tout être en mesure de dissimuler juste assez ce que je pensais vraiment. Voiler mes sentiments, de manière à ce que -s'il venait à sonder mon regard- il ne puisse réaliser immédiatement juste à quel point il me manquait. Cacher mes pensées, ne pas lui permettre de comprendre, laisser le mur d'insensibilité levé et ne lui offrir qu'un regard glacé et sans émotions.

Un petit temps plus tard, je me retrouvais à piquer dans mon assiette les quelques derniers morceaux d'omelette que Peter m'avait préparé. J'avais beau refusé de le lui avouer, mais je n'avais pas mangé grand chose depuis le début de l'enquête et l'incident avait empiré le tout. Ou peut-être que le fait que je m'écroule dans mon propre salon ne lui ait mis la puce à l'oreille. Je tendais l'oreille et me demandais quand j'avais bien pu couper l'eau, n'en ayant aucun souvenir. Si Peter l'avait fait, alors tant mieux, inutile de faire courir une douche sans personne sous l'eau. Et s'il me tournait le dos après m'avoir adressé son regard pas-si-discret signifiant que j'avais intérêt à tout avaler, je ne pouvais m'empêcher de chipoter un peu sur les quelques dernières parcelles d’œufs. J'avais perdu l'appétit, même si l'idée d'avoir un peu de vanille sous les papilles était trop tentante pour refuser, me poussant à entamer le yaourt alors que je laissais l'assiette de côté. Que Peter bronche que cette dernière ne soit pas vide, je le mettais presque au défi. Une fois le tout terminé, je croisais les mains avant de poser mon menton dessus et observer Peter qui s'affairait. C'était un statut quo acceptable, ça. Le laisser occupé ailleurs alors que je me permet le loisir de détailler sa silhouette. Observer sans être vue, sans subir son regard de chien battu ou d'homme désemparé, ça je pouvais faire. Et pour une fois qu'il semblait disposé à me laisser ce luxe, je ne me privais pas du plaisir. Parce que je me perdais dans mes pensées, je me surprenais à me demander s'il avait été comme ça avec elle, ce qu'il avait perçu d'elle qui ne soit pas moi, ce qu'ils avaient bien pu vivre à deux que je ne goûterais jamais. J'étais une solitaire, accoutumée aux réflexions en silence, mais je devais avouer que celles-ci me faisaient particulièrement mal. J'en avais assez d'être seule, mais je ne savais pas comment être avec lui. Et pourtant... Pourtant, je ne reportais ma rancoeur sur ses épaules que parce que je ne pouvais pas l'avoir elle, véritable instigatrice de ce désordre alors que Peter était à la fois victime et bourreau de mon propre tourment. Et lorsque je venais à dépasser ce stade, je m'en voulais d'avoir été si égoïste et dure avec lui, en justifiant une seconde plus tard que c'était parfaitement légitime. Je basculais d'un pôle moral à un autre, et Peter était pris entre deux feux.

LIV – « Je vais aller prendre une douche. »

Il était peu probable que je fasse un second malaise d'ici là, ou même sous l'eau, même si tout chez Peter me laissait comprendre qu'il s'inquiétait quand même. Ou alors voulais-je seulement qu'il s'inquiète et extrapolais donc ce que je désirais voir sur ses traits? Qui sait. J'eus en tout cas à lever la main pour le décourager de me suivre, lui faire comprendre que j'étais une grande fille et que j'étais en mesure de me débrouiller seule. L'eau allait me faire du bien. Laisser couler les doutes et les pensées et les conflits moraux qui envahissaient mon esprit au même titre que la chaleur venait à détendre mon corps en entier, révélant doucement une zone qui semblait un peu plus contusionné qu'une autre. Des hématomes. Ce salopard ne m'avait définitivement pas ratée et si je venais à enfin le capturer, il allait en entendre parler. Une fois sortie de la salle de bain, égouttant encore mes cheveux parce que j'avais une fâcheuse manie de ne jamais vraiment les sécher (brushing et sèche-cheveux ne faisaient pas partie de mon vocabulaire...), je me surprenais à voir que Peter n'était plus dans la cuisine. Bien sûr que non qu'il n'y était plus, cela ne prenait pas trois heures à faire la vaisselle d'une assiette et de quelques ustensiles... Et j'avais pris mon temps dans la salle d'eau, assez en tout cas pour m'attendre à ce que Bishop soie parti une fois assuré que j'étais forte assez pour tenir debout sous une pluie d'eau brûlante. Assurément, si je pouvais résister à ça, je pouvais me traîner jusque dans mon lit toute seule, non ? Ce n'est que lorsque j'entendis un bruissement de feuille que je baissais enfin les yeux et me penchais pour trouver Peter allongé sur son lit occupé à feuilleter un magasine avant de réaliser que j'étais là et se relever bien rapidement.

LIV – « Quoi? Tu comptes me border, aussi ? »

Une chose était sûre, c'était qu'avec lui il ne fallait pas faire usage de sarcasmes avec des situations qu'il était prêt à exécuter. Sur mes mots, il se leva et m'observa, presque comme s'il s'attendait à me voir refuser quoi que ce soit, ou en tout cas protester de son insistance. Roulant des yeux, je frôlais l'homme en me dirigeant vers la double fenêtre à rideau qui nous séparait de ma chambre et entrait dans la pièce sans véritablement imaginer qu'il viendrait à me suivre jusqu'ici. Après tout, comment oserait-il ? Ou pourquoi ? Son souci pour moi dépassait-il vraiment tant que ça le risque de me voir perdre pied à l'idée de le découvrir ici, dans "mon" élément. La dernière fois que je l'avais observé dans ma chambre, il n'avait été qu'un fragment de mon imagination dans un univers qui m'avait persuadé d'être une autre, et au su de ce qu'il s'était passé, je n'étais pas sûre de vouloir savoir comment j'allais réagir à le trouver ici. Et pourtant... Rien ne valait un Peter têtu comme une mule...

LIV – « Bon si tu tiens que ça à suivre, ne reste pas planté là comme un idiot et prends moi un t-shirt, s'il te plaît. »

Je savais qu'il n'avait pas que je lui dise où; l'autre était moi, j'étais elle; nous avions les mêmes manies, les mêmes habitudes. Tenir les apparences. Résister à la douleur. Offrir un regard fier et invincible face aux tourments qui m'emportaient. Assurément, elle avait gardé les tenues de nuit là où je les rangeais et même si j'avais fait acquisition d'un tout nouveau lot pour remplacer ceux qu'elle avait dû porter, je n'avais jamais vraiment su me séparer de celui eu à Northwestern. Peter allait savoir quel tiroir ouvrir, je n'en doutais pas... même si le savoir hérissait mon poil avec un agacement sans fond. Ôtant le peignoir dont il m'avait ceint, lui tournant le dos et retirant alors doucement mon t-shirt, je raisonnais mon manque de pudeur par le fait qu'il m'avait déjà vue en soutien gorge et culotte. Une fois de plus ou une fois de moins ne changerait pas grand chose à la donne... En revanche, ce à quoi je ne m'attendais pas fut la douleur lancinante qui m'arracha un gémissement de douleur lorsqu'au moment de retirer ma chemise, le muscle froissé de mon épaule ne crie son agonie et ne me fasse ressentir toute sa peine. Une seconde plus tard, une main froide se posa sur la blessure. Du gel anti-inflammatoire. Était-ce le médecin qui lui avait donné ce tube parce qu'il savait ce qui viendrait ? Je n'en savais rien, je ne comprenais même pas comment il pouvait imaginer me toucher sans que la tension qui m'étreignit alors ne s'empare de moi. C'était automatique, je n'y pouvais rien. Je pouvais toujours mettre ça sur le compte de la fraîcheur du gel apposé sur ma peau enflammée, je savais bien que c'était juste un peu de trop de le savoir si proche de moi, ici. Tout aussi difficile d'admettre que si mon corps réagissait, mon esprit pensait le contraire et que c'était une véritable bataille de conscience qui faisait rage dans mon esprit. L'une destinée à résister, l'autre à se laisser aller et fondre dans le toucher. Au final, une seule n'est supposée l'emporter et quelle qu'elle fut, je restais persuadée que ce n'était pas cette part de moi que Peter s'attendait à voir en cet instant précis....

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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 13 Oct - 20:07



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Olivia&Peter
Du temps. C'était ce qu'elle voulait. C'était ce dont je n'en pouvais plus. Du temps. Au fond, à bien y réfléchir, toute notre histoire de basait sur ça. Le temps. Elle m'avait demandé quatre jours de mon temps pour une affaire, une rencontre avec mon père. Elle m'avait demandé de rester plus longtemps. Elle m'avait caché la vérité pendant quelque temps, jusqu'à ce que je ne découvre et comprenne tout ce temps de mensonges, de cachotteries. Elle m'avait reproché tout ce temps séparé, dans ce monde qui n'était pas le sien. Elle m'avait reproché de ne pas l'avoir découvert à temps. D'avoir passé tant de temps si proche d'ELLE, sans voir qu'ELLE n'était pas elle. Elle m'avait demandé de lui laisser du temps pour guérir, pour accepter, pour oublier. Mais combien de temps au juste ? Il me semblait qu'à mesure que les choses avançaient, les durées grandissaient et je n'étais pas sûr de supporter que ça aille plus loin encore. Moi, je voulais juste passer tout mon temps avec elle, lui montrer comment ce nous que j'avais vécu était magnifique. Lui montrer que rien de ce qu'ELLE n'avait pu faire n'était meilleur ou plus apprécié que ce qu'elle elle pourrait faire. Lui montrer que je l'aimais entièrement, sans penser à ELLE, sans les comparer, sans avoir besoin de réfléchir à laquelle je préférais. J'avais cru l'aimer elle, j'avais cru lui faire l'amour à elle et c'était vers elle que j'avais envoyé mes plus doux mots d'amour. Et je me retrouvais contraint au silence, pendant un temps qui me semblait de plus en plus dur à supporter.

Olivia termina de manger pendant que j'achevais de ranger mon matériel et m'indiqua qu'elle allait prendre une douche. Machinalement, par réflexe protecteur, j'eus un mouvement pour la suivre, mais elle me l'interdit d'un signe de main. Une fois seul dans la cuisine, je pris les couverts qu'elle avait laissés sur la table et termina la vaisselle, avant de rejoindre le salon pour l'attendre. Je pris quelques minutes pour téléphoner à Astrid et lui demander de passer chez Olivia, prendre les échantillons de sang que je laisserais dans sa boite aux lettres. Mon côté rationnel disait que je ne voulais pas qu'Astrid sonne à la porte pour qu'Olivia ne soit pas plus agacée de voir que tout le monde s'inquiétait pour elle - j'étais certain qu'Astrid ne pourrait s'empêcher de demander comment elle allait, de vouloir lui dire bonsoir -, mais si j'étais tout à fait honnête, c'était surtout mon côté irrationnel qui parlait, la raison du cœur, l'envie de la garder juste pour moi ce soir, où elle semblait plus disposé à m'écouter, à me laisser pénétrer une part d'intimité dont elle me refusait l'accès jusqu'à aujourd'hui. Je ne voulais pas crever cette bulle dans laquelle nous étions. Bulle que je sentais bien trop fragile et où Olivia se montrait extrêmement distante et en même temps si proche. Je craignais qu'explose cette bulle inconfortable et réconfortante et qu'elle s'éloigne drastiquement de moi à nouveau. Après avoir raccroché, je sortis brièvement de l'appartement pour aller poser les fioles à l'endroit convenu et revint m'installer dans le canapé avant même qu'Olivia ne sorte de sous la douche. Je devinais clairement qu'elle allait bien et qu'elle profitait de la douche, au son que produisait l'eau en se répercutant sur les parois de la douche, le sol carrelé et sur son corps nu. Automatiquement, mon esprit dériva vers ce corps que je pouvais sans mal imaginer. Je l'avais déjà vu que la bienséance ne me l'aurait permis à cause des expériences de Walter, mais je ne pouvais m'empêcher de le sentir si étranger et pourtant si familier en même temps.

Je l'avais souvent ressassé, cette douceur de peau, cette chaleur, ces courbes sous mes doigts, essayant de réfléchir aux différences, de comparer le corps nu de celle que j'avais si souvent tenue dans mes bras en pensant être elle et le corps dénudé de cette elle que je rêvais d'avoir rien que pour moi. Cherchant les sept erreurs à la manière du jeu du même nom, cherchant à savoir où je m'étais trompé, ce que j'avais pu manquer. Ce minuscule grain de beauté sur la cuisse ? Évidemment qu'elles l'avaient toutes les deux. Cette légère cicatrice près de la tempe, invisible à l’œil, car recouverte de ses cheveux, mais palpable à chaque étreinte ? L'autre avait la même, sans doute pas pour les mêmes raisons cependant, mon Olivia la gardant comme trace éternelle de son passage à travers le pare brise de sa voiture après sa rencontre avec William Bell, rappel mordant que j'avais failli la perdre pour de bon cette fois-là. J'aurais dû voir des différences, j'aurais dû deviner, mais comment ? Comment alors que tout ce que je savais d'Olivia était ce qu'elle voulait bien me donner et qu'une fois de plus, j'avais cru découvrir une facette de cette femme complexe et mystérieuse que j'aimais ? J'avais cru égoïstement qu'elle m'offrait une part heureuse et souriante d'elle, une part que j'avais déjà vu dans ses rapports avec Rachel et Ella, jamais je n'aurais pu penser à une actrice jouant sur mes sentiments.

Je me crispais de frustration en réalisant la tournure que prenait mes pensées. Je me sentais, une fois de plus, sali par ELLE, ELLE qui m'avait tout pris. Je ne m'en voulais même pas de penser au corps de la femme derrière la porte, de penser à l'étreindre, non. Je m'en voulais que mes douces illusions soient salies par la mémoire de cette femme, inhibées par ma culpabilité de n'avoir pas vu. Je ne pouvais même plus rêver de celle que j'aimais sans voir L'autre et ce qu'elle avait détruit. Et je m'en voulais de la laisser prendre autant de place, alors que j'aurais plutôt dû avoir honte de rêver de manière peu innocente de ma collègue. Essayant de ne plus y penser, je pris le premier livre qui passait sous ma main et l'allongea dans le but de le feuilleter. J'en tournais plusieurs pages distraitement, avant de réaliser que c'était un magazine de presse à scandale, parlant à tour de bras d'un énième futur mariage possible du couple Brangelina, du dernier film de Tom Cruise et des dérives incessantes de Lindsay Lohan. Je souris en songeant que cette « chose » n'appartenait définitivement pas à Olivia. Elle avait beau avoir une multitude de face cachée, je ne la voyais absolument pas en accroc aux potins de stars. Ce devait être un truc que Rachel avait laissé après sa dernière visite et je fus étonné qu'elle ne l'ait pas encore jeté à la poubelle.

Je ne poussais pas vraiment plus loin ma réflexion, car c'est le moment - alors que je tournais de nouvelles pages - que choisi Olivia pour sortir de la salle de bain. Enroulé dans son peignoir, les cheveux encore ruisselants, je la trouvais magnifique, attirante, sexy... Quand Olivia Dunham n'était-elle pas attirante ? Même avec pleins d'électrodes sur la tête, une prise dans la nuque et l'air revêche d'un agent du FBI qui n'avait pas assez vite les informations qu'elle désirait, je la trouvais magnifique, alors là,... Stop Bishop ! Concentration, m'intimais-je avec la désagréable sensation que ça n'était pas la première fois que je pensais cela. Je reposais vite le magazine et me levais, prêt à la suivre n'importe où. Elle protesta contre cet état de fait, me demandant si je comptais véritablement la border et je souris, l'idée me paraissant vraiment amusante au vu de la situation. Puisque Madame le prenait ainsi... Je me ferais un malin plaisir de la mettre au lit, de remonter la couverture jusqu'à son menton et de lui poser un baiser sur le front en lui souhaitant bonne nuit. Si elle le voulait, elle aurait même droit à une histoire. Elle sembla moins amusé que moi à l'idée que je pouvais vraiment le faire, cependant et repris cette tenace habitude de me frôler avant de partir dans une direction sans m'accorder un regard de plus, pourtant parfaitement consciente que je la suivrais. Avant de la suivre cependant, je récupérais dans ma poche un tube de pommade prescrit par le médecin que j'avais été récupéré avant que celui-ci ne m'annonce la « bonne nouvelle de la prise de sang », puis pris la direction de la chambre. J'hésitais un bref instant sur le pas de la porte cependant, conscient d'aller beaucoup trop loin dans ses permissions en faisant cela et conscient de ce que cela allait provoquer vis-à-vis du passé. J'avais vécu ici, passé plusieurs nuits dans cette chambre. Je la connaissais et elle le savait très bien. J'y avais partagé mes nuits avec une étrangère que j'avais cru être elle et si pendant un moment, cette chambre m'avait semblé être un havre de paix, aujourd'hui, ça n'était plus que le lieu du crime, la preuve de toutes mes fautes. Combien rêvais-je de transformer cet endroit avec elle, d'en faire autre chose que l'objet du vice...

J'entrais pourtant, bien décidé à aller au bout de mon projet... Pas celui de changer la donne de ce lieu, celui de la border dans les règles de l'art. Et elle râla de ma présence, me quémandant un T-shirt, alors qu'elle commençait à se déshabiller. Plus par pudeur pour elle que pour moi, je baissais les yeux en allant chercher l'objet de son désir, sachant exactement lequel elle désirait et lui tendit le T-Shirt Northwestern en me gardant obstinément de profil, la tête tournée dans la direction opposée à sa position. Mes instincts furent vite rattrapés cependant quand elle poussa un petit gémissement plaintif. Posant mon regard sur elle, je vis les dégâts occasionnés par l'incident sur son épaule et son omoplate et me retrouva bien vite derrière elle, massant le plus doucement possible la partie touchée de son corps avec la pommade. J'eus un sursaut de soulagement en voyant qu'elle ne protestait pas contre le traitement et m'appliqua à accomplir au mieux mon soin, profitant au maximum de cette proximité peu commune, libérant lentement la zone de ses cheveux mouillés pour pouvoir travailler correctement. Bientôt, j'eus assez massé pour les besoins du soin, mais je ne m'arrêtais pas cependant, mes doigts se faisant plus caressant, alors que je me mordais l'intérieur de la joue, conscient de dépasser les limites des limites déjà franchies. J'allais trop loin, mais la sentir si proche, si accessible, me donnait le tournis et l'envie de me montrer audacieux... à mes risques et périls.

Tandis que ma main gauche continuait son oeuvre sur son épaule, ma droite retrouva naturellement sa place contre sa joue, alors que je la faisais tourner vers moi, toujours lentement, comme par peur qu'un mouvement trop brusque la repousse dans ses retranchements. «
Olivia... », murmurais-je d'une voix qui me parut bien roque comparé à d'habitude. Avait-elle seulement conscience de l'effet qu'elle pouvait me faire ? De combien je la désirais ? De combien il m'était difficile de résister à l'appel de sa bouche ? A bout de souffle, je posais simplement mon front contre le sien, fermant les yeux pour me concentrer sur la lutte interne qui se jouait en moi, audacieux, mais pas téméraire au point de risquer pire qu'une gifle et un ordre de dégager. C'était déjà ce que je risquais pour avoir osé faire ce geste. Si je l'embrassais, là, tout de suite, comme j'en mourrais d'envie... que me ferait-elle ? Serait-elle seulement assez négligente pour qu'on retrouve mon corps un jour ?
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Dim 14 Oct - 16:52


Peter
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Sa voix était lourde, brisant le charme qui nous avait englobé soudainement. Sa proximité faisant écho à une autre scène, un autre commencement, comme si le passé s'était décidé à se calquer sur les évènements présents. Ce soir là, à Massive Dynamics, dans la hâte de trouver quel immeuble allait se faire engouffrer par l'autre univers... Dans la précipitation et les émotions flottant dans l'air, une occasion de se rapprocher. Une permission implicite pour Peter, lui accordant le droit de me rassurer, d'être là pour moi. De se tenir aussi proche qu'il se tient aujourd'hui, et de simplement avoir conscience du conflit qui faisait rage en moi. J'étais fatiguée. Fatiguée de le repousser, blessée d'avoir à le maintenir à distance. Épuisée de lui en vouloir et en même temps complètement involontaire à l'idée d'arrêter et le laisser aller. Et pourtant. Nous nous rapprochions, moi tendant la nuque comme si j'avais pour intention impulsive de tenter à capturer ses lèvres comme la chair de son front avait pu frôler le mien. C'était une automatisme. Un abandon aux sensations me parcourant et m'abandonnant enfin soudainement à ce qu'il y avait de plus naturel entre lui et moi.

Le baiser ne dura pas...

Juste une caresse de ses lèvres sur les miennes, juste un moment de faiblesse à goûter au fruit défendu avant d'avoir à le bannir à nouveau. Comme à New York. Comme cette nuit-. Ou la réalisation de ce qu'il me manquait m'avait ôté à l'étreinte de ses bras avant de me pousser à fuir vers le premier lobby extérieur que je trouvais. Là je ne pouvais pas fuir. Non. Mais je retrouvais le sentiment familier qui m'avait éprise lorsque j'étais revenue le chercher: Peter scintillait. Cet état des faits devait probablement être noté sur mon visage, la ride du lion se creusant avec peine alors que la nature de tout ce qu'il était et représentait se rappelait à moi. J'étais craintive. De quoi, je n'en savais trop rien, mais je préférais ne pas tergiverser sur la raison. Je me dégageais des bras dans lesquels il m'avait fait tourner pour lui faire face et m'éloignais de deux pas pour reprendre mes esprits. Je ne pouvais pas me laisser aller. J'avais la sensation de perdre pied, de lâcher prise sur un contrôle que je me vantais de garder en toute circonstances... Je venais d'embrasser Peter. Et c'était à la fois inconnu et familier, souvenir qui semblait remonter à une vie passée alors que cela ne faisait jamais que quelques mois que j'avais uni mes lèvres aux siennes dans le salon de ce loft offert par son père. Quelques mois à peine depuis que j'avais avoué qu'il devait rentrer et pourquoi, et aujourd'hui encore je me voyais bien incapable de réfuter le moindre mot qui fut prononcé alors. Étais-je faible de céder ainsi ? Allait-il penser que juste parce que je l'avais embrassé, tout serait oublié ? Le pensais-je moi-même ? Non, bien sûr que non. Mais je ne pouvais pas arrêter ma main alors qu'elle venait caresser ma lèvre inférieure pendant que je restais plongée dans mes pensées. Peter allait-il y voir plus que de raison ? Comment allait-il réagir ? Comment allais-je réagir ? Quelle était la bonne marche d'action ? Devais-je poursuivre cette rancoeur ou bien lui laisser un peu de mou pour dire de cesser de s'étrangler avec la corde que je tendais autour de notre relation ? Tout autant de question qui me firent perdre pied et sombrer dans un tourbillon d'incertitudes. Peter, lui, sembla tirer ses propres conclusions de ma réaction et ce n'est véritablement que lorsqu'il réagit physiquement que je comprenais que je ne voulais pas le voir quitter cette pièce. Pas ce soir. J'en avais marre de rester seule et d'un regard, j'arrêtais Peter dans sa fuite. Il semblait se diriger vers la porte. Était-ce pour nous garantir une intimité supplémentaire, ou bien comptait-il me laisser là ? Je ne comprenais pas la première option (nous étions seuls dans l'appartement) et je ne croyais pas en la seconde. En clair, je n'avais pas la moindre idée de ce qui lui courrait par la tête, mais j'étais sûre d'une chose, c'était que le voir s'éloigner de moi était hors de question. Je mettais mes doutes en pause un instant et je suivais mon instinct, je talonnais ma curiosité. Hélant le prénom de l'homme dans un murmure j'interrompis son chemin (vers je ne sais où ou quel but) et m'approchais de lui avant de rejoindre nos lèvres à nouveau. Une seconde. Deux secondes. Je me permit un petit sourire lorsque mon regard croisa le sien une fois le geste terminé, un petit rictus timide et à la fois déterminé. Peter allait sûrement se dire que la cause d'un tel comportement résidait dans le coup à la tête que j'avais eu ce soir et je devais avouer que je venais à m'en poser la question moi-même. Est-ce que je faisais vraiment ça ? Pourquoi ne le foutais-je pas à la porte ? Pour quelle raison est-ce que mon coeur semblait soudainement accroitre sa fréquence de battements comme s'il n'attendait qu'à me sortir de la poitrine ? Au diable tout ça. Je reculais d'un pas alors que Peter semblait soudainement emporté par ses émotions, réclamant plus sans pour autant que je ne le lui permette. Un gémissement résonna dans l'air, soit une plainte de sa part ou de la mienne au jeu que je lançais timidement. Reculer d'un nouveau pas, me séparer définitivement de lui, croiser les bras comme si cela pouvait former une quelconque barrière entre lui et moi. Comme si je boudais encore quelque chose qu'il avait bien pu faire, sans qu'il ne sache exactement ce à quoi je faisais allusion. Un sourcil s'arqua alors que je ne le quittais pas du regard, avec comme une question dans les yeux, taquine, sérieuse, incertaine, demandant un peu ce que nous faisions. Ce que je faisais, surtout.... Je pensais que tu devais me mettre au lit ? Voilà la question que mon regard semblait demander, même si le fait que mon regard se pose un peu trop fréquemment sur ses lèvres rosées laissait à demander s'il n'y avait pas un autre but à la question. Un jeu que je nous lançais, un défi que je lui imposais, voir s'il était prêt à relever ou non.

LIV – « Peter... »

Mes cheveux goûtaient encore sur mes épaules, doucement, mais je ne pouvais trouver à m'en occuper. Ni même à faire attention au fait qu'il était là, moi de même, et que nous semblions opposés dans un stand off dont l'enjeu valait bien plus que ce que nous voulions bien admettre. Il semblait pris dans un conflit et moi je me sentais emplie d'une assurance que je ne reconnaissais pas si on se souvenait d'à quel point je pouvais être en colère avec lui. Mais j'étais fatiguée de tout ça. Ce qu'il avait dit plus tôt me trottait dans la tête et j'étais curieuse, curieuse de savoir ce que ce merveilleux représentait. Peut-être d'une certaine manière, hâtive de le clamer à nouveau comme mien, comme reprenant possession de quelque chose qu'elle m'aura volé. Des pas d'enfants, mais dans la bonne direction. N'était-ce pas la philosophie à suivre ? Walter allait probablement me harceler de question demain, se demander si cet instinct animal n'avait soudainement pas un rapport avec le suspect que nous poursuivions, mais je savais, moi, que ce que j'éprouvais là ne pouvais être imaginé ou influencé par quelqu'un d'autre. Par quoi que ce soit d'autres. Je ne parvenais pas à rationaliser ce qui me faisait basculer de la colère à l'envie, mais la même passion résidait au plus profond de mon regard et j'osais bien espérer qu'il le réalise. Puis, comme pour répondre à une question qu'il n'oserait jamais demander ou que je n'accepterais jamais d'admettre, je tendis ma main pour capturer la sienne, l'attirant vers moi, loin de la porte, plus proche du reste de la pièce et tirant doucement comme pour l'encourager à se montrer plus entreprenant. Qu'il me fasse oublier ce que c'est que d'être elle. Qu'il me rappelle ce que c'est d'être aimée, moi. Qu'il me fasse découvrir ce qu'il semblait si déterminé à me faire comprendre... Si la colère remontait je ne doutais pas trouver exutoire mais pour l'heure, j'avais la tête occupée ailleurs... Capturant ses lèvres à nouveau, le tenant proche, j'approfondissais ce dernier là où plus tôt cela n'avait été qu'une légère caresse.

Pas à pas, Olivia...

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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Dim 14 Oct - 19:15



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Olivia&Peter
Elle était là, si proche, accessible, abandonné à mes gestes et ce simple fait me comblait d'une joie que je ne me pensais plus permise. La faire mienne ? Je l'avais voulu, désiré... ardemment même. Et pas uniquement depuis cette nuit dans l'autre univers. Pas uniquement depuis qu'elle m'avait avoué qu'elle pensait réellement que ma place était ici, auprès de notre Walter, auprès d'elle... surtout auprès d'elle. La maison est celle du cœur, celle que l'on choisit. Ma mère m'avait répété ça plusieurs fois au cours de mon enfance, sans que jamais je n'en comprenne le sens. Jamais jusqu'à ce soir où elle était apparue, les cheveux teints en roux pour se faire passer pour ELLE, son regard me suppliant de rentrer avec elle, de lui pardonner de n'avoir rien dit de la vérité, de comprendre qu'elle avait fait tout ça dans l'unique espoir qu'on ne se retrouve pas dans cette situation : elle venant me chercher dans cette autre monde qui était mon monde véritable, l'obligeant à se mettre face à des vérités qu'elle n'était pas forcément prête à accepter. Je la voulais mienne depuis bien avant ça, mais c'était ce soir-là que j'avais véritablement compris qu'elle pouvait le devenir. C'était ce soir-là qu'elle, elle l'avait compris, acceptant enfin l'idée qu'elle aussi, en un sens, voulait être mienne. Qu'elle acceptait enfin que je lui sois, moi-même, entièrement acquis. J'aurais tout donné pour revoir cette certitude dans ses yeux, cette volonté farouche de me garder tout entièrement à elle, malgré la peur qui lui tordait le ventre.

Ses lèvres un instant sur les miennes n'en furent que plus salvatrice, brise chaleureuse de son souffle à ma bouche asphyxié par son manque. L'instant fut court, mais il suffit. Suffit à redonner l'espoir, suffit à reposer l'âme... avant de me rappeler brutalement à la réalité. Peu importait les petits baisers que je parvenais à lui extirper, il n'en restait pas moins que j'allais trop loin et que sa réaction serait vivace, farouche. En deux secondes, pour un léger dixième de temps de repos et de joie, je venais peut-être de perdre l'unique chance que je n'aurais jamais de la retrouver un jour. Elle allait à nouveau s'enfermer dans sa tour de glace et lancer à mes trousses ses monstres les plus féroces. Moi qui avait osé pénétrer illégalement sa forteresse pour lui dérober un précieux morceau de cœur ou de raison. Je reposais mes yeux sur elle, cherchant à tirer de son regard le cours de ses réflexions. Cette petite ride anxieuse, cette petite moue de la lèvre qu'elle faisait toujours lorsqu'elle était en pleine réflexion contrarié, son regard plein d'interrogation, de peur aussi. Cette même peur que j'avais voulu taire d'un baiser à Massive Dynamic et qu'elle m'avait arraché brutalement au dernier instant, alors que son souffle caressait déjà mes lèvres, signe annonciateur d'un échange plus passionné. Cette peur qu'elle avait voulue conserver pour pouvoir voir l'autre réalité... Voilà où nous en étions donc rendu une fois de plus. Sous la peur et la pensée que l'autre monde se mettrait toujours entre nous. Parce que les immeubles brillaient et que je brillais au moins autant qu'eux lorsqu'Olivia Dunham avait peur.

Je fis le premier pas de ce qui devait donc être fait. M'écartant lentement d'elle pour ne pas la brusquer, tout en lui faisant comprendre que je comprenais ses choix. M'en aller sur ce canapé qu'elle m'avait préparé, rester sagement à côté. Je lui avais promis de tenir ma place. Je le ferais. Je l'entendis murmurer mon nom, appel timide à mon attention et me retournait vers elle, un sourcil levé, intrigué. Elle s'approcha de moi, brisa toutes les distances et colla à nouveau sa bouche à la mienne, plus longuement cette fois et mon cœur rata un, sinon deux, battements, avant que je ne comprenne qu'elle avait vraiment fait le pas dans ma direction. Je fus partagé, néanmoins, lorsqu'elle s'écarta de moi, me permettant de réfléchir un peu plus clairement que lorsqu'elle était tout contre moi. Pas énormément plus, malgré tout. Elle était encore trop proche de moi, trop présente sur mes lèvres, pour que tout soit clair. Pourquoi répondait-elle à mes baisers ce soir, alors qu'elle était furieuse contre moi il y a quelques heures encore ? Pourquoi en semblait-elle amusée, déterminée ? Est-ce que cela résidait de la pure folie ? D'une envie de tester les limites de l'acceptable ? Ou d'une toute autre option que je ne préférais pas envisager, aillant trop peur de découvrir qu'elle faisait ses gestes sous influence et non sous sa volonté propre. J'aurais accepté le test. J'aurais accepté la folie passagère de l'envie, le désir trop longtemps refoulé par nécessité de ne montrer que la colère. J'aurais beaucoup moins supporté savoir que ça n'était, une fois de plus, pas elle qui m'embrassait. Pas alors que j'avais le sentiment qu'elle n'avait jamais été plus certaine de ses actes, aussi insensés soient-ils.

Mais elle s'éloignait déjà, trop pour mon cerveau encore embrumé par son parfum. Et alors qu'une partie de mon esprit était embourbée dans ses interrogations vitales, l'autre partie commandait à mon corps de réagir à son éloignement, gémissant ma frustration, cherchant à retrouver son contact en tendant une main timide vers elle, dans l'espoir qu'elle revienne. Je la voulais. Je voulais la sentir proche, sans retenue, sans colère. Mais elle croisa les bras en réponse, barrière physique reflet de celles mentales qu'elle m'imposait depuis des semaines. Ses yeux pourtant... Regard de défi, d'envie, de désir... désir de moi ou de domination ? Olivia n'aimaient pas perdre le contrôle. Tout en elle était toujours calculé, afin de ne pas perdre ce contrôle. Le désir ne faisait pas partie des choses qu'on pouvait contrôler, sauf s'ils étaient de dominer une situation. Et je pouvais lui laisser le contrôle ou le reprendre. Le pouvais-je seulement ? Pouvais-je m'approcher si elle ne le désirait pas ? La faire céder à mes propres pulsions sans me soucier des siennes ? Je ne pensais pas que cela soit anodin. Que ses gestes ne soient pas calculés, que ses baisers ne soient pas réfléchis. Pas avec moi. Pas alors que nous avions tant mis sur la table. Mais ce n'était peut-être que ça, après tout. Miser juste, tout donner au hasard, mettre carte sur table et voir où le jeu nous conduisait. Pile, on remportait la mise. Face, la banque récupérait le pactole et notre avenir volait en éclat dans un rejet définitif de toute possibilité d'avenir à deux. Et si tel était le cas ? Si je me lançais à corps perdu dans le jeu, que je misais tout ce que j'avais, mon cœur en premier lieu et que je tirais la mauvaise carte ? Si tout foutait le camp après ça et qu'elle choisissait de ne plus entrouvrir la porte, mais de la laisser définitivement close ? Depuis quand me préoccupais-je de l'avenir, plus que de l'instant présent ? Depuis quand étais-je si fleur bleue ? Cette question au moins, j'en connaissais la réponse : Depuis que j'avais entrevu un avenir plausible et heureux avec elle.

Elle mit fin à mon conflit interne, à mes tergiversations et mes « et si... ? » en attrapant ma main et en m'attirant à elle. Alors que ma bouche retrouvait la sienne comme si elle en avait toujours connu le chemin, mes mains trouvèrent leur position, celle dans la main d'Olivia s'accrochant doucement à ses doigts, l'autre allant se placer au creux de ses reins pour l'attirer contre moi. Et pour la première fois, je réalisais ce qu'il y avait de différent entre elles. Leurs baisers. Ils n'avaient pas du tout le même goût, pas la même saveur, pas la même charge. Ils n'avaient vraiment rien à voir. Et j'aurais dû le savoir. Pourtant, cette réflexion ne fut qu'éphémère dans mon esprit, très vite remplacé par le fait que je l'embrassais, que je la tenais contre moi et que je ne voulais pas qu'elle s'échappe de ça. Mon emprise se raffermit donc légèrement, de façon possessive, mais pas de manière brusque, irrévocable. Elle pouvait toujours s'enfuir si elle le voulait, mais elle savait que moi je ne le voulais pas. Pas alors que je voulais plus de ce baiser qu'elle m'offrait. Pas alors que je tentais de franchir la barrière de ses lèvres pour en approfondir l'intensité. Pas alors que je ne pouvais laisser ma main sagement posé dans son dos, mais que j'en parcourais la peau nue d'une caresse légère.

Se rendait-elle compte simplement de l'effet qu'elle pouvait me faire. De ce besoin presque vital que j'avais d'elle, de son corps, mais aussi de son amour. De combien sa présence dans ma vie m'était vitale, au moins autant que ses nuits rêvées auprès d'elle. La perdre m'était insupportable, pour la simple et bonne raison que je n'imaginais plus ma vie sans elle. Je n'imaginais plus une existence, un monde sans Olivia Dunham. Le monde avait trop à y perdre. J'avais trop à y perdre. Et elle me rendait assez fou sans que son absence n'en aggrave les choses. Son odeur naturelle m'embrumait les sens, me plongeant dans un monde d'oublies où n'existait plus que cette chambre et cette femme, sa chaleur recouvrait toutes les blessures de mon âme, tous les non-dits trop brutalement découverts, tous les secrets révélés sans précautions, toutes les tromperies mises à jour. Sa simple présence était un soulagement et ses gestes affectifs un supplément qui éradiquait tout. « Olivia Dunham séduit. Elle séduit toujours, sans même s'en rendre compte. », avait un jour dit Walter en la regardant discuter avec Astrid, perdu dans ses pensées, oublieux de ma présence à ses côtés pour l'entendre... à moins qu'il en ait justement eu trop conscience. Cela n'empêchait qu'il savait, qu'il avait toujours su, qu'Olivia avait ce don sur les gens et sur moi plus que sur n'importe qui.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Lun 15 Oct - 15:40


Peter
« my cross to share »


C'était électrisant. Sa bouche contre la mienne, sa main appuyée dans le creux des reins. C'était comme si Peter Bishop restait une source perpétuelle d'énergie et que le moindre mouvement de sa part déclenchait une décharge de frissons au plus profond de moi, réaction physique parfaitement normale si on considérait notre proximité mutuelle. Je gardais les yeux fermés lorsqu'il tenta avec timidité d'approfondir le baiser. Je les gardais toujours clos lorsque je lui accordais son souhait, engageant notre personne dans un ballet tel que nous n'en avions jamais vécu. Il était électrisant. Mes mains allèrent caresser ses épaules comme si je voulais me rattacher à lui, coulant le long de son cou avant d'aller perdre mes doigts dans sa courte chevelure, gagnant en intensité alors que je m'abandonnais. Littéralement. Je n'étais pas trop sûre de savoir sur quelle pente dangereuse je pouvais bien m'engager, mais je n'étais pas décidée à faire machine arrière pour autant. Non. La curiosité, le désir, la colère me commandait autrement. Le baiser était fiévreux, chargé d'émotions et de passion que je ne pouvais garantir n'était jamais que synonyme de ce que je voulais de lui. Il y avait cette once d'agacement, cette frustration marquée par la pensée que je ne faisais jamais que marcher dans ses pas à elle, posant ma marque sur l'homme que nous semblions destinées à partager un temps. Mais j'étais au moins aussi possessive que semblait l'être Peter lorsqu'il appuya juste assez pour me caler contre lui. Je ne voulais pas le partager avec elle. J'étais même assez en colère parce que mes songes ne cessaient de comparer tout et n'importe quoi à ce qu'elle avait pu faire. J'étais fatiguée, je voulais juste être moi. Lui et moi, sans aucun autre conducteur que ce que nous puissions ressentir l'un pour l'autre. Désir, culpabilité, peut-être amour pour lui. Envie, frustration, peut-être tolérance pour moi. Je ne pardonnais pas, je tolérais... Il restait l'homme qui avait participé à l'action contre mon coeur, le réduisant en pièce et si jusque là j'avais gardé les yeux clos dans une tentative futile de contrôler ce que je pouvais bien ressentir, je ne pus m'empêcher de les entrouvrir et déposer le regard sur l'être qui représentait bien trop à mes yeux pour pouvoir entretenir sainement une quelconque rancoeur à son égard.

Un coup d'oeil. Juste une seconde. Et cela fut déjà de trop...

Je n'étais pas trop loin du compte lorsque je comparais Peter à une forme d'énergie qui me faisait frissonner. Là, alors que mon regard se posait sur l'objet de ma gêne, j'interrompais le contact qui nous liait pour l'observer plus attentivement, la douleur et la crainte se frayant un chemin jusqu'au coeur qui avait à peine recommencé à battre pour lui. Pour nous.

LIV – « Peter... »

J'avais l'impression de n'avoir que ce mot en bouche, comme s'il était la seule chose pouvant possiblement m'empêcher de sombrer. Certaines choses vis à vis de Peter restaient très déterminées. Et le scintillement qui caressait mon nerf optique, rendant à ma seule vue possible la conscience de ce que je ressentais vraiment, était l'un des annonciateurs les plus parlant de ce que j'éprouvais. Mon pouvoir, si curieux et atypique soit-il, n'était jamais activé que par les émotions; dans mon cas, par la peur. Que je soie en mesure d'observer Peter ce soir dans toute la luminosité de la résonance "de l'autre côté" n'était qu'un témoin de plus de la peur qui me vrillait l'estomac. Peur de le perdre, peur de me lancer, peur de souffrir à nouveau si je venais seulement à réapprendre à lui faire confiance. Mon corps se tendit et mon regard se fit plus vague, souffle interrompu et coincé quelque part dans ma gorge comme une inspiration que je n'aurais jamais pu terminer. Peter dû le réaliser. Peut-être même comprit-il pourquoi j'agissais ainsi, m'extrayant de ses bras pour reprendre mes distances, me rendant dingue comme si mon corps pleurait la perte de ses mains. Mais faire un pas en arrière n'arrangea rien. Au contraire, si possible, cela ne rendait le scintillement que plus simple à distinguer. Plus pénible à accepter. Me poussant à me détourner dans l'espoir de ne plus avoir à voir cette lueur feinte et inégale, diffuse, magnifique et surréelle à la fois. M'appuyant contre la commode, une qui n'avait pas de miroir risquant de plonger mon regard sur le reflet de ma crainte, je venais à me haïr. Être gênée par ce que je voyais, par le fait que j'étais en mesure même de le voir. Quand ce n'était pas elle qui l'arrachait à moi, c'étaient mes sens et le sentiment d'impuissance qui commençait à faire son bonhomme de chemin dans ma tête. Je m'en voulais. Je me sentais coupable de vouloir de lui malgré la rancoeur qui m'étreignait le coeur. Je m'en voulais d'être si facile à faire plier, sombrant sous la promesse d'une caresse pour le seul constat que je me voyais incapable de résister à Peter Bishop bien longtemps. Mais avant toute chose, je m'en voulais de craindre tout ce qu'il représentait pour moi, avoir peur de cet avenir commun qu'il prétendait avoir entrevu avec l'autre. Peur de lui, presque au moins autant que pour lui. Et cette incertitude se traduisait par une manifestation assez puissante de mes facultés, traduites dans les reflets dessinés par sa silhouette, comme si Peter Bishop avait du mal à se découper sur l'enveloppe naturelle du monde qui nous entourait. Un ange. Mon démon. Tout chez lui m'était si surréel que je doutais soudainement de ma valeur au moins à pouvoir y poser un droit. Comment un homme comme lui pouvait-il être à ce point aveuglé de sentiments pour quelqu'un comme moi ? Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui sait faire ce que tu es capable de faire... N'étais-je donc jamais résumée qu'à ça ? A une montagne de facultés aussi étranges et terrifiantes les unes que les autres ? Mon manque d'estime de moi revint au galop et lorsque Peter s'approcha de moi dans l'espoir sans doute de me retourner à nouveau, j'eus la même réaction que le soir où je lui avais avoué ne pas avoir envie de quoi que ce soit à faire avec lui. Mon épaule se déroba à son contact, mais cette fois, si Peter Bishop me connaissait vraiment aussi bien qu'il le prétendait, il parviendrait sûrement à comprendre que cette action ne trouvait sa source que dans mon incertitude, pas dans quelque chose qu'il aurait pu faire. Le geste n'était pas contre lui. J'étais simplement en colère contre moi-même et d'une certaine manière refusais de lui faire payer les pots cassés.... pour une fois. Il m'intima de me retourner et juste m'exécuter prit énormément de volonté, mais j'obéis au bout d'un temps, l'évitant malgré tout juste assez longtemps pour passer à côté de lui et aller m'asseoir sur le rebord de mon lit sans oser croiser son regard plus d'une seconde. Il y avait quelque chose de doux dans ses yeux, comme j'avais bien pu le découvrir il y a trois ans. Quelque chose de l'homme hanté par un passé dont il ne voulait pas, mais quelque chose de bon et de volontaire aussi. De la tendresse, presque. Ou alors n'était-ce jamais que moi qui me faisais des idées...

Je l'entendais bouger, suivre mes pas alors que je gardais les yeux rivé sur le sol comme s'il avait la texture la plus passionnante du monde. Puis sa main captura mon menton en m'inspirant à lever les yeux vers lui, calquant un geste que mon subconscient avait imaginé plus tôt... Peut-être n'étais-je pas si incapable de comprendre Peter moi-même. Le scintillement faillit, comme quelqu'un qui passe un coup de vent sur un sable en mouvement, réduisant son opacité. L'éclat restait suffisamment fort pour me captiver, en revanche et ce n'est qu'avec difficulté que je comprenais ce que Peter me disais. Je n'écoutais qu'à moitié, perdue dans la persuasion que je n'aurais jamais la certitude qu'il me fallait pour pouvoir dire de plonger tête la première dans un "quelque chose" avec lui...

Mais...

Lorsqu'il caressa mes lèvres des siennes à ce moment précis, ce fut comme si j'avais été on ne peut plus attentive lorsqu'il avait parlé. Chaque mot fit son chemin jusqu'à ma conscience et je me révélait dans la compréhension de ce que cela signifiait. Je m'abandonnais. Je bataillais le témoin de la crainte qui m'étreignait le coeur et je me décidais à travailler sur moi pour atténuer l'éclat de ce que Peter était. Effacer de lui tout souvenir de l'Autre Côté, ne garder que lui. Lorsque mes lèvres joignirent leur action au baiser qu'il m'offrit, ma main lézarda à nouveau sur sa nuque, l'attirant à moi alors que je me laissais tomber doucement en arrière pour attérir sur le lit, à demi allongée, Peter au dessus de moi, ne me contentant jamais que de l'embrasser et de le tenir contre moi. Mes intentions restaient claires, mais je prenais mon temps: entre lui et moi, cela n'allait probablement jamais se résumer à un simple nuit à deux, aussitôt dit, aussitôt fait. Je préférais le chérir. Profiter qu'il soit plus grand que moi pour déposer un, puis deux baisers sur le trait de sa mâchoire, détestant soudainement le t-shirt qu'il arborait... probablement pour des raisons différentes de la première fois. Je voulais pouvoir le frôler, pas vraiment toucher par crainte qu'il ne s'efface devant moi, mais être en mesure de dessiner ses traits et réapprendre à connaître l'homme. Peut-être le découvrir comme jamais je n'y parviendrais autrement... Peut-être me laisser aller, juste pour ce soir, effacer le fantôme de moi-même qui planait encore sur nos deux esprits et ne nous concentrer jamais que sur ce que nous puissions être.

Lui... Moi...



fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Lun 15 Oct - 19:25



« my cross to share »
Olivia&Peter
Il fut un temps, il y a des années - des siècles, me semblait-il - où Olivia Dunham avait représenté tout ce qui ne me serait jamais inaccessible. Une vie normale et intègre - enfin, aussi normale et intègre que pouvait l'être une vie au service de la Division Fringe -, une romance avec une femme exceptionnelle, une vraie relation amoureuse, plutôt que ses aventures d'un soir ou d'un temps que je cumulais depuis que j'avais fuis l'identité de Peter Bishop, fils de Walter Bishop, que j'avais abandonné l'idée d'avoir, un jour, une famille aussi normale que possible... Depuis, j'avais révisé ma position, j'avais imaginé un futur avec Olivia, j'avais entrevu la plus belle des histoires d'amour et je me repentissais aujourd'hui de ce mirage, dans l'espoir d'un avenir encore plus beau. Nous en étions encore loin, je le savais. Ce baiser qu'elle m'accordait n'était pas un abandon totale, mais une permission exceptionnelle, une tolérance de l'inconcevable dans l'espoir de le rendre acceptable, un avant goût doucereux, un test déterminant pour l'avenir. Les prémices d'un pardon qui viendrait peut-être un jour, mais qui avait encore besoin de temps. Son baiser sentait la douleur, la crainte et la colère. Il sentait toutes ses choses que ses yeux hurlaient à qui prenait la peine de les lire. Il sentait son désir aussi, sa soif de goûter à ce nous dont j'avais le souvenir. Et c'était une bonne chose à mes yeux. Une preuve qu'avec de la patience, beaucoup de compréhension et de dévotion, je pourrais lui faire comprendre que ce nous merveilleux lui était accessible, autorisé et qu'une erreur ne justifiait pas qu'elle y jette toutes ses craintes d'être aimé. Qu'elle avait le droit et méritait qu'on l'aime de manière totalement déraisonné et irrévocable.

Elle se détacha de moi après un moment bien trop court, m'observant le temps d'un instant et je vis dans ses yeux la peur. Cette peur flamboyante et caractéristique qui lui permettait de voir l'autre monde. Je scintille, n'est-ce pas ?, lui demandais-je avec le regard. Pour toute réponse, elle s'éloigna toujours plus, me tournant le dos et ce fut le geste le plus cruel au monde au regard de la réaction de mon corps. Sentir sa chaleur s'éloigner de moi, son parfum voguer à mes sens comme un souvenir s'effaçant trop rapidement, fit crier mon corps en manque de sa présence. Instinctivement, il tenta à nouveau de l'approcher, de la tenir à nouveau contre lui, alors que mon esprit luttait pour lui donner de l'espace, un peu de temps. Je la voulais trop pourtant et le fait que sa chaleur s'estompe déjà autour de moi suffit à mettre en défaite ma raison, mon envie d'elle étant définitivement plus fort que tout.«
Olivia », murmurais-je. « Regarde-moi... » C'était un ordre, pas un appel, pas une demande qui acceptait le refus. Elle ne pouvait que signer sa reddition et s'offrir à nouveau à mon regard. Alors, elle se retourna, après un moment d'effort, mais ne posa pas les yeux sur moi plus d'une demi-seconde cependant. Puis rapidement, elle s'éloigna, allant s'asseoir au bord de son lit, tout en évitant soigneusement mon regard.

Je souris malgré moi, m'approchant doucement, me positionnant devant elle. «
Olivia... », murmurais-je à nouveau. Je descendis, jusqu'à me mettre à genou devant elle, l'obligeant du bout des doigts à lever les yeux de cette maudite moquette, soulevant délicatement son menton. Plongeant mon regard au fond du sien, ailleurs, je souris à nouveau. « Comment une femme peut-elle avoir tant de puissance en elle et douter encore de tout ce qu'elle est... Tu n'imagines pas à quel point tu te sous-estimes, à quel point tu brilles à nos yeux... à mes yeux. Ce ne sont pas tes pouvoir de Jedi qui font de toi celle que tu es, celle que je veux. Maintenant, si tu veux que je sorte de cette chambre, tu sais que tu n'as qu'un mot à dire et je le ferais. Autrement... je n'ai plus envie de te laisser fuir pour des raisons qu'on peut surmonter toi et moi... » Je lui laissais une seconde pour se déclarer, puis complétait mes dires en l'embrassant à nouveau. D'abord doucement, caressant à peine ses lèvres pour qu'elle s'éloigne si elle le voulait, puis devant son absence de réaction, je comblais le vide qui me séparait encore de son corps contre le mien, l'embrassant pleinement, avec le coeur autant qu'avec les lèvres,... la langue. Goûtant à nouveau cette saveur douce amer de ses émotions bouillonnantes. Sa chaleur contre moi, son parfum à mon odorat, ses caresses à mes envies.

M'abandonnant au désir d'elle, je me redressais sans la lâcher, encerclant sa taille de mes bras, la soulevant légèrement, pour la pousser plus en arrière du lit, me couchant sur elle. Un mot d'elle et je stopperais tout, je me retirerais, lui laisserait le temps. En attendant, j'étais déterminé. Déterminé à l'aimer, à lui montrer que c'était d'elle dont j'avais soif, elle qui mettait mes sens en ébullition, qui faisait de moi le plus doux des amants. Sa peau sous mes doigts brûlants était tiède, presque fraîche, apaisant le feu qui brûlait dans mon bas ventre, déclenchant mes instincts les plus primaires, calmant l'animal assoiffé d'elle pour permettre à l'amoureux transit de s'exprimer,... apaisant mes craintes aussi. Drôle d'ironie que celle provoquée par cette femme, apeurée jusqu'à la déraison par mon amour, mais capable d'apaiser toutes mes peurs, tous mes doutes, par le simple fait de sa présence, de son regard sur moi, de mon nom dans sa voix. Je ne me lassais pas de l'entendre prononcer mon nom, que ce soit en supplique fiévreuse ou en désir trop longtemps refoulé. Sa colère m'était apaisante, autant que sa douceur. Tout valait mieux que son ignorance et là, dans ses bras, je me savais l'homme le moins ignoré d'elle.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 18 Oct - 18:31


Peter
« my cross to share »


Il m'était impossible de refuser son appel, au moins autant qu'il m'était impossible de croiser son regard. Y lire tout ce que je pourrais bien y trouver, me voir victime de l'abîme sans fond dans lequel croulait une montagne d'affection pour moi... peut-être même plus que ça. Mais il ne me laissa pas le choix. Ces temps-ci, j'avais l'impression que je me retrouvais à subir plus qu'autre chose ce qu'il me faisait vivre, paralysée au possible par tout ce qu'il m'arrivait

PETER – « Comment une femme peut-elle avoir tant de puissance en elle et douter encore de tout ce qu'elle est... »

Cela eu le mérite d'extirper un rire dubitatif de mes lèvres, me poussant à détourner le regard comme si poser les yeux sur quelque chose d'autre que l'homme allait souligner juste à quel point il était le seul à me penser si puissante. Puissante ? Moi ? Que t'ont-ils donné à l'hôpital, Peter, pour que tu divagues à ce point ? Je laissais mon subconscient absorber ce qu'il me disait, sans véritablement y prêter attention, tâchant de fuir le moment sans que mon corps ne se décide à bouger. Mais je n'en eu cure. Peter non plus, apparemment, puisqu'il parvint à me surprendre d'une caresse de ses lèvres contre les miennes. Le contact me figea, si bien que sa bouche fut seule à se mouvoir contre la mienne, au moins le temps que mon esprit ne se ré-habitue au contact, à la douceur de ses actions, à la chaleur de sa respiration sur ma peau. Il tendait le cou pour nous unir dans un baiser, m'inspirant à garder le visage baissé vers lui, tourné vers lui, concentré sur la personne de Peter Bishop comme jamais ne l'avais été dernièrement. Une minute plus tard, j'étais déplacée, et Peter prenait son temps à se positionner sur moi alors que mes doigts jouaient nerveusement avec le rebord de son t-shirt. Reculée sur le lit telle que je l'étais, coincée sous lui sans nécessairement avoir la force ou l'envie de bouger, je préférais à cet instant précis savourer la découverte de l'inconnu, me laisser aller juste un instant, au moins jusqu'au moment où Peter descendrait le long de ma mâchoire pour savourer la saveur de ma nuque.

Je ne voulais pas donner l'impression d'être quelqu'un de trop facile à avoir. Une femme qu'il suffisait de charmer pour pouvoir terminer dans mon lit; j'étais même tout le contraire, si on considérait le nombre ridicule d'amants qui étaient passés par l'étreinte de mes bras. Mais avec Peter... Avec lui, tout était différent. Il y avait une mélancolie dans le sentiment que j'éprouvais, et la présence d'un double moi qui parvint si aisément à le berner ne venait pas pour calmer mes doutes. Qu'est-ce qu'il y avait donc chez moi de si banal pour qu'il soit à ce point aveuglé ? Il parlait du merveilleux du sentiment qu'il avait ressenti, mais la phrase d'un suspect me reviendrait toujours en mémoire: à regarder dans les yeux de son aimée il a immédiatement réalisé qu'il ne s'agissait que de l'ombre de celle qu'il aura chéri. Et cet homme aura traqué et récupéré des organes vitaux dans le but de recomposer son amour. Peter n'était pas encore à ce point -du moins je l'espérais- mais l'affection qu'il me tenait devait au moins avoir les mêmes proportions, si je le croyais. Alors comment... ? Et surtout, pourquoi ... ? Est-ce que mon autre moi était si bonne actrice que ça ? J'avais déjà su berner des suspects sans le moindre souci, trompé un témoin pour qu'il me parle de ce qu'il voulait taire mais Peter ... lui avait toujours su lire en moi. Il disait qu'il m'aimait moi, mais la main qui parcourt ma silhouette maintenant, tremble-t-elle comme la mienne sous le frisson de la découverte ou bien retrouve-t-elle un territoire familier, des courbes conquises au gré des nuits d'amour avec une femme qui ne sera jamais que l'image de moi-même. Peter disait m'aimer moi, mais c'était vers elle qu'il avait découvert le merveilleux de sentiments non dissimulés. Comment étais-je supposée savoir pour certain qu'il n'était pas une nouvelle fois berné par ses sentiments ? Qu'il était sincère ? Envers moi, mais surtout envers lui-même ? Cette situation était si compliquée... Il y avait tellement de variables, tellement de façon dont ça pouvait mal se terminer. Mon coeur était froissé, occupé à guérir, je n'étais pas sûre de pouvoir m'engager avec lui juste pour découvrir plus tard qu'elle était mieux que moi. Que je n'étais pas la perfection qu'il espérait. Qu'il y avait des choses chez elle qui l'avait charmé et qu'il ne retrouverait jamais chez moi.

LIV – « Peter... »

Je voulais ma voix être comme un dernier rempart à son affection, un ultime mur destiné à me protéger de la douleur et de la passion que Bishop pouvait représenter. Et pourtant... J'étais là, celle qui nous empêchait tout parce que j'étais tout simplement trop incapable d'avancer et de passer outre la blessure de la trahison. Mais ce que je voulais initialement comme une plainte s'échappa de mes lèvres comme un souffle rauque chargé de désir et qui, une fois prononcé, fut comme l'on switch libérant les flots de ce que je voulais absolument retenir. Comme si le seul fait de dire son nom, comme ça pouvait mettre à mal le moindre de mes doutes et enflammer mes terminaisons nerveuses au gré de ses caresses. Et pourtant... Pourtant la colère était toujours là, alors que je passais son t-shirt par dessus sa tête et découvrait enfin Bishop tel que je ne l'avais jamais vu. Il y avait une familiarité dans le mouvement qui me perturba une seconde, alors que je me sentais personnellement comme la fois où je m'étais offerte pour la première fois: une nervosité irrationnelle, un souci majeur, une crainte de l'inconnu, une addiction pour le sentiment. Peter aurait peut-être droit à deux premières fois, mais il n'y en aurait jamais qu'une pour moi et j'étais partagée entre l'envie de me laisser aller et le fait de lui résister, quitte à en être malheureuse ensuite. Allais-je le faire ? Allais-je me laisser aller à cette nuit ? Et après ? Que serions-nous ? Parce que je ne me savais pas prête à lui pardonner, encore moins à faire comme si de rien n'était. Mais je m'estimais volontaire assez pour nous accorder une seconde chance. Arrêter de fuir ce qui faisait mal et affronter la douleur une bonne fois pour toute, personnifiée dans le bleu azur du regard de l'ex-nomade. Une fois le t-shirt enlevé, il revint se poser contre moi, la proximité constante me donnant l'impression d'étouffer sans que je ne trouve à redire quoi que ce soit. Nos corps s'éveillaient, pour lui de manière plus flagrante que moi, même si certains signes ne trompaient pas. Ce que ma raison se refusait à accepter, mon corps embrassait gaiement et agissait par automatisme en épousant la silhouette de l'homme qui cherchait par tous les moyens à me rendre confiance en moi. A me persuader de sa sincérité. A me rassurer ...

Il n'y avait désormais plus qu'une seule chose avec laquelle j'avais un problème...

Je n'avais jamais été le genre à me laisser faire, tant au travail qu'en privé. Aussi il n'allait pas venir en si grande surprise que ça pour Peter de se retrouver roulé de côté de manière à finir sous moi, alors que je m'installais sur sa taille, un regard défiant dans les yeux. Il y avait toujours plus agressif que moi dans le genre, mais si la nuit était supposée porter les atours de ce qui se profilaient à l'horizon, j'avais besoin de contrôle. J'avais besoin de maîtriser mon environnement, de goûter à la découverte comme je l'entendais et non suivant un pas que Peter nous imposerait. C'était étrange. Le scintillement se faisait plus feint, mais restait bel et bien présent. Dans la luminosité tamisée de la pièce cela donnait un aspect étrange à l'homme que je retenais prisonnier contre moi. Baissant la tête lentement, venant clamer ses lèvres avec timidité, je me faisais à l'idée de la réalité de l'instant tout en faisant en sorte de mettre tout sentiment de côté. Peter allait savoir que je l'aimais, je le lui avais avoué dans son living room là bas, mais pour l'instant, je préférais ne pas me laisser emporter par l'un ou l'autre sentiment, la passion ou la colère, peut-être un peu des deux, et préférais de loin suivre le cours des évènements sans la moindre arrière pensée. Ignorant le dernier once de logique résistant encore dans ma cervelle embrumée, c'était cette fois-ci à mon tour de refermer la distance qui me séparait d'elle. Les choses se passèrent si rapidement que je ne me faisais pas d'illusions quant au fait qu'il faudrait quelques minutes pour que mon esprit conscient rattrape ce que mon impulsion me poussait à faire. L'une de mes mains alla se noyer dans sa chevelure, la tenant en place alors que la seconde alla se nicher quelque part du côté de sa hanche, caressant, découvrant, flattant ce corps qui se disait être mien même si la persuasion ne s'était pas encore emparée de moi. Il y avait toujours cette question. Ce doute. Cette pensée stupide qui me poussait à me demander si elle avait fait la même chose, s'il avait réagi de manière semblable, si nous ne faisions jamais que marcher dans les pas d'une relation passée, répétant les notes d'une mélodie depuis peu éraillée ou bien si nous étions occupé à créer notre propre symphonie. Une seconde avant de l'embrasser. Sa réaction ne fut pas à décevoir et la mienne fut instantanée.

LIV – « Fais moi oublier... »

Ma voix était plaintive, chargée, brisée. Je voulais cesser de ne jamais voir qu'elle dans ses bras, je voulais imprimer le souvenir de ma présence dans l'être qu'était Peter de manière si indélébile qu'il allait lui être impossible d'un jour me refaire un coup pareil.

Ne plus penser. Ressentir. Découvrir... La faire disparaître.

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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Jeu 18 Oct - 20:12



« my cross to share »
Olivia&Peter
Comment pouvait-elle douter ainsi d'elle ? C'était une chose qui faisait d'Olivia un être si différent de son double. C'était l'une des choses qui m'avait le plus marqué. Mais c'était aussi une des choses que j'avais - égoïstement - le plus effacé lors de notre « relation ». Mon égoïsme avait fait ça. Je le savais. Gagner son pardon n'effacerait jamais cela. Ne me permettrait jamais de me pardonner. Même si elle le faisait, il me serait impossible à moi de me pardonner cette erreur. De ne pas avoir vu, de ne pas avoir voulu voir. Je savais que la logique même le voulait. Comment pouvais-je imaginer une seule seconde que l'Olivia qui était revenue vers moi dans cette salle d'Opéra n'était pas la mienne ? Comment pouvais-je une seconde penser qu'IL aurait osé faire ça. Prendre mon Olivia, la remplacer par son double et qu'elle aurait accepté de faire ça. Qu'elle n'aurait pas rechigné à abuser de mon amour et à se jouer de mes émotions. Elle aurait au moins pu prétendre vouloir prendre son temps, ralentir les choses par crainte. Olivia aurait été capable de faire ça après mon retour, parce qu'elle craignait de se plonger dans les sentiments plus que tout. Parce qu'elle craignait de souffrir à nouveau. L'honneur aurait été sauf, même si j'avais été frustré... Non, bien sûr que non. Elle elle n'avait pas eu le moyen de faire taire mes doutes d'un baiser, d'une étreinte judicieusement placée, j'aurais rapidement découvert le poteau rose. J'aurais rapidement vu les différences. Je ne les aurais pas interprétées comme un effet de son passage dans l'autre monde, sa peur de me perdre après s'être laissé allé. J'y aurais vu une vérité. Qu'elle n'était pas elle. Que cette Olivia n'était pas la mienne. Parce que je connaissais mon Olivia. Poser mes yeux sur elle suffisait à comprendre les doutes qui l'habitaient. Mais je perdais tout bon sens quand je me laissais aller à l'embrasser, à l'aimer et l'autre l'avait bien compris et avait su en jouer. Pourtant, quand j'y repensais, tout ce qui avait été beau, tout ce qui avait été des plus parfaits dans notre relation, était tous ses petits rien qu'Olivia faisait. Son odeur qui m'envahissait lorsque sa chaleur se tenait tout contre moi, son intelligence, sa force qui ne laissait aucune place au doute,... son besoin de contrôle... C'était ses marques à elle, les choses que l'autre avait copiées pour nous berner. Les choses qui nous avaient tous bernés. C'était elle, mon Olivia, que j'avais aimé en ELLE. Ce qui n'appartenait qu'à ELLE, n'était pas de ses choses qui me manquaient.

Sa bouche ne me suffit bientôt plus, sa joue, sa mâchoire, son cou appelèrent mes lèvres, autant que la rondeur de sa poitrine, la courbe de ses hanches, la peau de son ventre quémanda mes caresses... Son souffle contre mon oreille alors que ma bouche découvrait pour la première fois réellement son cou ne fit qu'accentuer le bouillonnement qui s'intensifiait en moi alors que je réalisais qu'elle ne me repoussait pas. Et bientôt, son souffle m'appela, plaintif, rauque, chargé et je fus incapable de dire si elle était prisonnière de ses envies contradictoires ou si c'était un acte calculé, pour me faire comprendre une fois de plus que son accord pour cette nuit ne constituait pas une absolution, mais un exercice tendant à juger d'un possible futur. Ses gestes suivants suffirent à envoyer mon interrogation au loin, alors que ses doigts faisaient remonter mon T-shirt jusqu'à l'enlever. Quittant sa peau l'espace d'une seconde pour retirer le vêtement superflu, je retrouvais bien vite le chemin de sa bouche, de sa peau, trouvant que ses propres vêtements se faisaient de trop, invités désagréablement dérangeants dans une danse qui demandait un corps à corps sans barrière. Je la voulais à moi et je la voulais toute entière, sans bout de tissu en barrière pudique.

Et puis elle bascula, m’entraînant dans son sillage, désireuse de me montrer que je n'étais pas le seul à désirer, à vouloir, pas le seul à faire le choix d'aller au bout de mon désir. Olivia Dunham n'aime pas perdre le contrôle, pourquoi me le laisser là, à un moment si crucial ? Alors qu'il était évident que les choses allaient devenir plus intimes, plus dualiste aussi, complètement sous l'emprise de cette double facette de notre étreinte, à mi-chemin entre la colère sourde et le désir trop longtemps passé sous silence. « Les plus grandes histoires d'amours sont des tragédies. » Je l'avais dit à son autre un soir où nous regardions Casablanca, ce soir où j'avais découvert l'imposture de la manière la plus brutale qui soit. Notre duo avait de l'avenir, il fallait croire.

Elle me supplia presque de lui faire oublier, d'effacer toute trace d'ELLE sur moi et je pris son visage entre mes mains, la regardant dans les yeux pendant plusieurs longues secondes. Mon regard la reflétait certainement, elle, mon Olivia, alors que dans mon esprit, il n'y eut peu à peu plus qu'elle. Mes craintes permanentes pour le bien-être de Walter et ce qu'il pouvait bien être en train de faire étaient loin, très loin dans un monde qui n'appartenait pas à cette chambre, et le FBI, l'autre monde, la traîtresse, ma vie et mon travail, tous les y avaient suivi sans rechigner. Tout mon être ne se concentra que sur elle, sur son corps contre le mien, mon désir contre sa peau. J'attirais son doux visage au mien pour l'embrasser avec tout l'amour que j'éprouvais pour ce petit bout de femme, alors que mes mains glissèrent sur sa peau douce à la recherche de son propre oubli. L'aimer pour lui faire oublier, l'étreindre pour lui montrer qu'il n'y avait qu'elle qui comptait. Alors que je l'effeuillais, je la laissais guider. Vitesse, envies, sens. Son corps, répondant sous mes doigts, guidaient mes sens, mes gestes et mes pensées. Olivia Dunham était un livre ouvert pour qui prenait le temps de la déchiffrer. Tant ses yeux que son corps que j'explorais comme la première fois, sans chercher à faire la différence entre le sien et celui de l'autre. Tout ça ne comptait pas. Seul son plaisir importait... Et un peu le mien, quand elle fut enfin totalement offerte à ma vue, rendant mon désir plus douloureusement à l'étroit dans mon pantalon. «
Tu es si belle », murmurais-je en embrassant son cou, son épaule ou la naissance de sa poitrine. Ses propres baisers laissant leur marque brûlante sur mon corps, alors que j'aspirais à plus, à cette étreinte fusionnelle à laquelle nous n'avions jamais cédé ensemble.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Sam 20 Oct - 1:18


Peter
« my cross to share »


Je ne suis pas sûre de savoir ce qui avait bien pu me passer par la tête lorsque je lui ai demandé de me faire penser à tout sauf elle. A me faire songer à n'importe quoi plutôt que céder à l'envie de l'observer attentivement et tentant de déceler le moindre signe qu'il songeait à elle plutôt qu'à moi. Le moindre signe indiquant qu'il réalisait une différence entre les femmes que nous étions, si semblables et en même temps si diamétralement opposées. Ce n'était pas la première fois que j'avais une rivale, mais je devais reconnaître n'avoir jamais dû être en conflit ouvert avec moi-même. Enfin si... mais pas comme ça. C'était sans fin et je ne parvenais plus à retrouver mes repères. Le fait d'être à présent dénudée par l'homme qui représentait tant de contradictions ne faisait jamais qu'ajouter à mes pérégrinations mentales. J'étais fatiguée des questions, troublée par ce qu'il se passait ce soir, j'avais envie de me pencher sur Peter et ravir ses lèvres avec les miennes et en même temps, il y avait ce souvenir qui me gardait droite, installée sur ses hanches, forçant l'inconfort de la situation à s'accentuer lorsque Peter sembla s'éveiller tel que je me refusais toujours. Son corps réagissait naturellement à notre proximité, et au plus Peter me dévoilait, au plus sensible je semblais devenir à la moindre de ses attentions. L'air se fit plus lourd, ma respiration plus laborieuse et à chaque passage de la main de Bishop sur mon flanc je me cambrais juste un petit peu plus, offrant toujours, même si je me rapprochais timidement et sans hâte. Il y avait quelque chose pour laquelle je pouvais remercier Peter: il ne faisait pas comme s'il me connaissait. Il ne me rappelait pas le fait qu'il connaissait mon corps bien plus que ce avec quoi je me sentais à l'aise et semblait vouloir me permettre le luxe d'avoir la sensation d'être découverte. D'être explorée. Qu'il vienne à me caresser pour le seul fait de comprendre ce que le toucher pouvait bien provoquer comme réaction chez moi, plutôt que faire usage du savoir qu'il avait dû récupérer avec l'autre et remuer le couteau juste un peu plus dans la plaie. Et réaliser ça me fit frissonner. Ce qu'il faisait me faisait réagir, relâchant doucement la tension que j'imposais à mon être au moins le temps qu'il vienne à effacer mes doutes d'un baiser, d'une caresse bien placée. Ce que je ne trouvais pas à vraiment croire dans les mots d'affection qu'il me susurrait, je le découvrais dans sa manière d'agir, le corps ayant toujours eu un langage différent de celui de l'âme même si le symbolisme profond reste à jamais le même. Et si l'homme prenait son temps, me laisser m'accoutumer à mon rythme (peut-être par peur que je ne lui en colle une s'il allait trop loin trop vite), juste être le réceptacle de l'attention qu'il portait ne me suffisait bientôt plus. Il me fallait agir. M'abandonner. Laisser Peter prendre les rênes et me mener là où il le désirait...

Cela aurait pu être si simple si seulement je savais comment lâcher un peu de lest sur le contrôle de soi que je m'imposais...

Il ne fallut que quelques secondes pour inverser les rôles et me retrouver sur lui, abdomen offert à son regard scrutin, le sous-vêtement que j'avais retiré un instant auparavant volant quelque part derrière nous, oublié sur le sol. Il y avait quelque chose de fiévreux dans son regard et je me décidais à ne pas trop y lire d'interprétations. Je me contentais de rester stoïque, figée dans l'expectative de ce qu'il allait bien pouvoir trouver à dire, réfléchissant toujours pour m'assurer que ce que nous nous engagions à faire était la bonne chose à faire. Mais peut-être que ça n'était jamais le bon moment. Peut-être étions-nous supposés nous abandonner, laisser le temps faire son œuvre et nous découvrir ainsi là où nous peinions à nous comprendre verbalement. Trouver un terrain d'entente. Comprendre. Éprouver. Faire ressentir.

PETER – « Tu es si belle »

Et il choisit cet instant pour se redresser contre moi, et embrasser son chemin toujours plus bas jusqu'à ce que je ne l'interrompes d'une inspiration étranglée. Je m'offrais à lui. Je n'avais pas la moindre idée du "pourquoi", puisque juste penser qu'il ait pu agir ainsi avec elle me donnait envie de pleurer mais... j'en avais besoin. Peter Bishop me restait plus vital que l'oxygène dont je suis supposée dépendre et le souvenir de l'instant auquel je lui avais avoué bien plus que je n'avais jamais admis à qui que ce soit me revint en mémoire avec une intensité terrifiante. J'avais eu peur, vraiment peur, de le perdre alors. Et avec ce qu'il s'était passé, je ne pouvais pas m'empêcher de me persuader l'avoir perdu pour de bon. Peut-être était-ce mon lot. Peut-être était-ce ce à quoi j'étais destinée, ne pas être en mesure de lier quoi que ce soit de durable avec quiconque. Lorsque j'étais revenue, je l'avais fait pour lui. Lorsque j'ai appris, j'en suis venue à me demander pourquoi je m'étais battue. Certaines nuits, noyée dans le whisky, je venais à me demander à quoi valait le fait d'échapper à la misère imposée par Walternate si c'était pour revenir à une situation d'autant plus sombre; Peter était ce que je considérais de plus proche comme une famille (Rachel & Ella mises à part) et le perdre, ou me persuader l'avoir perdu, m'avait démolie. Tout ça à cause d'elle. Je ne parvenais même pas à lui en vouloir à elle... Ou peut-être que si. Peut-être que ma colère était trop entrelacée par la douleur que je peinais à l'exprimer correctement. L'autre Olivia m'inquiétait, puisqu'elle avait représenté tant de choses que j'aurais aimé être, vécu tant de ce que j'aurais voulu expérimenter. J'étais en conflit avec moi-même, inquiétée par moi-même, ouvrant les yeux sur des défauts et qualités que je retrouvais chez elle et ne reconnaissait pas chez moi. L'autre était source d'une remise en question telle que je n'en avais jamais connue, et les lèvres de Peter ravissant mes sens peinaient même à me changer les idées assez pour me faire oublier que d'une certaine manière, j'avais manqué nous détruire pour de bon. Elle, ou moi. Deux femmes pour la même personne... Si le psy du FBI venait à entendre parler de ce que je ressentais en ce moment même, elle allait demander à me retirer des équipes de terrain dans l'instant.

Les mots de Peter flottèrent jusqu'à mon esprit longtemps assez pour que leur écho ne me reviennent en mémoire alors que j'embrassais Peter, pour le découvrir, pour me le réapproprier, pour me rassurer. Il y avait quelque chose de fiévreux et d'inquiet dans ma manière de faire, comme si je me persuadais n'avoir jamais qu'une seule nuit en sa compagnie. Et pour l'instant, c'était le cas. Que je me retrouve dans ses bras ce soir cautérisait la plaie, mais il allait falloir encore quelque temps avant que la cicatrisation me permette d'oublier la blessure. Je n'étais même pas sûre de ce qui me guidait vers lui, de ce qui me poussait à m'abandonner ainsi alors que je vibrais toujours de la colère que son attitude avait fait naître en moi, mais les attentions de Peter m'empêchaient de trop y réfléchir. Et il louait ma beauté ? A y repenser, je n'eus d'autres réactions qu'un raclement de gorge désabusé, comme si je ne croyais pas un mot de ce qu'il disait ou ne jugeait pas correct d'appuyer ses dires. Je ne m'estimais pas belle. La couleur de cheveux avait disparu, mais il y avait toujours tant d'elle chez moi. La frange qui mettrait quelques temps à repousser. Le tatouage que l'on m'avait marqué... Certains instincts ne me faisaient pas oublier le fait que j'avais pu être elle pendant un temps. Parfois même, je pouvais encore ressentir l'appui du stylo sur mon visage alors que l'équipe médicale du Secrétaire de la Défense me marquait pour pouvoir juger de où couper, où séparer les chairs, où découper l'os pour parvenir à l'objet de leur convoitise. Je n'étais pas belle. Du moins je me refusais de l'admettre. Passant mes doigts le long de l'ultime vêtement de Peter me séparant de lui, je venais à l'en débarrasser sans nécessairement poser les yeux sur lui. Je ne voulais pas juger à vue. Je ne désirais que faire confiance aux sensations et le fait que je me réinstallais sur lui, séparés désormais uniquement par mon seul sous-vêtement, et que son coup de rein instinctif me coupa la chique avant qu'il ne nous fasse basculer à nouveau en reprenant ses droits sur moi comme s'il tenait à me garder à sa merci pendant qu'il me convainquait de la véracité de ses dires. Allais-je seulement le laisser faire ? Être sous lui, victime de son affection, cible volontaire de son attention et de ses caresses ? Je n'en savais rien. Mais la température dans la chambre ne cessait de grimper, l'attente se faisait bientôt insupportable et la manière que j'avais de saupoudrer de baisers la moindre parcelle de chair que je pouvais atteindre eut raison de nous. En moins de temps qu'il ne fallu pour le dire, le dernier rempart textile alla rejoindre les autres et nous savourions le contact -familier pour lui, on ne peut plus neuf pour moi- de deux corps entrelacés pour la "première" fois. La chaleur du corps de Peter étant d'un étrange réconfort, alors que je me retrouvais plus vulnérable que jamais, ainsi offerte, un amant potentiel calé contre moi n'attendant jamais que mon ultime approbation avant que nous ne nous permettions à changer notre relation à jamais. Chose qui, vu la précarité de notre situation actuelle, risquait bien de s'avouer bien plus compliqué que prévu...

De toute manière, ce n'était pas comme si nous faisions les choses simplement, lui et moi. Et, effaçant toute autre pensée de mon esprit, passant une main dans sa chevelure alors que je plongeais les yeux dans l'iris ténébreux des siens, je hochais une fois la tête dans un accord tacite qu'il ne tarda pas à consommer.

Je ne savais pas ce qu'il me prenait de le laisser se frayer un chemin à nouveau vers moi ainsi. Vraiment. Je l'ignorais. Mais s'il y avait une chose dont j'étais sûre, à cet instant précis, c'est que je ne voulais pour rien au monde être ailleurs...

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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Lun 22 Oct - 12:36



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Olivia&Peter
L'ironie de la situation me fit sourire. En un sens, je connaissais déjà ce corps qui était entre mes bras. Je l'avais aimé, je l'avais serré dans mes bras plus d'une fois et sans parler du fait que j'avais fait l'amour avec l'autre plus d'une fois, j'avais vu Olivia en sous-vêtement plus d'une fois auparavant. Je ne découvrais pas ses cuisses, son ventre et ses hanches. Je ne caressais pas son dos nu pour la première fois. Et même si, à cause de l'autre, je ne la voyais pas complètement nue pour la première fois, je prenais le temps de la découvrir, plus que je ne l'avais fait la première fois. Je prenais mon temps, comme si c'était la première fois. En un sens, ça l'était et c'était aussi la première fois que je prenais ainsi mon temps, que je la regardais avant d'agir, que je prenais soins de détailler chacune de ses courbes pour les garder dans ma mémoire, avant d'aller plus loin. Avec celle que j'avais cru être elle, les étreintes étaient passionnées, puissantes, mais nous ne prenions pas notre temps. Nous laissions le désir et l'envie faire son oeuvre, sans jamais vraiment prendre le temps de nous découvrir, pas même la première fois. J'avais toujours rêvé que ça soit différent. Mais Olivia Dunham, qu'elle soit issue d'une réalité ou d'une autre, n'aimait pas ne pas avoir le contrôle et j'avais toujours été soumis à sa vitesse, à son rythme. Olivia aurait été comme ça aussi, si nous n'avions pas été dans la situation dans laquelle nous étions. Si se fondre l'un dans l'autre n'avait pas eu pour but de lui faire oublier ma trahison. Si nous avions fait l'amour uniquement parce que nous nous désirions et pas parce que nous en avions besoin pour effacer momentanément toute la douleur du moment.

La découvrir était mon moment, mon envie autant que son besoin. C'était la première fois que je la tenais ainsi dévoilée sans tout cet attirail pour la cacher. Sans son arme pour m'intimer de reculer, ses vêtements stricts pour me rappeler la glace qui cachait son cœur meurtrie, son regard sans âme pour me rappeler que toute émotion en ma présence pouvait déclencher un cataclysme sans précédent dans l'histoire de Boston. Elle s'offrait toute entière à ma découverte, sans même forcément en avoir conscience, m'offrant l'exploration de son corps, certes, mais aussi celle de son âme. C'était la première fois depuis des semaines que je pouvais à nouveau contempler au fond de ses yeux. Et même si la chambre était baignée dans la pénombre, je pouvais voir ses pupilles, je pouvais y lire ses pensées. J'avais l'impression de retrouver ma raison, ma place, plongé dans ses yeux, à agir en fonction de ses non-dits. Elle ne se laissait pas totalement faire encore cependant, gardant un minimum de contrôle sur la situation dans sa position, sa manière de répondre à mes caresses, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que sa position et la mesure de ses baisers. A mesure que je trouvais les points sensibles de son plaisir, je l'entendais soupirer d'aise ou se cambrer, souriant chaque fois que je trouvais un point plus sensible qu'un autre. Dans la fusion des corps, songeais-je. Là est mon seul empire de domination sur elle qui me soumet tout entier à sa volonté. Car elle était bien là la vérité. Olivia Dunham était celle qui me soumettait. Celle qui m'avait transformé de nomade hors-la-loi en sédentaire travaillant pour le gouvernement. Celle qui m'avait fait d'homme sans attache à membre d'une drôle de famille plus soudé qu'aucune autre. Celle qui avait fait d'un individu sans raison d'être un homme au destin des plus fous. A croire qu'elle avait eu tous les pouvoirs sur moi à la seconde où elle avait choisi de tourner la tête pour poser les yeux sur ma personne.

J'étais sincère, lorsque je lui dis que je la trouvais belle. C'était même tellement plus que ça. Elle était tellement plus que belle, superbe, splendide, magnifique... parfaite. Poussant un léger grognement, je basculais à nouveau, la faisant prisonnière de mes bras. Soit ! Si elle ne me croyait pas, alors je m'emploierais à le lui prouver. Maintenant en position supérieure, je plantais mon regard dans le sien, essayant de lui faire comprendre sans un mot que je ne démordrais pas de cet aveux. Elle était magnifique... tellement magnifique. Puis je plongeais dans son cou, embrassant chaque parcelle de peau, gouttant chaque millimètre de chair que mes lèvres pouvaient atteindre. Je m'empressai de lui retirer rapidement le dernier bout de tissu qui me barrait l'accès plénière à son intimité et l'observait de plus belle, hochant la tête en plongeant mon regard le sien. Je ne retirais pas mes paroles. Elle était toujours magnifique... Plus que ça encore même.

Bientôt, sa peau sucrée ne me suffit plus, je voulais plus, je la voulais elle, toute entière. Je voulais la dévorer de toute part, la faire réellement mienne, même momentanément. Arrêtant de déposer des baisers dans son cou, je me redressais, plongeant à nouveau dans ses yeux verts, pas pour y trouver ses pensées, ni pour lui faire comprendre que mes mots étaient fondés et pensés, mais pour y trouver l'approbation d'aller au bout de notre étreinte, pour être certain qu'elle en avait envie elle aussi et qu'elle m'autorisait à accéder à la partie la plus intime de sa personne, les tréfonds de son être. Elle y concéda et je pris soin d'être le plus doux et le plus aimant possible, alors que je me fondais en elle, consommant ce besoin d'elle qui me consumait et me rendait fou depuis ce qui me semblait être une éternité. Je la fis mienne, autant que je me donnais corps et âme à son plaisir, attentif à ses envies, à ses besoins. Je ne voulais pas que mon plaisir d'être enfin dans ses bras soit l'unique plaisir de ce que nous faisions. Je voulais la voir contentée, comblée. Je voulais voir le plaisir s'imprimer sur son visage. Je voulais voir cette ride entre ses sourcils s'effacer pour de bon, au moins l'espace d'un instant, d'un cri de plaisir. Je voulais que mon amour efface sa souffrance, au moins une fois, au moins une seconde. Et je lui fis l'amour en ce sens, ne me permettant pas d'atteindre la jouissance tant que je n'aurais pas vu la sienne...

Lorsque nous humes atteint l'extase tous deux, je me couchais sur le côté, l'entraînant avec moi pour la conserver dans mes bras, mon visage plongé dans son cou que j'embrassais de temps en temps. Je n'avais que trop conscience qu'elle me repousserait, que cette étreinte n'était que la folie d'une fois. Et je craignais plus que tout qu'elle me demande d'oublier. Je ne serais pas en mesure de le faire. Pas alors que je l'avais dans mes bras et que je ne voulais que ça depuis son retour. J'ignore qui de nous deux s'endormit le premier, mais je fus le premier à ouvrir les yeux. Le soleil était couché et je vis qu'il ne tarderait pas à se lever. C'est sans doute ce qui m'avait réveillé. Olivia était du genre à s'éveiller facilement aux aurores. Elle était toujours la première à arriver au labo lorsque nous menions l'enquête. La première en salle de petit-déjeuner lorsqu'une affaire nous obligeais à dormir dans un hôtel. J'avais dû la sentir bouger, prémices de son réveil prochain et j'avais ouvert les yeux en premier. J'avais besoin de la regarder, de voir que cette ride avait disparu et qu'elle ne réapparaîtrait pas tout de suite. Graver son visage reposé dans ma mémoire, pour pallier à celui tourmenté de ses réveils. Que ce laissé-aller serve plus que l'espace de quelques heures.

J'avais envie de l'embrasser à nouveau, de caresser son visage, de lui dire combien je l'aimais, toutes ses choses que je devinais m'être encore interdite lorsqu'elle était présente et éveillée. Je ne le fis donc pas, même si elle dormait encore, trop inquiet à l'idée de la réveiller et de briser trop tôt cette douce quiétude dans laquelle je me trouvais. Si inquiet à l'idée de la perdre à nouveau et pourtant si bien de l'avoir enfin trouvé, ne serait-ce que pour un moment très court, trop court. « Il faut que tu repartes parce que ta place est avec moi. », m'avait-elle dit ce soir-là, dans cet appartement que mon père m'avait fait investir dans son monde. Cette affirmation était pour moi des plus véridiques. Je n'imaginais pas ma vie sans elle. Je n'étais jamais parvenu à le faire, même à mon arrivée dans l'autre monde. Je n'avais pas songé à ça à ce moment-là. Je n'avais pas pensé à ce qu'il se passerait si je ne rentrais pas, vis-à-vis d'elle. Trop accaparé par la trahison de Walter, par la découverte de cet autre Walter qui avait été mon véritable père, je l'avais complètement oublié, jusqu'à ce que l'Olivia Dunham de l'autre monde apparaisse dans le bureau du Secrétaire de la Défense. Elle m'avait confronté au fait que mon Olivia, la belle blonde qui était ma partenaire, était elle dans son monde et que je ne la reverrais probablement jamais. Et elle m'avait manqué. Cette phrase avait fait écho en moi parce que j'avais réalisé ce manque d'elle. Et je n'en avais désormais que trop conscience chaque fois qu'elle se trouvait loin de moi. J'avais besoin d'elle, d'être avec elle. Et elle allait me repousser, dès son réveil.

Je baissais les yeux sur elle, à nouveau et me retrouva face à une paire d'émeraudes qui me fit sourire de dépits. Elle était réveillée. «
Hey », la saluais-je doucement, comme-ci cela pouvait reculer le moment où elle me dirait qu'il fallait que je m'en aille.
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Mar 23 Oct - 9:56

Olivia & Peter
« So much evil. Pretty on the outside, like poisoned candy. »

Ce n'est jamais que sur la mélodie d'un soupir étranglé de ma part qu'il nous aura joint pour de bon. Plongeant, fondant, calant nos silhouettes l'une contre l'autre pour ne former qu'un seul être destiné à bouger de concert pendant les quelques temps qui allaient suivre. Il me fallut quelques instants pour réaliser que l'homme que je tenais contre moi était Peter, le même homme qui avait fait de ma vie un élan émotionnel tel que je n'en avais jamais connu. Ce même homme que j'avais désiré sans l'avouer, que j'avais vu disparaître au gré des désidératas de son père biologique, ce même homme qui m'aura fait traversé les dimensions dans le seul espoir de pouvoir le tenir de nouveau contre moi. De l'avoir prêt de moi. De le savoir dans le même univers que moi, quitte à me dire qu'il n'avait plus du tout envie de me voir. Peter restait un rêve que je n'osais pas m'avouer, comme la quintessence d'un espoir que je ne me pensais jamais digne de mériter. Et à le savoir parti vers elle, cela ne faisait jamais que conforter mes convictions. Et pourtant... C'est Peter que mes muscles contractaient, c'étaient ses mouvements de reins que mes hanches tâchaient de suivre, mes lèvres qui coulaient sur les siennes alors que nous dansions ce rythme millénaire. Il y avait quelque chose d'intuitif à nos ébats, quelque chose de doux, mélancolique, sincère et attentionné en même temps, aussi. C'était incroyable. Nous aurions pu passer notre temps à ne prendre le sexe pour excuse et nous laisser aller à la violence et la liberté que de tels rapports permettaient parfois. Lorsque j'ai réalisé que Peter me faisait l'amour, plutôt que me considérait comme un fuck ordinaire, je manquais de pleurer et -par extension- attirer le questionnement de mon amant. Bishop. L'homme aux mille talents, qu'il m'aura fallu faire chanter pour le pousser à revenir par ici, qui aura su se frayer un chemin à travers les débris du coeur que John aura dévasté.. Peter. L'homme d'un autre monde, mais qui représentait mon univers entier. Je gravitais autour de lui et lorsque la tension soudaine de mon être laissa à supposer qu'il était temps pour moi de basculer dans l'abîme du plaisir qu'il m'était enfin donné d'expérimenter grâce à lui. Il ne tarda pas à me suivre, sombrant avec moi dans l'oubli des sens.

J'aurais pu le rejetter. Lui ordonner de se rhabiller et de partir, mais la vérité était que je me sentais trop bien dans le creux de ses bras pour oser protester d'une quelconque manière. Je ne l'avouerais jamais, bien évidemment, mais... il y avait quelque chose de rassurant à le savoir si proche, si doux, même si plutôt que coucher mon visage sur son torse je lui tournais le dos et le forçait à m'enlacer ainsi, pas totalement contre la proximité, mais reconstruisant doucement les barrières que j'avais laissé tomber le temps d'une nuit d'amour. Combien de temps aurons-nous fait vibrer l'air de nos soupirs et de nos murmures effrontés? Combien de fois me serais-je mordue la lèvre pour m'empêcher de dire à voix haute juste à quel point je pouvais aimer cet homme ? Juste à quel point il pouvait m'horripiler parfois ? Juste à quel point je m'étais dévoilée à lui ce soir, sans avoir même voulu le savoir ou réfléchis à quoi que ce soit ? La réflexion ne fut pas notre fort, certes, alors que certains détails se rappelaient à mon bon souvenir et brillaient par leur absence. Et malgré tout ça, je n'offrais jamais à Peter que mon dos à embrasser, que mes hanches à agripper et que la silhouette extérieure de mon corps à épouser de la sienne alors qu'il viendrait sans nul doute me garder contre lui malgré mes tentatives progressives à le garder loin de moi. Ou plutôt, loin de mon coeur. Parce que Peter Bishop était destiné à me faire souffrir, ou bien moi étais-je née pour ne jamais faire autre chose que le désirer à distance, cette nuit ayant offert à la fois un exutoire et des sensations sur un rêve désormais révolu. Si Peter m'imaginait en mesure de m'endormir en ayant l'esprit à ce point en feu, il se trompait bien fort. Non. Je me suis laissée aller à la berceuse qu'offrait sa respiration profonde et le rythme régulier qu'offrait sa poitrine contre mon dos. Inspire. Expire. Dans la catégorie post-coïtale, on ne pouvait pas faire meilleur calmant: la présence d'un ami, d'un amant, si proche de soi, ouvrant les portes du domaine de Morphée et garantissant un sauf conduit sans cauchemars jusqu'aux lueurs du petit matin... Hey.. La salutation était simple, presque inquiète. Je répondais par un hey qui tenait plus à un murmure étouffé, à demi-prononcé, plus facilement compris en lisant sur les lèvres qu'en écoutant véritablement le son faire écho dans la pièce. Je ne savais pas ce que je voulais. Mon corps me faisait souffrir, et en même temps la présence de Peter m'alarma de plus en plus, comme s'il n'était pas supposé être là, comme si le simple fait que je ne l'avais pas repoussé donnait raison à l'emballement de mon coeur. Au regard fuyant. Au mouvement soudain qui me propulsa debout alors que rien ne pouvait jamais vraiment m'éloigner de lui assez vite. A l'exception de ce "hey" timide, aucune parole ne fut échangée, je ne demandais pas à parler de la nuit dernière, je n'attendait pas pour entendre Peter s'inquiéter de l'état de mon dos maintenant que les hématomes avaient eu le temps de se former. Je voulais juste me retrouver seule une seconde. Réfléchir. Oublier la douleur en la remplaçant par une autre; Peter présent, cela réduisait de loin la possibilité de noyer mon ressentiment dans l'alcool. De plus, Broyles pouvait appeler à tout moment avec une nouvelle enquête, ce n'était donc pas exactement le moment de choisir la gueule de bois par delà le devoir professionnel. Lorsque je me suis levée pour me diriger vers la salle de bain, pas un seul regard fut accordé à Peter. Je continuais ma routine comme si de rien n'était, faisant fi de la présence de l'homme nu sous mes draps, tâchant de me concentrer sur son absence, et sur ce que je fais d'ordinaire lorsqu'il n'y avait pas un Adonis dans mon lit. Ainsi donc... Je ne lui laissais pas le plaisir de me voir en proie à l'émotion alors que la moindre attention de sa part me rendait plus sensible que jamais. Faisant fi de sa présence, du regard de puppy qu'il devait poser sur moi et du millier de questions qui lui passaient par la tête, j'entrais dans ma salle de bain et passais sous la douche. De l'eau brûlante, pour faire hurler mes muscles de plaisir. Mais Bishop ne semblait pas destiné à me laisser avoir ma manière de voir; il annonça que c'était Walter, et que c'était important de retourner à Harvard un petit peu, même si dans le fond cela ne changeait pas grand chose qu'il les disent ou les montre....

Peter ne tarda pas à pénétrer en trombe dans cette antre de tranquillité temporaire. Il bafouilla je ne sais trop quoi, mais j'étais déjà occupée à me remémorer la nuit passée. Un souvenir fugace, prompt à disparaître, même si je savais que je ne parviendrais jamais à oublier comment ses doigts avaient fait des merveilles sur ma chair. Agrippant son bras alors qu'il passait à proximité, je n'attendais pas de l'entendre me dire qu'il allait devoir se dépêcher pour lui sauter dessus, l'attirer à moi, le faire basculer sous la douche alors que je me faisais l'agresseur, cette fois, de notre relation. Pour toute la douceur qu'il avait démontré la nuit précédente, je jouais maintenant la carte de la force armée en le calant, bloquant sa retraite sans pour autant lui laisser le temps de reprendre ses esprits. Lorsque je l'ai possédé dans les minutes qui suivirent, cela n'avait plus rien du sentimental et du plein de sous entendus romantiques, attentionné. Non. J'avais personnellement besoin de libérer une tension qui ne cessait de croitre pour chaque regard que je croisais dans le miroir.. Spectres de ma conscience, messagers de ma désirée. Peter n'eut pas à réfléchir lorsque je me suis finalement empalée, emportant l'homme dans un tourbillon de sensations qui me fit tourner la tête au moins autant que lui maintenant que notre situation soit différente.... Peter m'appartenait. La nuit dernière, il avait posé les bases d'une reconstruction de la relation qui nous avait toujours lié, maintenant je m'occupais de graver mon nom sur ses lèvres, à son esprit, qu'il ne puisse plus l'imaginer elle sans penser à moi. L'ébat fut rapide, bordélique, possessif, mais ce n'est jamais que lorsque Peter se laissa aller que j'y vis réellement ce que j'y voulais depuis le début: la liberté de penser, l'opportunité de graver une bonne fois pour toute le souvenir d'une sensation qui n'allait certainement pas se réitérer de sitôt. Peter comprit bientôt, et participa gaiement, même s'il devait probablement avoir les pensées au même endroit que moi. Je voulais qu'il soit mien, et en même temps la peur de cette pensée allait me faire fuir dès l'instant où je quitterais l'étreinte de ses bras.....

© Chieuze

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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Mar 23 Oct - 12:35



« my cross to share »
Olivia&Peter
J'aurais pu passer ma vie dans ce lit, contre cette femme qui mettait mes sens en émoi. J'avais retraversé les mondes, quitter le mien où je ne m'étais jamais senti chez moi pour rentrer chez moi. Pas dans ce monde, pas forcément dans ce monde, mais auprès d'elle, mon monde. J'aurais choisi n'importe lequel de ses mondes pourvu qu'Olivia - cette Olivia que je tenais dans mes bras, que j'avais aimé plus que jamais auparavant l'espace d'une étreinte passionnée et torturée - soit présente. Ma place était là, auprès d'elle. Nulle part ailleurs. Mon « hey », emprunt d'un tas d'émotions, en fut des plus sincères. C'était notre code, notre « Salut, ça va ? Moi ça va bien. Tu n'imagines pas comme je suis content de te voir ici, près de moi. », à nous. C'était notre code, plus que sincère la plupart du temps. Mais sa réponse étranglée me prouva qu'elle n'était pas totalement honnête elle. Que tout n'allait pas à merveille. Le fait qu'elle quitte subitement le lit sans un mot de plus me conforta dans cette idée.

Je la vis se diriger vers la salle de bain, prenant le temps d'admirer son verso ainsi dévoilé à mon regard azur, arrêtant bien vite de fantasmer pour mépriser à raison les hématomes qui avaient pris forme sur ses épaules à mesure que les heures avaient défilés. Je détestais la voir blessée. Je détestais voir son corps déformé, mutilé par le travail. C'était quelque-chose qui me rendait fou. La voir être entièrement elle-même, au mépris de sa santé, au mépris de son bien-être. Olivia Dunham n'était jamais plus elle-même que lorsqu'elle affrontait les injustices de ce monde, mais ce elle-même était bien trop dangereux pour elle. J'aurais aimé être capable, avoir la force nécessaire sur elle, pour la garder dans ce lit à jamais, loin du mal de ce monde, loin des folies des expériences des savants fous d'aujourd'hui, loin des risques de danger, de souffrance, même si j'étais probablement l'une des plus grosses raisons de ses souffrances.

La porte de la salle de bain se referma, m'arrachant à mes pensées... du moins mes pensées protectrices. Cette porte cachant à ma vue la plus belle des choses de l'univers, des deux univers réunis, n'éteignit pas mes pensées plus que lubriques, bien au contraire. Tant de choses se passaient dans une salle de bain qui pouvait avoir le don de réveiller mes instincts primaires, pas encore totalement apaisés. Rien que les imaginer suffisait à accentuer la réaction matinale du corps d'homme, m'intimant à grogner ma frustration et à m'enguirlander en silence pour mon manque de self-control. La sonnerie de mon téléphone coupa mes remontrances mentales, m'obligeant à sortir de mes idées pour me re-concentrer sur ce qu'il se passait à l'extérieur de l'appartement d'Olivia. Sans sortir du lit, je me penchais en dehors pour retrouver mon pantalon, y extirper mon téléphone et répondre à Walter. Voir son nom s'afficher eut au moins le mérite de calmer mes ardeurs pour de bon, faisant retomber la tension qui m'avait poussé pendant quelques minutes à songer rejoindre la blonde sous sa douche. «
Oui Walter, merci, je sais qui tu es... », dis-je en levant les yeux au ciel alors que mon père me rappelait qui il était. « Il y a un problème avec les analyses d'Olivia ? », lui demandais-je immédiatement, inquiet de son appel si matinal. Il me répondit que non, mais qu'il voulait quand même me les montrer ainsi que les résultats des analyses qu'il avait faites sur la scène de crimes que représentait l'accident d'Olivia. « D'accord j'arrive au plus vite. Tu veux qu'elle vienne ? » Je raccrochais après la réponse de mon père, puis me levait à mon tour du lit, allant taper à la porte de la salle de bain. « Olivia, Walter vient d'appeler. Il faut que je retourne à Harvard au plus vite. » Douce et merveilleuse excuse que celle d'un scientifique en besoin urgent d'attention pour exposer ses théories et ses trouvailles. Doux demi-mensonges qui me permit d'entrer dans la salle sans plus attendre d'approbation. « Je... je dois vraiment prendre une douche... avant d'y aller. », bafouillais-je, peu rassuré à l'idée de lui imposer de partager un jet d'eau qui nous contraindrait à être dans une situation plus délicate que ce qu'elle semblait prête à accepter depuis notre étreinte.

Sans que je n'eus le temps d'argumenter plus ou de réagir, elle agrippa mon bras et m'entraîna sous le jet d'eau, sautant littéralement sur moi, m'attaquant férocement de sa bouche, me plaquant violemment contre le mur. Même si je l'avais voulu, je n'aurais pu me défaire de son étreinte, ses ongles s'accrochant à mes épaules, m'arrachant un gémissement de surprise et de plaisir, alors que mon corps s'éveillait immédiatement contre le bas ventre de celle qui faisait vibrer mes rêves. Mes mains retrouvèrent naturellement le chemin de ses hanches, ma bouche subit - otages docile de volontaire - les assauts répétés et furieux de la lionne qui s'était trop longtemps tut. A la différence de notre ébats de cette nuit, doux, chargés de douleur, de volonté d'effacer les blessures, ce coït-là était bestial, sauvage, chargé de désir et de douleur qui ne demandait qu'à s'exprimer. Il ne voulait pas effacer le mal, il voulait le catalyser, l'expulser par le mal, la souffrance et le plaisir sauvage et impropre. Pas d'amour, du moins pas vraiment d'amour dans le sens de la douceur, juste du plaisir. Vider la souffrance et la douleur, vider son sac de manière brutale, sans charme, sans précaution, mais pas sans âme. C'était le mal qui faisait du bien et mes gémissements sous sa violence le prouvait. Alors qu'elle m'implantait en elle sans ménagement, je me rendis compte que ce n'était plus moi qui la possédait, mais elle qui me faisait sien tout entier, sans me laisser la moindre place, le moindre champs d'action. Son corps se fondit sur moi pour mieux me maîtriser, prisonnier de ses instincts, de sa volonté et de son envie de me blesser. Me torturer de son triangle d'or possessif à mon intimité soumise.

Je me réveillais finalement, alors qu'elle me maîtrisait complètement de son corps agrippé au mien, qu'elle plantait ses ongles plus profondément dans ma chair, mordait mes lèvres sans ménagement, quittant ma torpeur d'otages sans réactions pour me retourner, la plaquant à son tour contre le mur, m'enfonçant plus profondément d'un coup de hanche dans cet ébat sans égal. La saveur n'était pas la même, mais elle était tellement plus puissante, débordante, à la fois inconfortable et terriblement agréable. Je me surpris à anticiper sans mal ses besoins, ses envies. Quittant ses lèvres pour mordre sa chair, y laisser à son tour ma marque. Dévorer son épaule de ma bouche, alors que ses cuisses devenaient la possession entière et soumise de mes mains fiévreuses. C'était à mon tour de contrôler la danse de nos hanches, pourtant, même ainsi, bien que semblant en position de force, je n'étais rien de plus que le prolongement de sa volonté. Même si je me fis sourd à ses gémissements de plaisir, à ses protestations muettes ou exprimées. Elle n'était plus mienne, j'étais à elle, uniquement à elle. Je l'avais toujours été en un sens, mais je n'avais jamais été autant en mesure de le lui prouver, de me le prouver aussi.

Je fondis littéralement, les membres tremblants, le regard perdu, alors que je cherchais sur son visage la raison de ça, la suite qu'elle y donnerait. Je devinais, sans mal, qu'elle allait me repousser aussi violemment. Ce besoin primaire de me posséder, cet empressement à faire de moi sa chose, ne pouvait qu'être le signe qu'elle me repousserait avec le même empressement, le même besoin fondamental. Faire tomber les barrières aussi brutalement imposait une restructuration tout aussi brutale. Soupirant comme si j'avais couru jusqu'à ne plus pouvoir faire un pas, je restais contre elle, la gardant prisonnière de mes bras, mes avant-bras touchant ses épaules, ses seins contre mon torse, ses hanches contre mes cuisses, mes jambes emmêlées aux siennes, mon visage dans son cou, ma langue sur sa peau. Je ne voulais pas reprendre ma respiration, même si elle s'apaisait lentement. Je savais qu'à la seconde où nous retrouverions notre souffle, elle me repousserait, s'arracherait à mes bras pour n'y laisser qu'un vide dans âme, sans douleur saine. Elle fuirait et je ne pourrais plus la garder, la posséder, la subir. Je n'aurais plus que le souvenir. Le souvenir brûlant de sa peau, de sa bouche, de sa possession. Je la sentais sur moi, autant que contre moi, marqué par son corps, tatouage indélébile et invisible de sa souffrance et de sa violence, de son amour aussi, même s'il était difficile à repérer parmi toutes les émotions qu'elle avait transmise dans sa volonté farouche d'effacer cette autre dont j'avais oublié les gestes. Elle avait réussi son coup, elle fuirait maintenant.

M'arracher à elle me fut difficile, cela me prit plusieurs minutes. Mais il le fallait. Il fallait que je me re-concentre, que j'efface ce qu'elle avait provoqué, au moins pour me permettre de survivre jusqu'à ce soir. Si elle s'effaçait maintenant, si elle me quittait ici en me demandant de faire comme si, elle m'achèverait, me briserait pour de bon, me laissant en morceaux impossibles à recoller sur le par terre de sa douche, incapable de bouger, de repartir et de prétendre que ma vie avait encore un sens. Il fallait que je la conserve à mes yeux, au moins le temps de faire le tri, de penser à la possibilité de faire comme si. Que je mette ce que nous avions vécu dans la case rêve nécessaire. «
Je dois vraiment prendre cette douche », dis-je d'une voix sans émotion, l'attrapant par la taille pour la coincer entre le mur et moi sous le jet. Plantant mon regard dans le sien, j'espérais lui intimer le silence, au moins le temps que dura ma douche qui fut on ne peut plus rapide. Trois minutes, c'est ce que je mis pour me savonner, me rincer et m'écarter du jet pour la mettre elle en-dessous. Là uniquement, je me permis de cligner des yeux, de quitter son regard pour autre chose que pour le besoin de me laver, je lui permis de revivre et de dire ce qu'elle avait à dire... de me briser...
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MessageSujet: Re: PV ♦ my so-called strife (ft. Peter) Mer 24 Oct - 8:07

Olivia & Peter
« I try to tell you no but my body keeps on telling you yes. »

Peter n'aura jamais eu le loisir de me voir pleurer, de voir couler les traîtresses s'échappant de mes yeux avant de mourir dans le flot continu de la douche qui coulait toujours sur nous. Je n'étais même pas sûre de savoir ce qui me prenait. Pourquoi le fait de le ressentir si proche me contentait au moins autant que cela me désolait... Pourquoi j'imaginais cette étreinte comme étant la dernière d'une série qui n'aura duré que trop peu de temps. Pleurais-je parce que je n'étais pas encore prête à l'accueillir à nouveau pleinement dans ma vie, ou bien me montrais-je sensible à tout autre chose ? Pourquoi mon coeur gonflait-il d'amour pour cet homme impossible avant de me laisser avec l'impression qu'il explosait en morceaux ? Ce que je nous faisais vivre en ce moment précis n'était pas de l'amour. C'était de la possession pure et simple. Imprimer en moi la proximité de Peter pendant que je le lui permet toujours, pour mieux pouvoir vivre du souvenir de cette nuit en rebâtissant malgré tout les remparts destinés à me protéger de lui. Parce que tout n'était pas arrangé. Il allait falloir prendre sur moi pour accepter tout ce qui nous était arrivé ces derniers mois, que nous parlions de lui et elle ou bien même de moi, tout simplement. Je ne pouvais pas faire comme si, m'imaginer que c'était du gateau et que je n'étais pas ressortie transformée de cette expérience. Peut-être gardais-je quelque chose d'elle chez moi, quelque chose qui le retiendrais vers moi, mes craintes parlant dans une fougue que je ne me reconnaissais que peu. Astrid avait beau assurer, Peter avait beau jurer, je ne pouvais m'empêcher d'être incertaine quant à ce qu'il avait pu voir chez elle qui le bernait assez, l'envoûtait assez pour le faire tomber dans le panneau.

Je tremblais toujours du contrecoup de l'orgasme que je venais d'avoir, les jambes flageolantes et mon bras posé autour du cou de Peter comme s'il pouvait m'octroyer le moindre appui me permettant de rester debout. Violent. Sincère dans sa brutalité. Je l'avais pris comme s'il n'y allait pas y avoir de lendemain et que le garder en moi était le seul luxe que je désirais m'octroyer pour mes dernières heures. Ma colère s'était un peu exprimée, autant vis à vis de lui que vis à vis de moi. Prendre Walter comme excuse pour s'incruster près de moi n'était qu'une raison comme une autre... La nuit avait été synonyme d'apprivoisement, Peter retrouvant une infime grâce à mes yeux par le biais de la relâche physique que permettait un tel rapport. Moi, ici, sous la douche et l'empêchant le moindre mouvement qui ne fut pas engagé ou approuvé par mes soins, je me contentais d'asseoir ma puissance. Peter s'était occupé à lisser mes plumes, à me rendre ma superbe, je me contentais de lui rappeler que je n'étais pas une femme faible et que je pouvais avoir ce que je veux quand je le voulais.... Même si pour l'instant, l’épitomé de ce désir avait pris la forme physique d'un certain Bishop et je ne me faisais pas attendre pour clamer mon prix. Nos corps fusèrent de manière harmonieuse et Peter suivit plus qu'il ne guida nos va et vient furieux; il y avait un savoir, là dessous, qui mourrait d'envie de s'exprimer mais qui restait à jamais étouffé entre un étranglement et un soupir de souffrance. La douleur. Le plaisir. Vient certains moments où l'un et l'autre ne voulaient jamais dire que la même chose. Et puis lorsque vint la délivrance, je ne pouvais jamais que marquer Peter de mes ongles, m'agripant à lui comme si ça allait assurer qu'il me suive par delà l'abysse. Pantelante, je serrais ma prise lorsque je devinais soudainement le désir de Peter à partir... Je dois vraiment prendre cette douche... Comme s'il avait de quoi justifier sa présence autrement que pour l'envie d'être sous l'eau, parce que Walter l'appelle à Harvard. Je ne posais pas les yeux sur lui alors qu'il se hâtait à se laver. Je gardais avec entêtement le regard rivé sur un point précis de ma salle de bain, mon esprit se promenant au gré de mes questions intérieures, refusant d'accorder à Peter la moindre minute d'une attention qui pouvait me faire basculer dans l'indécence une nouvelle fois. Je voulais... non, j'avais besoin de m'éclaircir les idées et le savoir là, nu, proche, volontaire même n'était pas pour aider à garder la tête froide. Ce n'est que lorsque ses bras me capturèrent à nouveau que je réagis d'un sursaut léger, surprise, alors qu'il m'attirait sous la chaleur du faisceau d'eau. Il ne me lâchait pas des yeux, admirant ma silhouette ridicule éclaboussée par le liquide qui me coulait dans le dos, son attention me rendant bientôt très consciente de sa présence et du fait que je me retrouvais nue devant lui. Nous avions beau avoir passé la nuit ensemble, tout ceci restait encore relativement neuf pour nous deux, surtout pour moi, et je ne pouvais retenir l'élan de gêne et de timidité qui s'empara de moi alors que je rougissais malheureusement sous son inspection. J'espère que Walter n'espérait pas me voir... Je n'avais pas la moindre envie de me rendre à Harvard et Peter allait devoir savoir qu'il ne parviendrait pas à m'en faire démordre. Il était inutile à mes yeux d'avoir Walter être témoin de l'arrivée simultanée de son fils et de l'agent qui servait de tête de turc ces jours-ci, avant de trouver à faire un commentaire quelconque sur le fait qu'il pouvait probablement ressentir la tension sexuelle planant dans l'air. Je marmonnais ces paroles, sèches, déterminées, échappant la douche pour lui passer devant sans plus d'attention. Je m'étais laissée aller à permettre à Peter de m'approcher alors que je pensais toujours mes plaies. Alors que la blessure émotionnelle restaient vive. Je ne mis pas bien longtemps à agripper une robe de bain et à m'envelopper dedans, dissimulant ma silhouette au regard scrutin de Peter comme si cela pouvait représenter une métaphore de plus: nous n'étions pas au point de nous balader nu partout, et là encore, je restais persuadée qu'il s'agissait de préférence du domaine de Walter. Je vais t'appeler un taxi... L'instant qui suivit, j'étais hors de la pièce sans même avoir profité de la douche telle que j'étais supposée dès le départ. Appelant la compagnie de taxi, je faisais ainsi comprendre à Peter plusieurs choses: je n'allais pas me rendre à Harvard aujourd'hui. Je n'allais pas l'y déposer. Seigneur, je n'étais même pas sûre de vouloir aller rendre mon rapport à Broyles, envisageant sérieusement et pour la première fois de ma carrière faire l'école buissonnière et éviter de près ou de loin tout ce qui viendrait à me rappeler Peter. Un sourire fugace, timide, léger, incertain gracia mon visage alors que je tournais définitivement le dos à Peter, reprenant mes distances comme j'avais pu rebâtir mes défenses. L'homme était dangereux, tentateur, et je n'étais pas encore prête à quoi que ce soit. Mais je ne me sentais plus d'humeur à être méchante gratuitement, même si je ne doutais pas que mon silence et mon attitude devait s'avérer au moins aussi blessant à ses yeux. Dans mon regard, je le suppliais de comprendre, je priais des dieux qui n'existaient pas qu'il vienne à réaliser que je refermais la porte mais que je n'en jetais pas la clé. La distance m'était nécessaire et j'espérais qu'il me connaisse assez pour en être conscient. Je ne disais pas regretter notre nuit, je ne complimentais pas nos prouesses non plus. Le coeur d'une femme est un océan de secrets et Peter viendrait à se noyer dans le mien si seulement je lui accordais le luxe d'y plonger un instant. Je pense que je vais pouvoir me débrouiller sans toi à partir de maintenant, tu peux partir tranquille. Ce n'est qu'en réécoutant mes dires prononcés à voix basse dans ma tête que j'eus l'impression d'avoir prononcé des mots destinés à lui faire comprendre que Peter n'était qu'un outil pour moi. Pour une délivrance physique, un support moral. Peut-être n'était-ce pas plus mal qu'il y croie, même si je restais persuadée qu'il pouvait aisément lire la vérité dans mes yeux, quoi que je dise: je l'aimais. Ce que j'avais dit dans le living room de l'appartement il y a quelques mois valait toujours et, sachant que le malentendu ne serait pas mal interprété par l'homme, je me permettais une seule requête. Une unique demande... Qu'il le voie et le comprenne. Qu'il patiente et m'attende. Je l'aimais et c'était cette affection qui compliquait tout... Ce sentiment qui rendait le tout si douloureux. Malgré la trahison et la souffrance, il y avait cette sensation qui brûlait derrière tout, juste pour lui. Et je lui demandais d'être patient pour tout ça...

Pour moi.

S'il était sincère et ne mentait pas...

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PV ♦ my so-called strife (ft. Peter)

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